Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Giordano Bruno, le Bouddha et moi sommes d'accord | 20 mai 2007

Jeunes étoiles vues par Hubble.

Giordano Bruno,

le Bouddha

et moi

sommes d'accord
 

Contingence de l'être : le monde est « absurde », sans raison. Il est « en trop ». Il existe simplement, sans « fondement ». Les choses et les hommes existent de fait, et non de droit.
Sartre, La Nausée 

L'univers se transforme à chaque instant. Le déploiement des métamorphoses de tout ce qui est : voilà sa vraie nature

La danse équilibrée de Shiva symbolise la Création & la Destruction

Tout change, aucune forme n'est définitive ni organisée selon des assemblages immuables. Le réel auto-engendre lui-même ses formes et ses causes.

« Je » est donc le centre d'une complication d'agrégats, tous enrôlés dans des trajectoires diverses et infinies. C'est là toute mon origine et tout mon avenir ; il n'y en a pas d'autre. Il n'y a ni dépassement (aufheben) ni création, mais des transformations en mouvement.

Le bigbang a eu beau produire la masse et l'énergie, peut-être en même temps la fameuse formule E= mc2 et autres constantes physiques, une seconde avant que le temps n'apparaisse (phrase absurde) c'est la vacuité qui a engendré les premiers grumeaux d'existence.

"Alors" tout se resserrait, se dissolvait, en une synthèse de l'être et du non-être.

Illustrons : Le point est au mieux figuré par le lieu d'intersection de deux lignes, puisqu'il est immatériel, non quantifiable. Stricto sensu, il est non représentable.

Mais en se déplaçant, il crée de la ligne qui est mesurable, puis du plan et lorsque le plan se développe apparaît du volume, constitué, lui aussi et exclusivement, du non-être des points qui le composent.

La vacuité est le rapport entre le non-être (le point) et l'être (le volume). On pourrait faire passer le mouvement pour la cause qui engendrerait de l'être mais, au final, il n'est lui-même qu'un élément, comme le point, dont la source commune est la vacuité.

Rien a produit quelque chose et l'essence de ce quelque chose est le rien.

Publié par PandarDeBrillar à 07:25:32 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) |

L'Art Suisse (romand) existe-t-il ? | 20 mai 2007

 

L'Art Suisse (romand) existe-t-il ?

Un pays, une littérature ?

 

Je réfléchis à ce que peut bien représenter la littérature suisse pour moi.

C'est qu'au fond, et cela a du sens, je n'ai jamais voulu me la poser, cette question !

Je me souviens avoir suivi à l'uni un séminaire sur la littérature suisse.

Des Paracelse, Pestalozzi, Keller et Gotthelf, aussi originaux que rébarbatifs, y défilaient sous l'œil pétillant et à travers la faconde extravagante de l'inénarrable Berchtold.

Mais je ne suis ensuite jamais allé les visiter plus avant.

J'ai lu, un peu ou plus :

Par James Pradier, 1834 (Genève, Ile Rousseau).Rousseau, Amiel, Landry, Pourtalès, Rougemont, Ramuz, Cendrars, De Saussure, Sismondi, Piaget, Cohen, Bille, Starobinsky, Bouvier, Bagnoud, Chessex, Haldas, Urbain et, même si je ne fréquente certes pas assez les contemporains, d'autres encore, résolument passés à la trappe.

Décidément, les Genevois n'y comptent pas pour rien. Cependant la majorité me semble, hormis quelques belles exceptions, tombée dans l'accessoire, le provincial.

Outre les BDs d'un Töpffer ne surnagent, vers qui je me tourne spontanément (sans me dire «C'est un Suisse, il faut que je fasse un effort») que Rousseau, Bagnoud et Elfriede Jelinek, Nobel 2004.Bouvier en français - même Ramuz et Piaget commencent à sombrer.

