Accueil | Créer un blog |

Ont écrit dans "Notre Cinéma":


Anthony Boscher
Thomas Clolus
Simon Gabillaud
Barthélémy Guillemet
Arnaud Hallet
Julien Huger
André-Pierre Lacotte
Simon Lefebvre
Thomas Lefebvre
Maxime Peyron
Flavien Poncet
Eddy Raboteau
Stéphanie Serre

-------------

PROPOSEZ NOUS VOS TEXTES ET TOUTES VOS REMARQUES EN VOUS ADRESSANT A L'ADRESSE SUIVANTE:
thomasclolus@hotmail.fr

Notre Musique

Loading

Rechercher

Compteur

Depuis le 19-05-2007 :
464678 visiteurs
Depuis le début du mois :
5225 visiteurs
Billets :
239 billets

Che - 1ère partie : L'Argentin - Steven Soderbergh | 19 janvier 2009


Synopsis : De janvier 1956 à janvier 1958 le parcours de Ernesto Che Guevara depuis son débarquement sur une plage de Cuba jusqu'à sa victoire qui lui ouvrit la porte de Santiago de Cuba.

Hasta la Victoria Siempre !

Le genre du biopic a le vent en poupe depuis quelques temps. Après le portrait d'Edith Piaf qui fut un triomphe international jusqu'au dyptique de Jean-François Richet consacré à Jacques Mesrine, le cinéma a cette volonté de rendre hommage à certaines grandes figures du monde contemporain. Le biopic est un genre intéressant puisqu'il permet de se poser un certains nombres de questions sur le fait de pouvoir filmer un être qui a un jour accédé au statut d'icône. Comment le cinéma parvient-il à rendre compte de cette facette d'une personnalité ? Comment filmer le geste, la silhouette qui permettra d'affirmer que l'icône est désormais immortelle puisqu'elle voit son image imprimée sur pellicule.  

C'est dans ce contexte théorique que le réalisateur américain, Steven Soderbergh, nous présente son biopic en deux parties consacré à LA figure emblématique de l'île de Cuba : Ernesto Che Guevara. La présentation des deux parties au dernier festival de Cannes a permis à l'acteur principal du film, Benicio Del Toro, de remporter le prix d'interprétation masculine. Il n'est pas question ici de revenir sur la justification du prix remporté par Del Toro car autant dire d'emblée que sa victoire est entièrement méritée. S'attaquer à une légende telle que le Che était un pari risqué pour Soderbergh, l'opinion publique s'étant déjà forgé une image forte de ce personnage emblématique. C'est à cette jonction que doit s'élaborer le travail d'un cinéaste, c'est-à-dire tenter de dresser un portrait qui soit le plus juste possible tout en tentant d'être le plus objectif.

Soderbergh va mettre en place une mise en scène qui va évoluer au fur et à mesure que la légende grandit. Il y aura des séquences en couleurs retraçant le parcours de la guérilla jusqu'au Cuba et des séquences en noir & blanc où nous voyons le Che durant les années 1960 sur le territoire américain alternant interviews sur les plateaux de télévision et les allocutions à l'ONU. Durant la première séquence du film qui se déroule dans un appartement, Soderbergh pose sa caméra dans un coin de la pièce et laisse ses personnages évoluer. Cette esthétique n'est pas sans nous rappeler une esthétique du documentaire. La caméra est à une certaine distance des personnages et ne met pas plus en valeur tel personnage plutôt qu'un autre. Raison de plus car à ce moment précis de l'Histoire (1956), Ernesto n'est pas encore le Che et Fidel Castro est simplement Fidel. Petit à petit la caméra va se rapprocher, ce qui aura tendance à rétrécir le cadre. Le Che prend peu à peu ses marques dans le plan jusqu'au moment où la silhouette va occuper par la totalité du cadre. Voilà ce que nous offre le réalisateur, une esthétique de la progression où peu à peu le Che prend naissance comme il prend sa place dans le cadre. Dans un premier temps, nous avons ces séquences en couleurs puis via un montage alterné, le spectateur est projeté dans le futur avec des tranches de vie du Che durant les années 1960 lorsqu'il occupe le poste de ministre de l'économie. L'esthétique de ces séquences s'oppose radicalement à celles qui sont colorisées puisque la figure du Che devient si imposante qu'il tend à disparaître du cadre. C'est à ce niveau que l'on peut dire que Soderbergh a mis en place une mise en scène construite et réfléchie. Plus l'on va s'approcher de la mort du Che, plus son statut va le précéder au point de l'évincer du cadre. Plus il avance vers Cuba et plus ce personnage prend de l'ampleur et il n'y a plus cette distance que l'on pouvait retrouver au début du film.  

