C'est pas facile la vie des étudiants. J'vous vois déjà vous marrer en lisant cette petite phrase d'intro, mais pourtant, c'est vrai, c'est pas facile.
Je parle pour moi cela dit, j'imagine que c'est différent selon les études, selon les gens et leur niveau. Ce qu'il y a, c'est que moi, je déteste être moyenne. Dans mes études, on est souvent moyen, voire mauvais au début, puis on évolue avec l'habitude, le temps, la connaissance. C'est un peu comme ça partout non? Dans tous les domaines. Je veux dire,
Yann Barthez , avant de présenter le petit journal et de devenir génial, il faisait le café, non? Je crois que c'est comme ça qu'on commence logiquement. Par le café.
Bref, revenons-en aux études. Moi, je supporte pas ça, je supporte pas le médiocre. Pourtant il paraît que c'est normal, qu'il faut passer par là. Mais y'a quelque chose en moi qui refuse de se féliciter d'être moyenne, même quand tout le monde est mauvais. Et le pire, c'est que tout le monde ne l'est pas.
Je me suis toujours dit, comme tout le monde le fait surement, que j'allais un jour me découvrir quelque chose de génial. Qu'un matin,
paf, j'allais réaliser que j'avais un talent inné pour la guitare, pour l'allemand, pour l'écriture... Enfin, je sais pas moi, pour un truc,
mon truc à moi, le domaine dans lequel je serai la meilleure. J'aurais tellement voulu que ça soit le graphisme.
Ou l'amour. Bon, biensûr, il ne tient qu'à nous d'évoluer, de devenir un grand. C'est dans la tête, on m'a dit. Mais dans ma tête en ce moment y'a juste l'impression que je me perds. Que je trouve pas mon domaine d'excellence, que si ça se trouve,
SI CA SE TROUVE, j'en ai pas.

Mes amis me diront que "
si, Marie, y'a plein de choses que tu sais faire et bien. Dessiner! Faire de la musique! Rire de tout! T'exprimer! Pardonner! Imaginer des solutions parfois abracadabrantes à des problèmes qui n'en sont pas!..."
Soit. Mais quand on sort d'un expo de
Lee Miller , on se dit quand même Merde, j'aurais dû naitre moi aussi avec un appareil photo, j'aurais du commencer à réflechir à mon sujet d'EP à l'âge de 12 ans, peut-être alors qu'aujourd'hui je ne serais pas vide de tout inspiration et de toute senbilité artistique...
Commentaire