
La flemme oblige à
hiérarchiser les urgences, à
saisir le sens des phénomènes,
car seul l'essentiel
en viendra à bout.
Publié par PandarDeBrillar à 12:07:41 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) | Permaliens
La progression d'une sorte de monoculture dans l'humanité, qui par exemple ne se reconnaît plus dans la diversité des animaux et des plantes, est son poison interne. Claude Lévi-Strauss, Interview télévisée, 2004.
Difficile d'identifier ce que j'aurais bien voulu refuser, au fond. Cependant il y a une question-boussole, en tout, que l'on ne devrait pas ignorer : de quoi cela me libère-t-il ? Or il me semble qu'aujourd'hui, c'est pas mal la société de masse qui fait écran à ce regard intérieur.
Née au 19ème siècle, on n'y prête plus guère attention, mais Jeanne d'Arc ou Cyrano de Bergerac survivraient-ils dans un supermarché avec, en plus et pour tous :
les 4 heures quotidiennes de vulgarité télévisuelle, le plan d'épargne-logement, les t-shirts-jeans-unisexes, la psychanalyse qui formate le blabla d'immenses consensus cuculs, les solitudes juxtaposées dans des tours, le bronzing sur les plages du Maroc, la multitude de cadres-directeurs flexibles et bien-pensants qui jouent les courroies de transmission interchangeables entre les bosseurs et les vrais boss, les lois et assistantes sociales qui ont envahi ce qu'il reste des familles, la culture fastfood, le conformisme de la finance souveraine, l'enseignement de classes d'âges entières compris comme un service minimum, les voitures qui ont toutes la même gueule, comme les gratte-ciels de Kinshasa et de Beijing, l'anxiété générée par des normes aussi diffuses que surabondantes, l'épidémie d'enfants obèses, la perte de tout sentiment du sacré, les « médecines » parallèles, l'Etat-providence qui me décharge de ma responsabilité personnelle vis-à-vis des pauvres, mes gants qui n'existent qu'en taille unique, les profits qui traversent les mers plus vite que des missiles, la trivialité de la langue écrite ou parlée, les carottes qui ont partout le même (peu de) goût, le macramé obligatoire pour les vieux, la foule standard des experts cravatés qui mine de rien, nous conseillent de continuer d'épuiser la planète, de détourner le progrès de ses retombées les plus heureuses et de laisser exploser les inégalités.
Ça juste dans un premier (re)jet, de quelques facettes inhérentes à notre monde post-industriel.
Publié par PandarDeBrillar à 07:16:07 dans Opinions de Pandar | Commentaires (1) | Permaliens
Du moment qu'il y a un Dieu unique il y a la vérité,
non moins exclusive. Puisqu'elle existe,
ses adeptes la possèdent et les autres,
forcément dans l'erreur, ont donc tort.
Ils le leur feront bien voir !
Moïse, Christ et Mahomet ont signé,
mais le Bouddha, Zeus, Shiva et
un certain nombre de gens raisonnables, l'ont refusé.
Publié par PandarDeBrillar à 00:01:07 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) | Permaliens

On aimerait leur rendre visite sur la pointe des pieds,
ou au moins un peu recueillis, pour à leur instar, rentrer en soi.
Par la force et la beauté de leurs équilibres,
elles réverbèrent certes le lien spirituel,
le fruit sans âge de leur méditation ;
mais il me semble aussi qu'elles n'ont pas envie
de tout tout nous dire.
D'un côté des sortes de chemins de vie en cuivre,
où figurent des morceaux de mémoire encore vive attrapés.
De l'autre des déesses-épingles agrafées à des coloris soutenus,
à des textes semi-lisibles. Leurs pointes percent
les étapes dévotes d'un long parcours d'adieux à une
nébuleuse un peu envahissante de dépendances familières.
Il y a du redressement, de la dignité, de l'immémoriale sagesse
qui éloignent tout ce que notre société vit et propose
dans l'avidité de l'immédiat,
laquelle y perd ses échappatoires ordinaires.
La Ferme de la Chapelle est devenue le sanctuaire d'une vie intime
transmuée et débordante de verdicts à portée cosmique.
Jusqu'au 20 novembre,
39 route de la Chapelle, 1212 Grand-Lancy - Genève.Publié par PandarDeBrillar à 01:55:13 dans Choses vues | Commentaires (1) | Permaliens
Juger un cheminement
légitime et désirable
ne nous conduit
pas forcément
à l'emprunter.
1. Réplique d'Archibald Soper, incarné par Louis Jouvet dans Drôle de Drame de Marcel Carné, 1937.
Publié par PandarDeBrillar à 00:03:39 dans Opinions de Pandar | Commentaires (1) | Permaliens
Depuis le 11-05-2007 :
82621 visiteurs
Depuis le début du mois :
1779 visiteurs
Billets :
118 billets

Un vent frais venu de nulle part : c'est moi.