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Je le sais pourtant que je dois m'en tenir à l'écart - merde ! | 04 août 2008

Rimbaud, Harar, 1883

 

Les Bouddhistes m'ont montré mon ego sous mon ego, mais avec toi c'est impérieux, urgent : on ne peut pas le supporter et tu le dis quand même. Salaud !

Des fois, rien qu'une toute petite meute de mots : vain d'essayer de dormir avec tes « Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. » ou pire « En effet ils furent rois toute une matinée ». Merde, y faut que j'le dise, chier : archange de merde tu m'emmerdes !

Et c'est que t'as 18 ou 19 ans pour me taper comme ça ! Tu agrippes ma vie, elle est parterre et tu me la fais voir. De la poussière d'individu, avec le magnifique dessous, impossible, mien pourtant.

T'as vu après, hein : pas assez de fric, jamais posé, et en plus tu bazardes les diamants de tes incunables avec un « tout ça, c'était mes ratures ». Irréversible, superbement tu craches sur ton superbe. Tu te refuses rien !

Ta ligne brisée de vie, on n'en a rien à foutre. Et puis, il est possible de la dire « ligne », alors il y a Charleville, Bruxelles, Harar, Marseille, un début, un oracle, une cassure et une fin, avec plein de lieux et d'explications entre les deux bouts. Ou alors « brisée » et je ne sais plus si l'amputation de ton vieux genou n'a vraiment rien à voir avec l'enfer de ta jeune saison.

Bouquiner peut tuer.

Publié par PandarDeBrillar à 10:06:01 dans Lu | Commentaires (1) |

La subjectivité garantit la vérité. | 02 mars 2008

Tout au plus, quelques opinions.

 

Lorsque l'on a décapé un bout de texte (littéraire,

administratif, journalistique,...) on s'aperçoit

qu'il ne repose que sur quelques opinions.

Il est donc, comme tous, indiscutable.

Publié par PandarDeBrillar à 17:40:13 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) |

Vision versus Péroraison | 04 février 2008

Hélène, du célèbre sonnet de Ronsard.

 

En matière de décision,

des arguments clairs,

transparents et

circonscrits semblent,

hélas presque toujours,

l'emporter sur les vérités

vues grâces au sonnet.

Publié par PandarDeBrillar à 11:09:52 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) |

Norme et création | 02 janvier 2008

Jacques Delille, 1738-1813.

 

Aucune école littéraire n'aura si scrupuleusement observé

un mot d'ordre que les poètes français du 18ème  siècle.

Leur langue de convention manifeste à chaque pas cette

haine d'un « moi » authentique qui interviendrait dans le texte.

Que reste-t-il de ces Delille, de ces Gilbert ? Rien !

Est-ce à dire que le moi est aimable ?

Publié par PandarDeBrillar à 07:43:26 dans Opinions de Pandar | Commentaires (2) |

Pas d'échelon, donc pas de repère ? | 01 janvier 2008

Le gâchis engendre la pagaille, bientôt remplacée par le cerveau vide, donc disponible (pour la TV).

 

Quand on croyait au Progrès, il fallait connaître les strates - scientifiques,

artistiques, philosophiques,... - au faîte desquels le présent culminait.

Cette idée naïve abandonnée, les réalisations qui

nous précèdent semblent moins indispensables pour

comprendre notre époque et soi-même. Quel gâchis.

Publié par PandarDeBrillar à 10:34:44 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) |

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