
Années 1970 : la mère vient chercher sa fille :
- Tu as été gentille avec la maîtresse ?
Années 2000 : la grand'mère vient chercher la demi-sœur de son petit-fils :
Publié par PandarDeBrillar à 00:03:29 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) | Permaliens

Une société
qui ne propose,
en guise d'engagement,
que la lutte contre l'islamisme,
la concurrence entre les inividus
et l'accès à la propriété,
incite à la renaissance
du gauchisme.
1. "Sancho Panza, peut-être mû par certain sentiment de responsabilité, était un homme indépendant. Il suivit calmement Don Quichotte dans ses équipées et en tira, jusqu'à son dernier jour, une grande et utile distraction". (Kafka)
Publié par PandarDeBrillar à 00:11:02 dans Opinions de Pandar | Commentaires (1) | Permaliens
Il est midi, je devrais déjà être au réfectoire (cf. 12 mai, 24 juin et 22 juillet). Tout l'étage est vide. Pour rattraper mon retard, je galope dans un corridor, lorsque j'entends une sorte de gloussement aigu. M'approchant, je pousse la porte de
Alison est la plus jeune des filles à être admise parmi les grands. Presque maigre, elle porte, comme d'habitue, des jeans, une chemise boutonnée pardessus ses pantalons et des baskets.
Les deux amis la tiennent et
Le torse d'Alison retombe hors du mur, aussi je ne vois que ses hanches et ses jambes qui se tortillent. Ses bras et sa tête gigotent au dehors, où elle s'étrangle de fous rires.
Lorsque je reprends, à demi, mes esprits, j'exige qu'ils arrêtent et jappe des menaces. Hilares mais gênés, avec de grands coups de tête de protestation, les deux complices relâchent Alison pour la hisser à l'intérieur. Aussitôt son souffle repris, elle joint ses dénégations à celles de ses tortionnaires. Ils m'adjurent en chœur de ne pas les trahir.
Choqué d'avoir surpris une fille dans la chambre de garçons, mais sans pouvoir mettre de mots sur ce qu'il y a de farouche volupté dans la transgression dont j'ai été témoin, je referme la porte.
Poursuivi pendant plusieurs jours par la vision de cet accès de sensualité endiablée à trois, je suis surtout perplexe qu'Alison ait affirmé s'être prêtée de son plein gré à ces débordements.
Une après-midi, alors qu'elle se tient à l'écart, je la rejoins et lui demande si elle était vraiment d'accord pour participer à ce jeu. Embarrassée que j'y revienne, elle répond qu'elle n'a rien contre. Comme je reste silencieux, elle craint peut-être que je ne la dénonce pour l'avoir surprise là où elle ne devait pas être. Sans doute pour ne pas se justifier davantage et se sentir soutenue, elle m'emmène à la recherche de ses deux comparses.Dans leur chambre, nous ne trouvons que Didier. Il avance quelques bribes d'explications emberlificotées. Je les traite de salauds. Peu rassurée sur mes intentions et pour me convaincre qu'elle était consentante, Alison ouvre la fenêtre.
Il fait grand beau. Elle pose un coussin sur le rebord, s'y allonge, puis déclare :
- Viens, fais-le moi. Mais après, tu devras rien dire !
Didier s'installe à sa gauche. Comme Alison reste figée dans sa position, la gorge sèche, flageolant, je m'approche.
Je suis si près que je sens l'odeur de sa transpiration. Elle a le visage retourné vers l'extérieur. Extrêmement cambrée, sous sa chemise, ses seins ont disparus dans sa poitrine étirée.
Comme pour m'indiquer le mode d'emploi, Didier fait danser ses doigts dans les aisselles d'Alison qui serre les poings. Elle gémit, pouffe, se mord les lèvres.
Ses rires, face au soleil, fusent en direction d'un petit terrain désert, bordé d'une forêt. Ils sont assurés qu'elle ne peut être entendue. Après quelques instants, Didier s'arrête.
Alison se redresse et me regarde, nez à nez
Je me jette à l'eau et laisse le bout de mes doigts l'effleurer. Un éclair lui écarquille les yeux. Elle rejette le buste en arrière. Semblant vouloir conserver sa contenance, elle se raidit.
Je vois mes mains se balader en zigzaguant de plus en plus hardiment sur ses côtes. Quand mes ongles titillent l'intérieur de ses bras, tout cède en elle.
