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COMME UNE ADO A SES PREMIERS EMOIS !!! | 11 novembre 2007

Un cadeau.. Je viens de recevoir le plus merveilleux des cadeaux : L'AMOUR !

Il y a plusieurs mois, c'était au mois de février, je rencontrais R. ce fût une rencontre splendide... J'étais dans le spleen et il a réussi à me faire rire. Tout de suite, je le trouvais réellement merveilleux. Il avait une douceur en lui, j'aimais sa conversation c'était un homme jovial, intelligent et très spirituel aussi. J'aimais le timbre de sa voix, les accents de gaieté qui teintaient chacune de ses paroles. Nous avons dîné ensemble en toute amitié dans un petit restaurant. J'en garde un excellent souvenir. Nous ne pouvions nier, ni l'un ni l'autre, cette magie qui nous enveloppait, ce charme qui nous unissait.

MAIS...

Ce n'était pas le bon moment pour que nous nous rencontrions. Alors, nous ne nous sommes pas revu.

En effet, à cette époque, j'étais dans un début de relation qui devait s'avérer être très intense mais surtout très fugace. Et lui, il venait de se fiancer. J'avais d'autant plus été sensible à sa compagnie qu'il ne m'avait fait strictement aucune avance. Il s'était montré très correct, très courtois, très gentleman. Au vu de nos situations respectives j'avais apprécié sa retenu. Nous avions échangé juste quelques messages SMS le soir même dans lesquels nous nous disions le bonheur que nous avions eu d'avoir passé ce moment agréable ensemble. C'était des messages gentils sans aucun sous-entendu.

Et puis, plus rien. Le silence.

Pourtant, une pensée, comme un regret, me titiller : Quel dommage que les choses soient ainsi... Je voudrais tant être avec un homme comme lui !

Les mois ont passés, nous n'étions plus en contact. Septembre arriva. Je le croisais par hasard sur MSN. C'est tout naturellement que je lui demandais comment s'était passé son mariage. Il me répondit que les fiançailles avaient été rompues et le mariage annulé. Et fort heureusement, car selon lui, il aurait été bien malheureux dans cette union. Ce jour-là, je ne faisais que passer en coup de vent sur MSN, prise par le temps, j'abrégeais la discussion. Une question, un espoir traversa mon esprit... Et si... Et si j'avais mes chances ? Mais l'instant d'après, je soupirais défaitiste, certainement est-il déjà avec quelqu'un d'autre... Un homme comme lui ne peut rester célibataire bien longtemps. Un homme si beau avec tant de qualités devait être certainement très convoité...

Les semaines passèrent... Novembre arriva.

Ce jeudi 8 novembre, nous nous sommes trouvés à nouveau connectés en même temps sur MSN.

J'étais au travail et lui aussi. Nous jonglions entre nos impératifs et notre dialogue.

Au début, notre conversation était sur un ton badin. Là, je compris qu'il s'imaginait que j'étais déjà avec quelqu'un. Je m'empressais de rectifier cette méprise. Je crois, que c'est à ce moment précis que cet échange a pris une autre tournure. C'était comme si je lui avais tendu une clef. Je sentis une douce émotion, étrange, incontrôlable, m'envahir. Il commença par me demander quelles avaient été mes impressions de notre fameuse rencontre. Je lui répondis que cette rencontre m'avait enchanté. Je m'étais sentie à l'aise en sa compagnie, que j'avais aimé nos rires, notre joie, notre connivence. Lui, avait ressenti la même chose que moi et il rajouta qu'il avait particulièrement apprécié ma simplicité et ma douceur.

Les mots fusaient, les compliments aussi, les aveux à moitié dévoilés se multipliaient. C'est lui le premier qui se lâcha en me confiant : « quand nous nous sommes séparé ce soir là j'ai eu envie de te déclarer ma flamme... mais j'ai préféré me taire... j'avais envie de te serrer très fort dans mes bras... » Au lieu de cela, nous nous sommes serré simplement la main en guise de salutations...