Le fait d'alterner séquences en noir et blanc et séquences en couleur n'est pas uniquement un effet de style purement graphique c'est aussi une manière de dire que le futur est une période où le Che va perdre peu à peu de ses couleurs pour peu à peu les retrouver lors de son assassinat en Bolivie où son statut d'icône nationale lui permettra de s'inscrire en tant que légende d'un peuple. De par sa mise en scène, Soderbergh arrive à nous donner un regard objectif sur ce personnage et ne l'érige pas en figure de martyre mais plus en un être qui évolue au fur et à mesure et qui entraîne la mise en scène avec lui. Certains pourraient qualifier le travail de Soderbergh comme inachevé de par le fait qu'il donne un portrait en surface du Che et qu'il ne creuse pas assez certains aspects de sa personnalité.  

Le cinéma a ce pouvoir de créer une distance par l'intermédiaire de la caméra tout en réussissant à nous offrir une reconstitution qui est proche de nous. La caméra est justement cet outil aux multiples facettes qui parvient à créer un rapprochement par l'intermédiaire d'une distance. C'est en ayant acquis ce processus que Soderbergh signe un film intelligent. 

 

Anthony Boscher

Publié par Notreciné à 08:49:25 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) |

Olivier Baron | 02 janvier 2009

 

   1/ Un conte de noel (Arnaud Desplechin)

   2/ No country for old men (Joel et Ethan Coen)

   3/ Two lovers (James Gray)

   4/ A bord du darjeeling limited (Wes Anderson)

   5/ Valse avec Bachir (Ari Folman)

   6/ Le silence de Lorna (Jean Pierre et Luc Dardenne)

   7/ Night and Day (Hong Sang Soo)

   8/ De la guerre (Bertrand Bonello)

   9/ Entre les murs (Laurent Cantet)

  10/ John John (Brillante Mendoza) 

Publié par Notreciné à 11:32:03 dans Commentaires des rédacteurs | Commentaires (0) |

Maxime Peyron | 02 janvier 2009

 

   1/ Two Lovers (James Gray)

   2/ Wall e (Andrew Stanton)

   3/ Valse avec Bachir (Ari Folman)

   4/ No country for old men (Joel et Ethan Coen)

   5/ The dark knight (Christopher Nolan)

   6/ Le premier jour du reste de ta vie (Remi Bezançon)

   7/ Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)

   8/ Deux jours à tuer (Jean Becker)

   9/ There will be blood (Paul Thomas Anderson)

   10/ Julia (Eric Zonca)

Publié par Notreciné à 11:22:05 dans Commentaires des rédacteurs | Commentaires (0) |

Thomas Lefebvre | 30 décembre 2008

 

   1/ Entre les murs (Laurent Cantet)

   2/ Louise Michel (Gustav Kervern et Benoit Délepine)

   3/ Dernier maquis (Rabah Zameur Zaimeche)

   4/ L'homme de londres (Bela Tarr)

   5/ Un conte de noel (Arnaud Desplechin)

   6/ Redacted (Brian de Palma)

   7/ No country for Old men (Joel et Ethan Coen)

   8/ My Magic (Eric Khoo)

   9/ Valse avec Bachir (Ari Folman)

  10/ Hunger (Steve Mcqueen)

Publié par Notreciné à 18:17:32 dans Commentaires des rédacteurs | Commentaires (0) |

David Vasse | 30 décembre 2008

 

   1/ En avant jeunesse (Pedro Costa)

   2/ Le premier venu (Jacques Doillon)

   3/ Dernier maquis (Rabah Zameur Zaimeche)

   4/ Entre les murs (Laurent Cantet)

   5/ La frontière de l'aube (Philippe Garrel)

   6/ Cloverfield (Matt Reeves)

   7/ Two Lovers (James Gray)

   8/ My Magic (Eric Khoo)

   9/ No country for old men (Joel et Ethan Coen)

  10/ Je veux voir (Joana Hadjithomas et Khalil Joreige) 

Publié par Notreciné à 18:09:19 dans Commentaires des rédacteurs | Commentaires (0) |

<< |1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... 47 | 48 | >>