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Dans les échos bondissants et caverneux des emboîtements d'un bâtiment désaffecté, deux jeunes hommes se prennent pour Tony Montana. Pourtant, ce recours à l'exotisme cinématographique et au fantôme de mafieux ne signifie pas l'insouciance et l'innocence préservée d'une vie sans figure réelle de la corruption, puisque le monde truand est juste à coté. Seulement, les trous de ces bâtiments offrent comme des appels d'air fascinants et attractifs à ceux qui sont, d'une manière ou d'une autre, à la lisière du monde obscure. Un enfant gagne petit à petit à s'intégrer à ce monde. C'est une vision d'enfant (un regard dans l'entrebâillement d'un de ces espaces intermédiaires et délaissés) qui permet la récupération de l'arme perdue par l'un des mafieux, lors d'une altercation avec l'ennemi. L'enfant est attiré. A son tour, il servira d'aspirateur pour l'accomplissement d'une vengeance meurtrière. L'innocence est un voile qui permet à la logique meurtrière de s'accélérer. Des armes dérobées font office d'un trésor caché pour la pair de jeunes. Ainsi armés, l'illusion et le simulacre de bandit atteint le seuil limite de la folie chimérique (balles en dépense libre, à perte sur une plage) ou répétition des signes de reconnaissances du cliché mafieux/méchant s'approche dangereusement de la frontière de la chute dans le puit aux cadavres.
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Thomas Clolus
Publié par Notreciné à 00:43:44 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (1) | Permaliens
29-08-2008 00:33
De nymphedark
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Commentaires