Nos sentiments été d'une telle réciprocité que s'en étaient troublants. Je n'étais plus qu'une boule d'émotion, je me sentais comme dans du coton, je n'entendais plus rien, je ne comprenais plus rien. J'étais incapable d'aligner deux mots intelligibles lorsqu'un quidam me demandais un conseil, un renseignement ou m'adressait la parole, je restais bouche bée le regard perdu dans le vide. Mon cœur battait à tout rompre, sourdement. J'étais vraiment dans un drôle d'état. Tout mon être ne faisait plus qu'un avec cette émotion. Il en était de même pour lui.

Je n'osais croire ce qui m'arrivait. Jusqu'à maintenant j'ai du mal à y croire d'ailleurs... Ce bonheur dont j'avais rêvé m'était accordé. Cet homme qui était à mes yeux l'homme idéal à l'époque ; aujourd'hui, se propose d'être mon Prince Charmant. Je suis sur un petit nuage.

Depuis, nous nous appelons tous les jours. Nous restons des heures au téléphone. Il me parle de lui, je lui parle de moi.

Aujourd'hui est le grand jour, nous allons nous revoir. Après neuf mois d'absence et de silence tous les espoirs les plus fous me sont permis. J'en suis émue, toute retournée. Je ressens un mélange de joie manifeste, d'impatience mais aussi une vague peur.

Mon démon intérieur essaye de me faire douter mais au fond de moi j'ai une totale confiance...

Nous allons reparler de vive voix de notre désir d'être ensemble.

Après neuf mois, l'attraction qui était entre nous sera-t-elle toujours la même ?

Pff ! Je suis dans tous mes états, j'ai l'impression d'être comme une ado à ses premiers émois...

Publié par Katchopine à 14:02:04 dans Douces paroles | Commentaires (4) |

UN CADEAU VENU DU CIEL | 10 novembre 2007

Comment après avoir touché si profondément la noirceur de mon âme, maintenant je vois le plus resplendissant des soleils brillait pour moi !

Comment après avoir flirté avec les démons du bas étage me voilà au plus haut des cieux...

Comment après avoir fait vivre et nourri avec tant de désinvolture le côté le plus sombre de mon être, mon cœur s'ouvre pour exprimer et accueillir la joie...

Je flotte sur un nuage

Le réel se confond avec le rêve

Je suis troublée

Je suis amoureuse

Mes mots sont-ils hâtifs ?

Je sais pas... Je sais pas comment décrire cet état dans lequel je suis si ce n'est par cette simple exclamation : Je suis amoureuse !

JE SUIS AMOUREUSE

Bientôt je viens vous en dire plus...

Publié par Katchopine à 14:34:51 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (9) |

VIRTUAL ATTITUDE (deuxième partie) | 09 novembre 2007

Je continuais à aller sur le chat en dépit des remarques désobligeantes de Monsieur Le Monstre (brrr !). Et c'est là que, par le PLUS GRAND DES HASARDS, je rencontrais une fille que j'appellerais ici Illusion. Elle était sympa mais un peu ambiguë. J'en parlais avec Monsieur Le Monstre (brrr !). Il me répondit : "Tu sais, si tu es bi et que tu décides d'avoir une relation virtuelle ou autre avec Illusion ça me dérange pas" ... Le soir suivant, quand je me suis reconnectée, Illusion est venue me dire que, par le PLUS GRAND DES HASARDS, elle avait rencontré sur le chat Monsieur Le Monstre (brrr !) et qu'ils avaient sympathisé. Elle trouvait qu'il était vraiment un homme très agréable et merveilleux, contrairement à tous mes autres amis virtuels présents sur ce chat. Selon elle, ils manquaient pour la plupart d'éducation. Bref elle en fit son éloge. Je trouvais ses propos un peu excessifs mais elle me précisa aussitôt que ce n'était pas lui qui l'intéressait. Il lui avait même parlé de notre dialogue sensuel !!!
Il y avait quelque chose en elle qui me déplaisait mais je n'arrivais pas à déterminer quoi. J'avais besoin d'observer.

