Un besoin d'exprimer ce qui se passe en moi.
De mettre des mots sur mes émotions, mes sentiments...
Apprendre à mieux me connaître,
Et surtout continuer à évoluer ...
Tout simplement !
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Voilà une semaine que D. ne m'a pas appelé et que nous ne nous sommes pas vus. La dernière fois que nous nous sommes eu il me parlait encore de cette situation difficile qu'il vit en ce moment sur le plan professionnel. Je l'écoutais et je le plaignais sincèrement. Accusant ses supérieurs hiérarchique d'agir aussi injustement envers lui. Et puis, brusquement, sans transition, il me dit : "J'ai décidé d'arrêter pour nous, ça fait presque six mois entre nous... J'ai l'impression que tu te fous de moi... Après faut pas s'étonner lorsqu'il y a des hommes qui font souffrir les femmes...»
Avant même que je n'eu le temps de réagir il avait raccroché. Il m'avait parlé sur un ton calme, un peu lasse mais déterminé. J'ai bien compris que sa décision était prise. J'aurai pu le rappeler, le supplier de nous donner une chance... Mais je n'en ai rien fait. Je ne m'explique pas pourquoi, je ne suis pas prête à faire évoluer la relation entre nous. Je ne peux que lui proposer exactement ce que je lui ai proposé jusqu'à maintenant, c'est-à-dire rien.
Je sais qu'il attend de moi une explication logique et sensée. Alors qu'il n'y en a pas. Je ne peux même pas prendre pour prétexte qu'il ne me correspond pas vraiment, que nous n'avons pas les mêmes objectifs : je ne peux pas affirmer que lui n'est là que pour le sexe et que moi je recherche une véritable relation stable et équilibrée, je ne peux pas dire non plus que je suis amoureuse de Nck ; je ne peux rien évoquer de tout ceci car au fond de moi je sens que telles ne sont pas les véritables raisons.
Je sais aussi que s'il est resté si longtemps à me faire la
cours c'est que Monsieur n'aime pas perdre, il pensait que ses efforts auraient
payés tôt ou tard. Mais jusqu'à la fin, il a été confronté à ma nonchalance, à
mon indécision, à ma perversité.
J'aurai pu le rappeler pour lui donner l'illusion que malgré ces eaux troubles dans lesquelles il a évolué ces derniers mois je mourrais d'envie réellement de faire l'amour avec lui et d'être en relation avec lui. Il aurait pu partir fier et avoir l'illusion d'avoir mené le jeu. Là, je sais qu'il doit bouillir de colère.
Toutefois, je vais qu'en même l'appeler pour m'excuser. Pour qu'il comprenne bien qu'il n'a pas été fautif. Disons plutôt que sa responsabilité a été de ne pas avoir pris plus tôt la décision de partir et aussi de s'être imaginé qu'il arrivait en terrain conquis...
J'avoue que depuis, je ressens un certain vide, une forme de manque. Mais pour être sincère, je ne sais pas si cet état est lié à mes éventuels sentiments amoureux pour lui ou au fait que j'avais pris l'habitude de sa présence dans ma vie...
Publié par Katchopine à 15:20:38 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (4) | Permaliens
D. avance tel un funambule sur le fil de mes hésitations. Il aurait pu décider de tout arrêter, parfois il baisse les bras d'autres fois il est vindicatif, blessant, insolent dans ses propos... pour finalement toujours revenir la bouche en cœur.
Si je pouvais déterminer clairement ce que pense ma tête, quel est le message de mon corps et ce que mon cœur me dicte, certainement, ma vie aurait été fort différente en ce moment. Mais je suis dans un véritable flou. La situation ne m'angoisse pas. Au contraire, j'avoue que j'en tire un certain plaisir.
Quand nous nous sommes connus D.
et moi je ne lui ai pas caché qu'il me plaisait. Il est donc arrivé un peu
comme un conquérant, le torse bombé, le membre érigé, sûr de lui, certain que je ne saurai lui
résister. C'est un homme qui est habitué à ce qu'on ne lui résiste pas...
Moi-même, j'avoue que mon corps fond devant cet homme aux muscles si bien
dessinés (même s'il a un peu de ventre - sourire), ses effleurements
(caresses ?) ont le pouvoir de me remplir de frissons....