Il faut encore invoquer, bien sûr, Hesse - encore qu'il s'affaiblisse avec le temps, Jung, Frisch, Dürrenmatt et Zorn, mais je ne les connais que traduits. D'ailleurs, je m'aperçois que je ressens, en les citant, les Suisses allemands avec une semblable impression d'exotisme que s'il s'agissait de Mishima ou de Marquez !

J'ajoute ici la très remarquable autrichienne Elfriede Jelinek, dont je viens de terminer le magistral "Lust", car ses productions relèvent d'une sphère culturelle (civilisation alpine), d'un imaginaire, identiques à ceux de certains Vallotton, Nu jouant aux cartes, 1912de nos modernes helvètes. De quoi brouiller le schéma.

En peinture, sans prétendre à l'originalité, je retiendrais peut-être Auberjonois, Böcklin, Calame, probablement Hodler, Füssli, Escher et quelques autres, mais surtout ces quatre : Liotard, Vallotton, Giacometti et Klee.

Ce n'est pas leur "helvetitude" - chacun a la sienne, qui me semble présenter des liens forts ténus avec celle des autres - mais leur apport proprement créatif, qui retient l'attention.

Si, comme en littérature, j'abandonne le critère de l'origine nationale, il n'y Giacometti, Le Chat, 1951.en a qu'un ou deux, de cette liste, qui m'importent réellement, alors que dans ma vie de tous les jours, il y a plus de vingt artistes et philosophes qui accompagnent, vivement, mon périple.

Ceci m'amène à remarquer qu'ici comme ailleurs, je ne me sens pas Suisse - pourtant j'y suis né. Je suis essentiellement habitant de nulle part, puis des œuvres, puis de la langue française et un peu de l'anglaise, enfin, exceptionnellement, de l'allemande.

En Géographie mentale, mes racines sont moins exubérantes. Dans l'ordre, je me dirais d'abord brutalement séparé du monde (lorsque je quitte mes rôles), puis éventuellement de mon canton, européen, cosmopolite et Klee, Tête d'homme, 1922.enfin, mais vraiment en queue de liste, Suisse.

Comme ça, maintenant, j'utiliserais un gros poncif en disant que les artistes, s'ils en sont, atteignent à l'universel, et qu'en ce qui me concerne, ce n'est que sous ce rapport qu'ils m'intéressent, éventuellement ( il y faut encore d'autres signes, plus personnels ).

Somme toute, il me semble relativement artificiel de catégoriser les créateurs par pays. Sans être dénuée d'une certaine portée exégétique ou pédagogique, la catégorie « oeuvre française », par exemple, est bien peu pertinente.

Trop de courants traversent les lieux et surtout : l'originalité se détache de ce qui l'a produite.

A tout le moins est-il nécesaire de croiser l'origine avec la période et Munch, La puberté, 1894d'autres critères, où en grande partie, elle se dissout. Munch : peintre réaliste, puis expressionniste, norvégien ayant travaillé en France et en Allemagne au début du 20ème siècle; Fritz Lang : cinéaste actif de 1920 à 1960, autrichien, naturalisé américain, maître de l'expressionnisme allemand, etc.

Cette réflexion se coule dans beaucoup de mots qui ne me satisfont pas complètement, mais qui m'ont permis de synthétiser et d'éviter que ce texte ne fasse dix pages ou bien davantage.

Il a fallu que j'y parcours, en galopant, le champ que le thème implique, aussi son contenu demeure-t-il un rien ouvert et dubitatif.

J'ai tenté de considérer les œuvres conçues dans ce coin du monde en les abritant sous un même en-tête ; cependant le résultat engendre moins d'élucidations que d'autres mises en perspective. C'est que la catégorie nationale, en l'occurrence, s'avère quasi-inopérante.

Publié par PandarDeBrillar à 03:02:47 dans Opinions de Pandar | Commentaires (0) |

Compteur

Depuis le 11-05-2007 :
151789 visiteurs
Depuis le début du mois :
3200 visiteurs
Billets :
118 billets

Moi

Comment Arcimboldo m'a vu.


Un vent frais venu de nulle part : c'est moi.

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03