Pendant une semaine, je vins alors sur le chat sous un autre pseudonyme. Je ne discutais ni avec l'un ni avec l'autre. Puis, je revins sur le chat. Nos retrouvailles avec Monsieur le Monstre (brrr !) furent houleuses. Non pas que nous vivions un amour passionnel mais parce qu'il commença tout de suite à me faire des reproches. Je le trouvais lourd et pathétique. Voyant qu'il n'avait aucune emprise sur moi il changea de tactique. Il me dit : -"tu es sûr que c'est toi sur la photo que tu m'as envoyée ?" "Oui, bien sûr que c'est moi !" "Alors, tu serais pas inscrite sur un site BDSM ?" "Bin non !". Je ne comprenais pas trop où il voulait en venir. Alors, il me sortit une histoire compliquée, scabreuse. Il me dit qu'il avait été sur un site BDSM et qu'il y avait échangé avec une fille ensuite sur MSN. Cette dernière lui avait envoyé des photos identiques aux miennes. Je savais qu'il mentait. Personne d'autre à part lui n'avait mes photos. Pourtant, il persista dans ses propos. Cette scène s'était passée sur le chat en privé. Parallèlement je discutais et je riais avec d'autres personnes sur l'accueil. Alors, il s'insurgea : « tu as le cœur de rire ! Moi, si on me disait qu'on utilisait mes photos je n'aurais jamais eu envie de rire ! » Je lui répondis que nous avions chacun notre façon de gérer nos émotions...

J'eus beau le traiter de menteur, de manipulateur, il insista sur le fait que la fille lui avait envoyé les mêmes photos que les miennes. Il ne lâcha prise que lorsque je lui dis que je porterais plainte contre elle pour usurpation d'identité auprès de la police dés le lendemain, et que lui serait accusé de complicité puisqu'il ne voulait pas me donner les coordonnées de la fille en question. Là, il se souvint brusquement que l'erreur venait de sa part qu'il avait mélangé des photos... Bref, une excuse bidon.

Cet événement me fit prendre conscience amplement à quel point il pouvait être manipulateur et pervers.

Après cet échange, j'écrivis un message à Illusion pour lui dire que cet homme dont elle avait parlé au superlatif n'était qu'un manipulateur, un homme abject...
Je fus très éloquente en critiques et pour exprimer le dégoût qu'il m'inspirait. Soudain, j'eu une révélation... un pressentiment qui devait se révéler être vrai le lendemain soir.

Le lendemain soir, quand je me suis connectée, c'est elle qui était là. Je vérifiais, elle n'avait pas lu mon message. Elle me dit que Monsieur le Monstre (Brrr !) était vraiment très désolé par ce qui s'était passé entre lui et moi. Qu'il avait fait une erreur de manipulation et que je ne voulais pas le croire... Je lui demandais : à quel moment t'a-t-il contacté pour te raconter ? Elle resta évasive... alors, je lui dis : « tu peux me dire toute la vérité, j'ai tout compris ! J'ai juste besoin d'une confirmation de ta part... plus de mensonge »

Nous étions à l'accueil du chat. Un ami chatteur pris tout de suite mon parti. En me disant qu'il avait toujours trouvé bizarre « ma copine » et de faire attention...

Elle voulu en discuter en chat privé. Mais là, elle resta muette comme une carpe me demandant de m'expliquer ! Je lui dis qu'elle avait juste à me confirmer ce que je savais déjà puisque j'avais tout compris. J'avais été naïve et idiote mais une lueur de clairvoyance m'avait permis de tout comprendre. Malgré mes injonctions elle ne me dit rien. A l'accueil du chat cet ami virtuel était en train de la provoquer, presque de l'insulter. Je ne comprenais pas pourquoi il était si véhément... Certainement lui-même ne le savais pas et je ne pouvais m'empêcher de sourire à l'idée que s'il savait je crois qu'il aurait été encore bien pire que ça !

