Suivez le fil de mes pérégrinations oniriques entre rêve et cauchemar...
Les Fleurs de la Lune éclosent en ces lieux telles les créatures mystérieuses issues de l'imaginaire de nombreux artistes auxquels je rends ici hommage.
Enfin, si vous le voulez bien, laissez-vous guider au sein de ma propre toile, images et mots déposés par les sortilèges de ma muse sélène...
Contact : ligeia.v@laposte.net
Textes et dessins personnels réalisés conformément à la loi sur les droits d'auteur et protégés par
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La plupart des autres images publiées ici sont hébergées gratuitement sur les sites Hiboox et DeviantART
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Sauve-moi
Sauve-moi du pays des ombres et de l'hiver où je glisse inexorablement
Chaque jour m'éloigne un peu plus de moi-même
Et si tu m'aimes...
Sauve-moi, vers l'enfance me renvoyant
Montre-moi ce que j'étais sans carapace hostile ou aguicheuse.
Comme l'avènement de mai, je serai là lorsque tu diras « Assez ! »
Qu'il est temps de retrouver un printemps pour nos deux cœurs fatigués
De songer à l'été qui réunit et enserre fertilement les graines hasardeuses.
Puits de richesse né, mon sanctuaire peu à peu s'est glacé.
Morne vie de solitude en cocon bourdonnant et peuplé ...
Des fantômes passent et se répondent, me frôlent sans jamais m'assouvir.
Où peut tendre mon âme si elle n'a pas trouvé sa jumelle en désirs ?
Tout ce qui a marché en moi a toujours marché seul, en vaines attentes.
Pas de réponses à mes suppliques, mon amour se donne et se noie.
Pas de semonces à mes répliques, mon âme se tord et se boit
De quête constante de l'idéal en concessions apparentes.
Mes monts et mes vallons vierges ont disparu pour toujours, bridés d'ailes
C'est une plaine asséchée qui me renvoie son image, lorsque je sonde les reflets qui me flagellent...
Ces implacables miroirs où les coulures des fards brillent odieusement!
Des Beautés que je perçois encore, rien à partager véritablement.
Aucun œil affuté pour voir le paradis près de moi.
Et il est si près pourtant, pourquoi ne le voit-on pas ?
Mon heure est encore à venir,
Je veux être présente avenir...
Alors, sauve-moi !
Ligeia
Publié par ligeia77 à 22:53:05 dans Mes Textes et Poèmes | Commentaires (9) | Permaliens
J'ai vu la lune insolente peindre la nuit
Engendrer l'assassin ou les fleurs
Caresses enfuies
J'ai senti le doucereux vent de l'oubli si pur
Entrebâiller mes plaies exsangues
Fraîches sutures
J'ai senti la beauté du monde entre mes mains
Exulter, frénétique et féconde glissade
Effondrement certain
Je n'ai pas vu la poussière suspendue à des fils
Refléter l'aveuglant désordre organisé
Chef d'orchestre habile
Je n'ai pas vu que mes yeux choisissaient de la nuit
Le fluide lunaire le plus envoûtant
Parfum d'envie
Je n'ai pas senti l'odieuse et charmante déliquescence
De ce souffle que l'on s'imagine divin
Fuite de l'Essence
Je n'ai pas senti le rongeur avide d'inconscient
S'acharner sur mes contemplations
Retour au néant
Il est déjà trop tard pour voir
Chaque plaie acceptable et sûre
Elles suintent seulement au miroir
Des songes, des mots jetés en pâture
Et qui sourdent du Moi certains soirs
Volés à la griffe de la temporelle créature
Notre étoile tombera, le sais-tu ?
Un jour ou peut-être une nuit, pourtant
Comprendrons-nous que nous ne sommes plus
Où l'étreindrons-nous encore mille ans ?
Cette cruelle brume de vie évanouie, sans plus
Dans l'esquisse de nos gestes évaporés au Temps.
Ligeia
Publié par ligeia77 à 00:27:27 dans Mes Textes et Poèmes | Commentaires (41) | Permaliens
Si vous lisez ces lignes, ne vous souvenez pas de moi, seulement de ces murmures qui hantent mes nuits.

Publié par ligeia77 à 13:11:15 dans Mes Textes et Poèmes | Commentaires (15) | Permaliens

Publié par ligeia77 à 13:47:01 dans Mes Textes et Poèmes | Commentaires (25) | Permaliens
« Miroir, ô mon miroir, suis-je toujours la plus belle ? » (rire cynique...)
Me pavanant devant la face froide et vierge d'une longue psyché, j'y cherchais mon présent mais c'est le passé que j'entrevis par les fenêtres mouillées de mes yeux
Echappée saine et sauve de ce monde qui glisse lentement vers demain,
Dans un songe, sanctuaire figé en dehors du temps,
Une enfant, aux prunelles brillantes, songeuses, boudeuses,
Reflet de son père, cherchant ce père.
Bâton de misère d'une mère-enfant qui refaisait le chemin à l'envers.
J'y cherchais alors la malaimée, l'enfant repoussée, grandie trop vite par l'absence et la culpabilité.
Disparue. Reléguée dans un angle mort.
Derrière un reflet mouvant, j'aperçus enfin la bête, la jeune fille animale, changeante, si pâle et trop maquillée. Vénéneuse fleur aux sombres pétales qui croyait cacher son cœur dans une prison de rêves maudits, de jouissances vaines et d'apparences trompeuses.
La poupée, je la revoyais alors avec colère et désespoir... poupée cassée, maintenue, saccagée, bâillonnée, livrée aux assauts du sourd monstre qui hante encore les cauchemars de ses quinze ans.
Encore floue, à travers le vaporeux fluide de larmes naissantes, j'entrevis la future mère modèle. Cristallisée dans un monde où tout désir d'écart est coupable. Transformation.
Ma volonté s'est heurtée au métal froid des convenances.
Toujours une poupée... mais corps exsangue et cœur en carence, une chose glacée et futile, instrument mécanique enserrant mes chairs et mon âme.
Que suis-je devenue ?
En ce tête-à-tête ténébreux et limpide avec mon reflet, je voudrais revenir vers Moi.
Purifiant tout ce que je suis aujourd'hui. Purifiant la plaie qui m'empêche d'aimer...
La Trahison !
Pourrais-je avoir encore la Beauté de la Bête ?
Pourrais-je émouvoir sans briser malgré moi un être éperdu dans mon décor intime ?
Pourrais-je encore supporter ce doigt sur ma bouche qui intime le silence à des cris sans voix ?
Diaprée de lumière lunaire, je crûs soudain vieillir de cent ans, et c'est en me raccrochant à ces yeux familiers sans visage que je ne sombrais pas dans le vertige éternel, celui de la Peur ancestrale de notre finitude. Je n'étais que le jouet du temps et du mensonge.
Fermant, puis rouvrant mes paupières fatiguées, je détachais mon regard de lui-même et le laissait reconstruire le monde autour de nous. Tout était à sa place. Mais quelque chose avait changé pourtant : je connaissais la Vérité...
Je me contemplais à nouveau, moi, seules, dans ce miroir.
Ligeia
Publié par ligeia77 à 15:14:14 dans Mes Textes et Poèmes | Commentaires (17) | Permaliens
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