Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

CHRONIQUES LYONNAISES

MARIGIL AUX CONFLUENCES POETIQUES

REFLETS | 19 juillet 2007

Lyon au parc de la Tête d'Or - Photo MariGil
 

Etonnamment
J'apprends tant des reflets
Ils me livrent leurs secrets
Venus de la sève de l'eau
Ils ouvrent le dernier rideau
Ils me parlent le langage le plus beau
Délibérément
J'entreprends le temps des sensations
Je suspends tout dans mes intuitions
Dans des silences plus résonnant que les mots
Ils trouvent parfois des échos
Dans des instants vibrant comme des roseaux


MariGil. Lyon 16 décembre 2006

Publié par MARGIL à 11:26:29 dans MA POESIE | Commentaires (2) |

CLICHES SONORES DU PARC | 16 juillet 2007

Rose est l'arbre à plumes
Tel un parasol s'ouvrant
Le bassin fredonne

Rangée de grands pins
Sur l'herbe jouent des bambins
La la la la lère

Bouquet à la main
La mariée est en blanc
Clic clac ! Qu'elle est belle !

Le vent s'est levé
Les blancs rosiers nonchalants
Des rires d'enfants

Nuage coton
Au ciel bleu de porcelaine
Triolets d'oiseaux

Couple d'hirondelles
Foisonnement de dentelles
Froufrou de satin

Les pas cadencés
Dans l'allée entre les arbres
Souffles expirés

Hortensias en boule
Instant de repos d'été
Echappée des mots

 

Marie-Isabelle. N° 2007/010

Poème sous forme de haïkus japonais

Publié par MARGIL à 09:22:33 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (1) |

NE REPRENEZ, DAMES, SI J'AI AIME | 15 juillet 2007

 

Maison de Louise LABE 28 de la rue Paufique à Lyon - Photo MariGil

 

Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé,
Si j'ai senti mille torches ardentes,
Mille travaux, mille douleurs mordantes,
Si en pleurant j'ai mon temps consumé,

Las ! que mon nom n'en soit par vous blâmé.
Si j'ai failli, les peines sont présentes.
N'aigrissez point leurs pointes violentes ;
Mais estimez qu'Amour, à point nommé,

Sans votre ardeur d'un Vulcan excuser,
Sans la beauté d'Adonis accuser,
Pourra, s'il veut, plus vous rendre amoureuses

En ayant moins que moi d'occasion,
Et plus d'étrange et forte passion.
Et gardez-vous d'être plus malheureuses.

 

Louise LABE dite la Belle Cordière (1525-1566)

Publié par MARGIL à 11:32:37 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (0) |

L'ESTIVALE | 12 juillet 2007

Lyon au parc de la Tête d'Or - Photo MariGil

 

D'un souffle léger de vent, le bassin frémit à peine
Les oiseaux, chantant, font des mélodies en échos de fontaine
Remplissent la trace de nos pas sur le chemin de terre
Des éclats de mica font scintiller les pierres

Des pédalos s'éclipsent sur l'onde fusionnelle
Des pétales en ellipse aux pendants des tonnelles
Se glissent dans la trace de nos pas sur le chemin de terre
Des éclats de mica font scintiller les pierres

De blancs nuages s'émèchent dans un ciel infini
Quelques branches revêches à l'hortensia fourni
D'un souffle léger de vent, le bassin frémit à peine
Les oiseaux, chantant, ont étourdi les échos de fontaine

La roseraie offre à la lumière ses parterres de couleurs
Tous les trésors d'un coffre ouvert aux mille et une senteurs
La mariée est en jaune d'un jour de soleil d'un impossible oubli
Et le doux vœu d'un faune soudain la surprend, elle sourit

De blancs nuages s'émèchent dans un ciel infini
Quelques branches revêches à l'hortensia fourni
De sa peur, un lézard se délaisse et paresse des instants
Et la fleur se fait tendresse, le papillon y met l'accent

La mariée est en jaune d'un jour de soleil d'un impossible oubli
Et le doux vœu d'un faune est toujours présent, elle sourit
Quand l'air se fait bruissant telle robe de satin
Deux cœurs resplendissants unissent leurs destins

 

Marie-Isabelle N° 2007/009

Publié par MARGIL à 18:46:35 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (1) |

L'ETE EN REPRISE | 08 juin 2007

Photo MariGil
Des roses à foison qui colorent l'horizon
Corolles découvrant des parfums enivrants
Vieilles dames courbées, leurs jeunes années plombées
Cheminent à pas lents le long des massifs blancs
Là les rouges grimpants, là les jaunes rampants
Dardent leurs gros pompons ourlés comme jupons
Mamans, bébés coquins, jeunes lutins taquins
Conversent aux allées l'été renouvelé
J'entends les fontaines couler rimes sereines
Les oiseaux me confier la candeur des mûriers
Les barques bleues glissent sur les ondes qui plissent
Et les gens s'attardent au lac qui se farde

 

Marie-Isabelle N° 2007/008

Publié par MARGIL à 19:38:29 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| >>

Tous les derniers titres