C'est sur cette entrefaite que Monsieur le Monstre (brrr) arriva. D'emblé, il me demanda ce qui se passait. Il était déjà accusateur ! j 'admirais son culot et sa maîtrise ! Alors, je lui dis que je savais tout et que je voulais qu'il me dise la vérité. Il fit celui qui ne comprenait rien ! Pourtant, il a dû avoir peur que je dise tout à l'accueil alors il me demanda qu'on en discute en privé. Mais, il faisait semblant de considérer que ma colère n'était liée qu'à l'histoire de photos. Je lui dis alors, que je savais tout mais que j'avais envie, besoin que ce soit lui qui me dise... Je lui donnais une chance... Mais il continua à nier.

J'exprimais de façon très calme ce que j'avais compris et comment : « Quand je suis sur internet et dans la vie aussi d'ailleurs je suis très attentive aux signes... Mais sur internet, les signes ne sont pas nombreux, en même temps ils sont très explicites. Quand je discute avec une personne sur internet je suis attentive à sa façon d'écrire, de s'exprimer, je remarque ses fautes d'orthographe, d'expression, de frappe, de conjugaison... Nous avons tous une façon unique de nous exprimer, nous avons tous notre façon de faire des fautes à tel endroit plutôt qu'à tel autre, nous avons tous notre façon de faire des fautes de frappe... » Lui, m'interrompais parfois pour me dire que j'aurais mieux fait d'observer mon ami virtuel qui embêtait Illusion car c'est un cas clinique en psychiatrie ! Je reprenais le cours de mes idées : « Nous avons aussi notre façon d'écouter ou de ne pas écouter l'autre. La vitesse à laquelle on écrit, bref, je remarque tout... Une chose qui m'a frappée avec Illusion c'est que ça façon de s'exprimer d'écrire, de dialoguer... est identique à la tienne ! Je sais que toi et Illusion ne faite qu'un ! » . Malgré ma démonstration irréfutable il a tout nié en bloque. Il a fallu que j'insiste que je le menace de tout raconter à l'accueil pour qu'il avoue. Parfois, il jonglait avec deux ordinateurs pour faire croire à une présence simultanée... Je ne sais jusqu'où il pensait aller avec cette histoire mais c'est un cinglé ! c'est un fou ! Il devrait être enfermé ! D'ailleurs, ironie du sort ou hasard (?)... il est infirmier dans un hôpital psychiatrique !

Voilà ma mésaventure sur le chat et je crois que ça m'a refroidi pour un bon moment !

Mais comme la vie n'est jamais toute sombre, il y a toujours des lueurs qui peuvent prendre la taille de soleil, c'est sur ce même site que j'ai fait des rencontres fabuleuses... que je retrouve certaines d'entre vous maintenant sur MSN... C'est toujours avec un même plaisir que je discute, trop brièvement, avec mon amie pour qui je suis à « l'autre bout de la terre ! » (sourire), et hier, pour la première fois, j'ai eu la joie de discuter sur MSN avec une autre amie, malheureusement, j'étais au boulot et je ne pouvais me consacrer entièrement à notre échange, mais ce n'est que partie remise, n'es-ce pas ma Puce ?! ...

Tout ceci pour vous dire que je mesure la chance de vous connaître et que je vous aime...

Je vous embrasse très fort !

Publié par Katchopine à 13:13:34 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (2) |

VIRTUAL ATTITUDE (Première partie) | 06 novembre 2007


L'oisiveté est mère de tous les vices... Jamais cet adage n'aura été aussi vrai dans ma vie.

Jusqu'à récemment, je consacrais beaucoup de mon temps à D.. Bien souvent, mes soirées se résumaient à ses appels ou à sa présence. Et puis, il a eu ce vide, son silence délibéré.

Je me suis retrouvée brusquement avec beaucoup de temps devant moi. Alors, pour le tuer, le temps, je suis allée traîner sur le chat d'un site que je fréquente régulièrement. Mais, j'avais oublié que le temps ça se tue pas !

