Ont écrit dans "Notre Cinéma":
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Le dernier voyage du Juge Feng de Liu Jie
et
Anayi : les longues marches(2006) de Chou Chou
Ces deux films à mon goût tout aussi plaisants semblent mettre en exergue des thématiques communes : la marche et les minorités...
Les Tibétains génocidés dans l'indifférence générale (chouette, on pourra fêter ça l'année suivant celle des J.O.) seront content d'apprendre, et de voir que le cinéma « officiel » chinois s'interroge sur l'identité et sur le devenir de ses minorités.
Remarquables photographies, luxuriance et vitalité des couleurs, profondeur des personnages, sobriété du jeu, adresses scénaristiques, ces deux œuvres nous montrent des visages de la Chine rurale, à des lieues (et à des lieux) de la Chine « qui gagne », celle de l'hypertrophie urbaine, du capitalisme-communiste dans ce qu'il a de plus abject.
La fraîcheur de Chou Chou la jeune réalisatrice et actrice de son propre film, le teint buriné du Juge Feng (heureusement secondé par son assistante d'une beauté tranquille et solide, quelque peu maternelle autant que « conjugale »), des visages de la Chine « vraie », de la Chine d'en-bas.
Ces chinois quasi anonymes, oui quasi parce que qui ne connaît pas le Juge Feng ?, marchent, marchent, marchent.
Mais dans ces longues marches les faux mouvements ne pardonnent pas. La jeune Chou Chou se blesse à la cheville, c'est son prince charmant d'une autre minorité qui la « sauvera ». Le juge Feng ira, lui, rejoindre ceux qui l'ont précédé, dans la marche, et dans la chute.
Ces deux films ne sont certes pas « du même moule » que I don't want to sleep alone ou que Still Life , ils sont toutefois l'expression de la pluralité chinoise.
Il est intéressant et peut-être même émouvant de constater qu'en dépit d'un régime politique affligeant, le cinéma chinois réussisse à nous offrir de tels joyaux de simplicité et de beauté, sans être pour autant, selon moi, de simples « cartes postales touristiques ».
OOOO
OOOO ( Control )
OOOO ( 24 hour party people )
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Les Simpson - Le film de David SilvermanAu fait doit-on dire Les SimpsonS en français ? En anglais The SimpsonS, certes...
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Retour en Normandie de Nicolas Philibert
oui...
Je n'ai pas été particulièrement emballé par ce dernier Philibert.
Sans doute ais-je encore trop en mémoire l'ennui profond que m'avait infligé le visionnage de "Innisfree", cet été à La Rochelle.
Le procédé est le même, même si les problématiques soulevées sont bien différentes.
Nul pesanteur nostalgique ici, « l'amour des gens », dans les deux films-documentaires, un regard bienveillant sur ces vies qui suivent leurs cours respectifs...
La rencontre avec une bonne partie de l'équipe des acteurs amateurs confirmait ce que le film semblait déjà dévoiler.
Des réflexions ou plutôt des amorces de réflexion qui semblent appeler une « suite », en quelque sorte. Je l'attends.
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Tout est pardonné de Mia Hansen LoveCe premier film, même s'il évolue parfois sur le fil du rasoir du « téléramisme » de base m'a séduit et j'attends donc le suivant.
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Quelques bons moments, c'est déjà çà.
Publié par Notreciné à 23:42:15 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
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