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Langage configuré
En passant par tous les détours
j'arrive quand même finalement
au cœur de ce même langage,
du sang qui bout au-dessous des mots.
Et de tes doigts, quand tu parles
qui laissent filer les lumières
par la porte entrouverte
d'une gesticulation parfois ramassée.
Quand je n'arrive pas à sentir l'amour
je me demande pourquoi c'est toi
dont les affects me préoccupent,
même si ces choses ne se disent pas.
Même si dans tous les sens
tu bouges pour effacer ma raison
parce que tu voudrais simplement
te complaire du silence enduré.
Comme si on pouvait choisir
de rester là où on ne sent rien
alors qu'il suffirait de penser
aux rondeurs que la vie nous offre.
Et de ce vin qui pourrait couler
pour nous donner encore
la caresse d'une main lointaine
si petite qui se faufile vraiment.
Et qui attrape le son de nos voix
par le bout de la prochaine réplique,
dans l'immanence de ma religion
et la profondeur de tes orientations.
Là où je m'imagine connaître
les configurations de l'absolu
c'est par la gravité de tes souffrances,
dont la multiplicité en moi s'est cadastrée.
Publié par POETESSA à 11:21:54 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
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