Au début, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé des «amis virtuels», papoter, rigoler... De purs moments de délice... et puis, j'ai croisé à nouveau la route de cet homme que j'appellerais ici... Le Monstre, brrrr ! (J'ai des frissons d'horreur rien qu'à y penser !)

Il était heureux de me revoir. Comme par le passé il m'appela tout de suite Ma Princesse. J'aimais sa façon de me parler avec de belles phrases enrubannées et respectueuses. Ah ! L'apparence ! A ce moment là, je ne voulais pas  voir qui était derrière ce masque.  Par le passé nous avions plutôt échangé par message ou sur le chat, j'avais refusé son adresse e-mail. Par pressentiment ?  

Et puis, là je le revoyais... j'aurais dû porter plus d'attention à ce léger malaise que j'ai ressenti à ce moment précis de nos retrouvailles... Mais non, je me suis laissée encenser comme si brusquement ses paroles étaient remplies d'étoiles d'or. Nous nous retrouvions tous les soirs sur le chat. Lui avec ses belles paroles, ses mots choisis, ses phrases sublimes supplantait tous les autres hommes présents. Pourtant, j'aimais retrouver mes autres ami(e)s virtuel(le)s et blaguer aussi avec ceux que je ne connaissais pas, sans arrière pensée.  Mais Monsieur Le Monstre (brrr !) ne le voyait pas de cet œil là. Systématiquement c'était le drame : la scène de jalousie, les reproches, les comment-osé-je-lui-faire-ça-à-lui-? Les je-te-porte-toute-mon-attention-et-c'est-ainsi-que-je-suis-remercié-! Les patati et patata... D'autres fois, il me reprochait de discuter trop longtemps avec tel ou tel homme alors que lui, Monsieur Le Monstre (brrr !), était présent ! Un jour, suspicieux, il a même été interroger un homme en chat privé pour lui demander si lui-même n'était pas en chat privé avec moi !!!  Son attitude m'agaçait et quand je lui en faisait la remarque il me répétais invariablement : « c'est bien la preuve que tu comptes pour moi » ou bien : « c'est bien la preuve que je commence à avoir de véritable sentiment pour toi » alors, je lui faisais remarquer que la jalousie n'a jamais été une preuve d'amour pour moi. Je le trouvais manipulateur avec ses airs de victimes, avec sa manière de vouloir s'imposer à moi, avec ses airs de garçon parfait qui ne veut que le bonheur de l'Autre, de moi, LOL !

Je n'ai pas compris ma petite voix qui me disait : « STOP !!! »...   et je n'ai pas non plus écouté les moqueries de deux autres amis virtuels que la situation rendait hilares... Je riais avec eux, au grand dam de Monsieur Le Monstre (brrr !) d'ailleurs, je riais de ma posture  désagréable que je trouvais grotesque.

Pourtant, je continuais à dialoguer avec lui. Je lui donnais enfin mon adresse MSN. J'étais touchée brusquement d'amnésie profonde, je ne me souvenais plus de mes réticences passées... nous nous sommes alors retrouvés sur MSN avec des dialogues bien plus constructifs puisqu'il n'avait plus de motifs pour exprimer sa jalousie et sa possessivité. Il devenait un homme charmant. Enfin... je veux dire qu'il se voulait être un homme charmant. Et moi, je me laissais entraîner sans trop me poser de questions.  On se rapprochait. Et c'est tout naturellement que notre relation virtuelle pris une connotation plus sensuelle dans laquelle le fantasme avait la première place... Notre relation était dans le pur virtuel. De lui, je ne connaissais que la couleur bleue indigo de sa moto. J'ignorais à quoi il ressemblait et réciproquement.  Puis, on échangea nos photos. Il n'était pas du tout mon style d'homme, mais je me suis dit : bon, je ne vais pas avoir la bassesse d'esprit de ne m'intéresser qu'au physique.

Si je l'avais fait, si j'avais pris le temps d'écouter ma petite voix, d'entendre mes réticences je n'aurais pas eu à vivre la suite............... 