Si j'écoutais mon corps il m'aurait dit :
fonce ! Je donnerai tout l'or du monde pour connaître l'extase dans ses
bras, sentir son corps de mâle dans l'ardeur d'une étreinte passionnée !
Il me fait rire aux éclats, nous avons des points en commun : nous nous intéressons tous les deux au feng-shui, nous avons tous les deux une démarche spirituelle, nous aimons les balades dans la nature et nous ressourcer face à la mer. C'est un homme plaisant dans sa conversation et aussi cultivé, alors ma tête me dit : Oui, fonce vas-y je sais que je ne m'ennuyerais pas avec lui aussi longue que sera la route, il est suffisamment fin et intelligent pour retenir mon attention....
Et mon cœur ? que revendique
mon cœur ?
Mon cœur est séduit par
cet homme
qui m'appelle tous les jours, par ses petites attentions qui me
touchent. De plus, ce temps que nous prenons, au grand désespoir de D., permet à mon cœur d'être rassuré et de s'ouvrir doucement....
Sans le
vouloir il se met à projeter un avenir radieux, qui serait sur le même
rythme
que ce présent.... Pourtant, mon cœur me
dit de ne pas oublier qu'il est encore parfois effrayé par certaines
des
manières de D... Mon cœur me rappelle qu'il a souvent serré des
fantômes pensant
étreindre l'amour, qu'il est ressorti
souvent meurtri et anéanti dans des relations qu'on appelle
amoureuse.... Frileux, mon cœur et moi, restons assis
devant le seuil n'osant faire ce pas de plus.... c'est alors qu'une
voix
m'interpelle : elle semble venir de mon cœur... Cette voix me dit que
c'est
mon Ego blessé qui est assis à côté de moi devant le seuil... Dans
mon cœur
n'existe que l'Amour. Et là où il y a de la peur l'amour ne peut
s'épanouir....
Mon âme me clame que les âmes sœurs existent. Pourtant, elle me précise que les âmes sœurs ne sont pas celles qu'on croit. Elle nous font évoluer mais pas nécessairement dans la douceur... En même temps, elle m'affirme que je pourrais grandir auprès de n'importe quelle autre âme l'essentiel est de comprendre la leçon dont l'autre n'est que messager. Mon âme me dit aussi que nous venons tous de la même Source et c'est un leurre de croire que mon Bonheur naîtrait dans le choix de telle ou telle âme. Ce genre de conviction n'est l'affaire que de l'Ego....
Et mon Ego où en est-il ?
Il a peur de souffrir à nouveau.
Il me dit que nous sommes mieux tous les deux ainsi à snober tous les autres.
Il me dit que l'amour n'existe pas et me demande combien de fois me
faudra-t-il, tomber encore combien de fois, pour le comprendre ? Il me dit
de ne pas faire confiance aux hommes de
garder mon cœur fermé, anesthésié. Et surtout il me dit... J'ai même honte de
l'avouer... il me dit regarde comment D. se met à genou devant toi, regarde
comment il courbe l'échine !
N'est-ce pas une victoire, que dis-je une jouissance en soi de voir cet
homme si convoité vivre au rythme des battements de tes cils ?! Regarde le
ramper à tes pieds ! Il est un jouet entre tes mains, il est ton
esclave, ton soumis... Lui si fort, si
beau tu le domines de toute ta magnificence ! Et là, mon Ego éclate d'un
lourd rire machiavélique...
N'est-ce pas là le secret du
Bonheur ? Conclut-il
Je rougis.... Je détourne les yeux car de toutes ces voix qui résonnent en moi, celle que j'écoute en ce moment c'est celle...
de mon Ego...