Les sensations la submergent : elle s'esclaffe et se débat à perdre haleine. Déculpabilisé, certain de mon impunité, je la chatouille impitoyablement pendant un bon quart d'heure. Sans appui, tenue par Didier qui m'encourage, elle ne peut pas se protéger. Lorsque j'ai terminé, nous sommes en nage et je suis aussi exténué qu'elle.
Alors, chancelant, sans me retourner, je me rends tout droit dans ma chambre. C'est là, en entendant mon cœur battre à tout rompre, que je comprends ce qui la relie si fort aux deux garçons.
A plus de cinq ans de distance, nous nous reverrons, mais ni Alison ni moi n'évoquerons, à aucun moment, cette anecdote du début de notre adolescence.
Publié par PandarDeBrillar à 00:06:19 dans Choses vues | Commentaires (0) | Permaliens

Ils ont un long
calvaire devant eux,
les jeunes
machos.
Publié par PandarDeBrillar à 00:05:14 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) | Permaliens
Le nouveau prof de Sciences Naturelles(1)
a une deux-chevaux décrépite - il changera de voiture à la fin de l'année - où s'étale, sur la vitre arrière, un grand autocollant : « Jésus Sauve ».
Jeune, l'air animateur de camp de scout, barbe noire en bataille, il arbore toujours un large sourire.
Dernier arrivé du corps enseignant, il doit encore faire ses preuves.
Ses cours se donnent à l'arrière du bâtiment du Collège (cf. 12 mai & 24 juin), dans une grande pièce au rez-de-chaussée.
De la fenêtre, on découvre La Ferme à quelques centaines de mètres et, à mi-distance, une petite serre basse en mauvais état. Inutilisée, des carreaux en sont cassés.
Une tribu de chats tigrés, dérangés seulement par quelques escargots, y a élu domicile. Semi-sauvages, ils savent se défendre et les élèves ne les approchent que de loin en loin.
L'un d'eux, peut-être moins méfiant que les autres, a été attrapé la veille. Winnie, Barend, Didier, Richard et moi, qui participons ce matin-là aux travaux pratiques, n'en savons rien.
Au programme : les mammifères. La salle, éclairée profondément par les rayons du jour qui se lève, me semble plus immaculée, plus en ordre que d'habitude.
A même les catelles grises d'un plan de travail, drogué, sur le dos, pattes attachées et tête calée entre deux petites barres de métal, se trouve le minet. On le voit respirer, mais il est dans les vaps.
Le prof en blouse blanche - comme nous - se fend d'un bref laïus alambiqué par lequel il cherche à démontrer l'intérêt objectif de son initiative, à nous réconforter et à balayer tout sentiment de culpabilité.
Tandis qu'il argumente, nous ravalons notre salive en nous demandant si nous allons pouvoir supporter, participer même, à cette barbarie à visage rationnel.
Surmontant le dégoût général, l'odeur - décollage de l'intestin, l'émotion - découvrir en même temps que dépecer les trois paupières en faisant face au regard absent du matou, aucun de nous ne flanchera.
Découpé, le cœur est immédiatement suspendu à une tige en fer et branché à un robinet. Il continuera de battre pendant toute l'opération.
Affairés plusieurs heures durant, nous ne laisserons qu'une fourrure vide, maintenue par des fragments de squelette nettoyé, et des pièces détachées.
Si mes camarades et moi avons pu dominer notre indignation et notre écœurement pour débiter méticuleusement un être vivant, c'est que la mise en condition nous a sérieusement amadoués: coma de la victime, observation réalisée au nom d'une démarche dite scientifique, prescrite dans un cadre et par une autorité éducative, à l'occasion de laquelle nous ne voulons pas montrer nos faiblesses.
Evidemment, il ne me reste à peu près rien de l'enseignement proprement biologique de ce sacrifice matinal. J'en ai cependant retenu que le christianisme autorise une singulière conception du rôle de nos frères inférieurs (cf. le 12 mai).
Pour ce qui est du prof, il a dès lors trouvé sa place. Malgré sa dégaine sympa, son visage invariablement jovial, les enseignants et élèves le respecteront, mais il ne sera pas aimé.
D'ailleurs, il n'a pas répété cette forme de pédagogie avec les volées suivantes. Pas même sur la dépouille d'animaux abattus pour la boucherie (Ouf !).
1. En haut, la tête de l'enseignant, caricaturée à l'époque par un élève.
Publié par PandarDeBrillar à 00:01:16 dans Choses vues | Commentaires (1) | Permaliens
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Un vent frais venu de nulle part : c'est moi.