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Publié par MARGIL à 11:26:29 dans MA POESIE | Commentaires (2) | Permaliens
Rose est l'arbre à plumes
Tel un parasol s'ouvrant
Le bassin fredonne
Rangée de grands pins
Sur l'herbe jouent des bambins
La la la la lère
Bouquet à la main
La mariée est en blanc
Clic clac ! Qu'elle est belle !
Le vent s'est levé
Les blancs rosiers nonchalants
Des rires d'enfants
Nuage coton
Au ciel bleu de porcelaine
Triolets d'oiseaux
Couple d'hirondelles
Foisonnement de dentelles
Froufrou de satin
Les pas cadencés
Dans l'allée entre les arbres
Souffles expirés
Hortensias en boule
Instant de repos d'été
Echappée des mots
Marie-Isabelle. N° 2007/010
Poème sous forme de haïkus japonais
Publié par MARGIL à 09:22:33 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (1) | Permaliens

Maison de Louise LABE 28 de la rue Paufique à Lyon - Photo MariGil
Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé,
Si j'ai senti mille torches ardentes,
Mille travaux, mille douleurs mordantes,
Si en pleurant j'ai mon temps consumé,
Las ! que mon nom n'en soit par vous blâmé.
Si j'ai failli, les peines sont présentes.
N'aigrissez point leurs pointes violentes ;
Mais estimez qu'Amour, à point nommé,
Sans votre ardeur d'un Vulcan excuser,
Sans la beauté d'Adonis accuser,
Pourra, s'il veut, plus vous rendre amoureuses
En ayant moins que moi d'occasion,
Et plus d'étrange et forte passion.
Et gardez-vous d'être plus malheureuses.
Louise LABE dite la Belle Cordière (1525-1566)
Publié par MARGIL à 11:32:37 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (0) | Permaliens
Lyon au parc de la Tête d'Or - Photo MariGil
D'un souffle léger de vent, le bassin frémit à peine
Les oiseaux, chantant, font des mélodies en échos de fontaine
Remplissent la trace de nos pas sur le chemin de terre
Des éclats de mica font scintiller les pierres
Des pédalos s'éclipsent sur l'onde fusionnelle
Des pétales en ellipse aux pendants des tonnelles
Se glissent dans la trace de nos pas sur le chemin de terre
Des éclats de mica font scintiller les pierres
De blancs nuages s'émèchent dans un ciel infini
Quelques branches revêches à l'hortensia fourni
D'un souffle léger de vent, le bassin frémit à peine
Les oiseaux, chantant, ont étourdi les échos de fontaine
La roseraie offre à la lumière ses parterres de couleurs
Tous les trésors d'un coffre ouvert aux mille et une senteurs
La mariée est en jaune d'un jour de soleil d'un impossible oubli
Et le doux vœu d'un faune soudain la surprend, elle sourit
De blancs nuages s'émèchent dans un ciel infini
Quelques branches revêches à l'hortensia fourni
De sa peur, un lézard se délaisse et paresse des instants
Et la fleur se fait tendresse, le papillon y met l'accent
La mariée est en jaune d'un jour de soleil d'un impossible oubli
Et le doux vœu d'un faune est toujours présent, elle sourit
Quand l'air se fait bruissant telle robe de satin
Deux cœurs resplendissants unissent leurs destins
Marie-Isabelle N° 2007/009
Publié par MARGIL à 18:46:35 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (1) | Permaliens

Publié par MARGIL à 19:38:29 dans POESIE LYONNAISE | Commentaires (0) | Permaliens
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