Publié par Katchopine à 14:12:59 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (5) | Permaliens
D. n'a pas le moral.
Il traverse une phase un peu difficile dans sa vie professionnelle. Son entreprise est en pleine restructuration avec de lourdes conséquences pour plusieurs employés. Depuis quelques semaines il me parle de ces changements et ce qu'il en advient de lui. Je n'avais pas remarqué que cet état le mimait autant. Comme toujours, lorsqu'il me parle il m'évoque des faits. Il ne me parle jamais de son ressenti par rapport à ces faits comme s'il était le spectateur détaché d'une scène. Du coup, moi même j'occulte qu'il puisse éprouver quoi que ce soit. Et là, quand je lui ai demandé un peu machinalement comment il allait, il m'a répondu : « Je suis d'humeur morose..... »... J'en ai été étonnée. Lui si fort, lui qui aime comparer sa force à celle de David dans David et Goliath, lui qui aime dire qu'il n'a pas peur des géants, il pouvait aussi avoir des moments de faiblesses et surtout le reconnaître... Belle révélation ! Quoique, il n'a jamais été dit que David n'éprouvait pas une certaine peur face à Goliath... Même s'il était conscient d'être sous la protection de Dieu.
En même temps, je n'ai pu m'empêcher de penser que je fais partie des personnes avec qui D. est le plus en relation en ce moment et au lieu de lui apporter un peu de sérénité je contribue certainement à ce qu'il se sente moins bien. Cette valse d'hésitations est certainement moins agréable à vivre qu'un simple oui ou qu'un simple non....
Je
me suis même mise à rêver de pouvoir être celle qui saurait
l'accompagner et le soutenir durant cette période de sa vie. Celle qui,
comme un ange gardien, lui apporterait chaque jour une raison de plus
pour continuer le combat et garder une totale confiance dans cette
avenir incertain... Ah la la, s'il savait !
Pourtant, je suis présente certes, mais je ne lui tends pas vraiment la main. Je ne lui propose pas de venir contre mon épaule se ressourcer et prendre un peu de force. Il doit bien sentir qu'il ne peut pas compter sur moi, que nos rapports sont bien superficiels finalement...
Alors que non, tel n'est pas vraiment le cas. Mais me rapprocher de
lui, ne serait-ce pas augmenter l'ambiguïté entre nous ?
Publié par Katchopine à 15:21:35 dans Douces paroles | Commentaires (3) | Permaliens
« Tu es même plus jolie sur la photo... »
Je venais de faire des photos d'identité et plutôt fière du résultat je les montrais à ma grand-mère. Elle chaussa ses lunettes... regarda au début en silence. Moi, aussi j'observais les photos et je me souvenais d'un coup qu'elle n'aimait pas trop cette façon que j'avais de me coiffer.... Je lui fis donc la remarque : « Peut-être ne vas-tu pas aimer la coiffure ? »
- Oh non non, je trouve que tu es vraiment bien ainsi.... D'ailleurs, je trouve que tu es même plus jolie sur la photo qu'en réalité !
Je suis restée sidérée entre l'hésitation de lui dire merci, car c'était véritablement un compliment, et celui de lui faire remarquer qu'il valait mieux être plus jolie en réalité qu'en photo ! Mais je n'ai rien dit, j'ai juste souri. C'était dit avec tellement d'amour et certainement avec tellement le désir de me dire quelque chose de gentil que je ne pouvais même pas me sentir vexée.
Publié par Katchopine à 15:04:42 dans Douces paroles | Commentaires (1) | Permaliens
J'aurai voulu éprouver de la
tristesse, mieux éprouver de la colère contre Nck, contre la non-relation qui
s'installe petit-à-petit, tout doucement
entre nous. Mais non, je n'éprouve rien. Pas le plus petit pincement au cœur,
pas la plus petite rage de vouloir sauver ce que je nomme dans le secret de mon cœur le
"Grand Amour de ma vie". Non, rien, à part cette douce indifférence qui m'envahit
face à cette situation.
Je ne dis pas que je n'aime plus Nck. Mes sentiments pour lui restent toujours aussi forts. Simplement, sans le vouloir, sans me l'expliquer je me détache de lui.
Est-ce de la résignation ? Du lâcher-prise ? Pour l'instant je ne sais pas exactement, je n'arrive pas à déterminer, à définir clairement...
Je devrais m'en réjouir de ne pas passer par les affres de la souffrance... Mais ce n'est même pas le cas...
Arg.... J'y comprends plus rien !
Publié par Katchopine à 14:07:57 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (3) | Permaliens
Ce que vous Dîtes