 

Publié par Katchopine à 22:50:37 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (2) |

LECON N°2 : SAVOIR SE FAIRE DESIRER | 05 novembre 2007



J'aurais préféré que D. ne me rappelle pas. Ou au moins, qu'il me donne le temps de faire le premier pas vers lui.
Il a rompu ce silence qu'il avait instauré lui-même, m'expliquant d'une voix penaude qu'en ce moment, il a du mal à gérer ses colères, il ne sait comment gérer cette émotion qui est liée en fait à sa vie professionnelle... Il est conscient de ne pas savoir faire la part des choses, de manquer de patience.... Cette colère, le rend excessif dans ses ressentis, dans ses mots, dans ses actes... et ce, avec tout le monde et en toute circonstance...
Il m'a demandé pourquoi ne l'avais-je pas rappelé, moi. Il s'est inquiété de savoir si je l'aurais fait, si j'en avais au moins eu l'intention.

Je l'écoutais. Et à travers ses mots, son attitude je ME voyais.
C'est un peu comme si nous étions dans un jeu de rôle grandeur nature et le but était qu'il m'imita dans mes rapports avec les hommes afin que je puisse prendre conscience de ma faiblesse.

Cette scène, banale, courante, représente celle où je ne sais plus très bien si c'est moi qui suis excessive dans mes attentes, dans mes désirs ou si c'est l'Autre qui ne se donne pas assez. Je ne sais plus trop bien si ce que je ressens est légitime ou si ce n'est que mes blessures passées qui font résurgence. Je ne sais plus très bien s'il me faille attendre ou partir... C'est cette scène si courante qui se rejoue à l'infini... Cette scène que je joue avec Nck de façon très claire mais aussi avec tous les autres hommes, même si parfois, les rôles sont bien plus subtils.

Cette scène serait aussi celle où j'interroge l'autre pour savoir ce qu'il attend concrètement, ce qu'il désir au plus profond de lui pour lui, pour moi, pour nous. Mais l'Autre, ne comprend pas mes questions pressantes. Il me voit me débattre avec mes propres fantômes, avec mes propres démons. Il essaye de me rassurer. Il essaye d'attirer mon regard sur le monde bien plus vaste que mon nombril. Parce que, lui-même a peur et qu'il n'avait pas envisageait la relation sous cet angle. Il voit ma fébrilité émotionnelle. Il pense qu'il est l'auteur d'un tel émoi en moi. Il en est flatté et fier. En même temps, il en est effrayé, il devient méfiant... Pourtant, il se croit fort et irrésistible. Et moi, je me sens tout simplement incomprise.

Cette scène est celle où je n'ose prendre une décision définitive. Si je pars, si je suis à l'écoute de mon insatisfaction j'ai le sentiment de fuir... fuir un hypothétique bonheur...
par contre, si je reste, j'ai l'impression de redessiner un scénario si familier dans lequel je me contente de peu et surtout dans lequel le bonheur en est exclus...
Alors, je reste là, hésitante. Je sonde l'Autre espérant y trouver des raisons radicales pour rester. Ou partir. Mais des raisons qui enlèvent tout doute...

Cette scène est aussi celle où je ne sais plus que penser... je suis plongée dans mes sempiternelles questions. Parfois, malgré lui, je l'y entraîne, cet Autre. J'espère avoir des réponses claires et au fur et à mesure je suis engloutie dans une véritable nébuleuse... Et pour sortir de cette spirale, je ne vois qu'une issue : la rupture...

Quand cessera cette répétition ?

Je comprends la fragilité de D.. Et ses réactions. Il est un peu comme un miroir, mon miroir, qui me permet de réfléchir sur ma façon d'être en relation.

Il est mon miroir. Celui que j'aurais aimé briser pour ne plus voir cette partie de moi-même...

Mais briser un miroir, n'a jamais aidé personne à évoluer...

Bien au contraire, on parle de 7 ans de malheur...

 

Publié par Katchopine à 13:37:47 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (8) |

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