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L'ART DU FENG SHUI | 03 juillet 2007

 

 

Là où je travaille, parfois, je suis en contact avec la clientèle. Parmi mes clients, hommes comme femmes, certains retiennent mon attention parce qu'ils ont en eux une belle énergie. Ce n'est pas écrit sur leur front mais inconsciemment j'aime me rapprocher d'eux.

Jeudi, IL est arrivé. C'est un client que je connaissais déjà car il vient régulièrement. Nous ne nous étions pas vu depuis plusieurs mois. C'est un homme très sociable qui engage facilement la conversation. Nous discutons souvent de l'Art du Feng-Shui ensemble, nous en sommes tous les deux passionnés. Cette fois-ci, il s'interrogeait sur la signification exacte des Pixius en Jade.

Ce jour-là, il s'est passé une chose étrange. Alors que nous discutions, nous nous sommes rapprochés inéluctablement l'un de l'autre. Je sentais son souffle régulier, la chaleur de son corps, je respirais son odeur... Je me sentais étrangement bien. Je pense qu'il devait en être de même pour lui. Pourtant, dans mon for intérieur, je me disais que nous ne respections pas la distance minimale entre deux inconnus...

Insidieusement, je lui ai dit que je serai-là le lendemain.
Et le lendemain il est revenu sous un prétexte fallacieux. Je n'ai pu m'empêcher de sourire, mais j'ai joué le jeu et j'ai fait celle qui était dupe. Je ne sais si c'est à cause de mon sourire mais il me dit : « Tu dois te dire : Ah, ce mec il doit être amoureux de moi pour venir aussi souvent ! ». J'ai continué à sourire et pour bien me faire croire le contraire, il a rajouté : « Sérieusement, il y a des hommes qui font ça lorsqu'il y a une femme qui leur plait ils s'arrangent pour fréquenter assidûment le lieu où elle se trouve !!! »

Nous avons longuement discuté ce jour-là. Il m'a beaucoup parlé de lui. A lui seul, c'est tout un spectacle. Il parle avec tout son corps, il module sa voix en fonction de ceux qu'il imite, il fait des grimaces quand il s'exprime. Une chose est sûre, j'ai bien ri ! Mes rires le flattaient. Je le voyais guetter mes réactions et je devinais dans ses yeux une lueur de fierté chaque fois que ses mimiques déclenchaient l'hilarité en moi...
Est-ce une coïncidence ou un signe ? Il se trouve qu'il est le fils adoptif du frère de mon parrain ! Nous n'habitons pas très loin l'un de l'autre. Et nous avons fréquenté le même lycée à la même période. Mais je ne me souviens pas de lui. Nous avons discuté au moins pendant trois heures ! Habilement, à un moment de la conversation, je lui ai glissé que j'étais célibataire. J'avançais doucement mes pions... Il s'est exclamait : « Une belle femme comme toi célibataire ! Dis plutôt que tu ne sais pas lequel choisir !!! »... Mais j'ai senti que cette petite révélation l'avait troublé. Au moment de partir, il me dit : « 34-97-6.... Note, c'est mon numéro de téléphone ». Je l'enregistrais directement sur mon portable et je fis sonner le sien afin qu'il ait mon numéro aussi. Il me fit la bise et s'en alla.

En fin d'après-midi, j'étais toujours au boulot, je reçois un message. C'est lui. « Tu penses à moi un peu » Que répondre à cela ? A vrai dire, je n'ai pas eu le temps de penser, encore moins à lui... Après un temps d'hésitation je lui réponds : « un peu, un peu, un peu... Et toi ? ». Ce qui ne veut rien dire pour moi mais bref... Il me répond quelques mots qui m'ont plu par leur simplicité et leur innocence : « je ne voulais pas partir ! »

Ce même jour, une heure avant que je ne quitte le boulot, je le vois arriver. Et là, il se met à me bombarder de questions plus personnelles : depuis quand es-tu célibataire ? Que s'est-il passé dans ta dernière relation pour qu'elle n'ait pas duré ? Pourquoi restes-tu célibataire ?... Bref, encore toute une panoplie de questions du même genre. C'était comme un test, pour voir où j'en étais dans ma vie sentimentale. Je lui répondais et il m'écoutait attentivement.

Ce soir-là, il m'a envoyé plusieurs messages. Le lendemain matin, il m'a téléphoné pour me souhaiter une bonne journée. Et, en fin d'après-midi, qui vois-je arriver ? Lui ! Avec toute sa belle énergie. J'étais justement en train d'écrire l'article précédent (sourire). J'ai ressenti comme un trouble en sa présence. Lui aussi, avait l'air troublé. Il n'avait plus toute sa belle assurance quand il me racontait ses histoires il était même plutôt timide...

Nous avons discuté jusqu'à la fermeture de la boîte. Ensuite nous avons discuté jusqu'à la fermeture du parking de la boîte. Nous sommes allés près de la route peu fréquentée en cette fin de journée et nous avons discuté assis sur le bord du trottoir ! Nous aurions pu aller dans un Pub, discuter autour d'un verre. Mais je crois que ni l'un ni l'autre n'y avons songé. Cette rencontre informelle m'a plu. Nous étions totalement libres de nos mouvements. Parfois assis, parfois debout, parfois nos mains qui se frôlent, parfois nos corps qui s'éloignent et nos regards qui scintillent... Et parlant, et riant, conscient tous les deux d'être troublés l'un par l'autre.
Nous n'avons pas vu l'heure passer, nous sommes restés durant de longues heures à discuter ainsi...

Au moment de se dire au revoir, nous étions tous les deux prés de ma voiture. Ses doigts frôlèrent mon ventre. Ce n'était pas intentionnel de sa part, pourtant je frissonnais. J'étais vêtue d'un jean et d'un débardeur. A ma réaction, volontairement cette fois-ci, il réitéra son geste. Je me dégageais promptement. D'un ton qui se voulait innocent, il me dit :

- Quoi, qu'est-ce que tu as ? J'ai touché un point sensible ?
- Non, non, je n'ai rien... Je vais y aller !

J'étais troublée et confuse de ne pas avoir pu contrôler la réaction de mon corps.

Puis, ses lèvres ont effleuré les miennes. A moins que ce ne soit mes lèvres qui ont effleuré les siennes. C'était très léger à peine perceptible. Je suis montée dans ma voiture pour me remettre de mes émotions.

Ce week-end, nous ne nous sommes pas revu : j'étais en mode cogitation et mon portable était en mode stand by. Il a essayé de me joindre à plusieurs reprises. Ce n'est que lundi après-midi que je l'ai appelé. Il n'a pas vraiment apprécié mon silence il m'a fait remarquer qu'il n'est pas un homme qu'on voit la semaine et qu'on zappe le week-end ! J'ai souri, car c'est moi qui lui ai posé mes conditions, mes limites, mes desideratas et finalement, lui il renchérit avec ses exigences.

A part ce léger baiser sur les lèvres il n'y a rien eu de charnel entre nous. J'ai envie de le découvrir et qu'il prenne le temps lui aussi de me connaître...

 

 

 

Mais il y a eu un autre événement depuis (sourire)!!!

 

 



Publié par Katchopine à 17:36:14 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (9) |