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<< La corne d'or - Maurice Pialat (1961) | Non ou la vaine gloire de commander - Manoel de Oliveira (1990) | Saute ma ville - Chantal Akerman (1968) >>
Visage de l'onirisme radieux exhumé au coeur des profondeurs d'un aller en guerre lent et monotone dont le destin, par les innombrales récits- étapes de la grande et vaine Histoire du Portugal est connu d'avance. De la monotonie sec d'un cercle de contingent, surgissent les poches de batailles, fragments arrachés à l'épopée d'une conscience de L'Histoire d'un pays, comme autant de monolithes raides et embaumés près à s'effriter dans la vanité piteuse de leur élévation. La tentative de se reconcilier dans l'apparat et la luxure des glorieuses images du passé ne fait pas échapper à l'impératif crue des vérités guerrières: c'est toujours le dérisoire et le NON qui l'emporte. A la fin, le récitant a le visage enrubané de blanc médical. C'est le sort réservé à celui qui a exhumé et fait étincelé les récits au devenir sordide. Il ne reste qu'au camarade mourrant la dernière hallucination d'un ancêtre dont la grande beauté n'a d'égal que la profonde tristesse. Peu avant, attestait le récit de la glorieuse défaite du roi Sebastien le désiré que la seule gloire de la guerre tient à ce que les errances héroiques et déchus fassent l'objet de remontées d'images absurdes et par là même voluptueuses dans leur émanation d'imaginaire. En effet, alors que l'ennemi a attaqué depuis longtemps, que la destruction fait rage, Sebastien tient la position, il ne commande pas, jusqu'au bout, à ses hommes d'attaquer. C'est dans l'attente et la résistance passive que grandeur et prémonition assagi de la perte à venir trouvent à se rencontrer, ou échec et majesté se croisent.
Thomas C
Publié par Notreciné à 01:08:00 dans Images en écho | Commentaires (0) | Permaliens
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