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L'amour en marche Avoir vécu ma peau à l'envers un court instant, Mais moi je préfère l’odeur et le son...
et senti les choses davantage de ton côté que du mien
dans une ovulation mentale à perdre haleine
qui m'a fait toucher l'essentiel
avec le futur en surplus.
Ma peau allumée du contact
que la seule odeur lui procure et la parcourt,
sans même la consumation de ta chair par ma chair
à boire le flux de nos sympathies déversées,
menées d'indéfectible sinuosité d'existence.
L'amour en marche je te l'accorde
puisque notre amour sait marcher
et que nous ne livrons pas nos âmes affectées
aux catalogues d’étalage des commerces
dont le son écaillé des boîtes variées déjà se meurt.
Puisqu'elles exagèrent les bases du mouvement
et qu'elles détériorent les règles de la vérité
les fièvres de la passion cupide sont déjà frelatées
et font gémir aux abords de la toile vivante de la liberté
sans arriver à sauver la mémoire universelle du chaos.
Je me lèverai donc pour dire avec force
que depuis que nous avons extériorisé nos organes
nous avons rétrogradé de l'héritage dyonisiaque
qui laissait s'associer le regard à l'épidermique beauté;
maintenant que l'organe fonctionne l'esprit se tait.
D'ailleurs pour bouger dans la chair par la chair
il ne suffit pas de fendre le bon sens
car appuyer les muscles aux contours du réel
est l'effet d’idées profondes dont les marques incantatoires
s’incurvent au diamètre de vibrantes incarnations.
Et je préfère la lumière...
Publié par POETESSA à 13:33:52 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
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