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"Sommes-nous ainsi fait pour boire la mort à petites doses, quotidiennement, pour garder la force de vivre ?"

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"VA , je ne te hais point..." | 14 octobre 2007

 

JEN AI JUSTE MARRE MARRE MARRE DE TOUTE CETTE MERDE
A quoi ca sert d'être calme et optimiste quand tout fou le camp ?
A la poubelle lyrisme ou autre chant debile d'oiseau pour puceau
moi tous ces cons je les foutrai sur un bucher et je me delecterai du spectacle des flammes lechants leurs membres.

Enfin j'entendrai leurs cris épouvantés qui me prouvera qu'ils peuvent ressentir la douleur, que ce sont des êtres réels putain. Je me débats contre des fantômes, je parle dans le vide, c'est grotesque. Je suis écrasée par ma propre existence, souflle de vie timide, démarche nonchalante, le bruit de mes talons ne résonne que sur un sombre macadam, cadence appuyée mais rêves évanouis. Les jours durant, la solitude ne se soucie pas du temps.

Il est bien trop tard pour regarder derriere son épaule, faire la fameuse mixture de nos souvenirs et nos mensonges, pour moins souffrir. Les personnages ont l'air de momies dégoulinantes dans les cryptes du temps.

Je finirai moi même par m'injecter un de ces produits anesthésiants, histoire d'être en vrac, ou même de m'enrouler seule dans un linceul. Je sais ce que je veux : je veux plus mourir. Y'a juste des choses impossibles. C'est sans issue. Jsuis désolée, j'y arriverai pas, j'ai beau lutter , je nous porte à bout de bras.

Je te laisse mon sourire et te souhaite de réussir.

Publié par croqumalin à 15:57:46 dans Keep strong | Commentaires (0) |

"Parce que c'était Lui, parce que c'était Moi" | 13 octobre 2007

 

Bernard Franck vient de mourir, et avec lui s'envole les dernières traces de ma vie de lycéenne.

Toutes ces soirées galères où le but était de se mettre cher,
tous ces fous rires artificiels,
tous ces trous de mémoires entre 2h et 4h du mat',
tout ce qu'on s'amusait à regretter le lendemain,
toutes ces arrivées au lycée le lundi matin les yeux cernés et gonflés du manque de sommeil,
toutes les dissert' qu'on finissait en perm' en se portant absent,
toutes les batailles de stylos,
toutes les larmes versées pour des vieux cons,
tous les hors forfaits où on crachait sur Mélanie la chipie,
tous les airs importants qu'on se donnait parce qu'on passait le BAC...

Finalement, je l'ai ce fameux « passeport » et quoi ?
J'ai posé le pas dans ma nouvelle vie, et je commence à comprendre que le « moi » est fragmenté. Certes j'ai été tout ce que j'ai décrit, et certes aujourd'hui je ne suis autre chose.
Bernard Franck incarnait ce trait d'union entre mes deux « moi », je savais qu'en le regardant j'étais encore celle qui l'avait sauvé de passer à la casserole (au sens propre), je pouvais m'empêcher de sourire en le voyant frétiller comme ça.

Dans mon oraison funèbre, je me suis appliquée à lui promettre de retrouver mon fil rouge, parce qu'il ne mérite pas moins.

Publié par croqumalin à 14:59:51 dans Keep strong | Commentaires (0) |

My heart is bleeding, ooo I miss U | 17 septembre 2007

  Les mois, les années ont beau passés,
les distances qui nous séparent se sont (certes) alongées,
la trace de ton passage dans ma vie reste indélébile.

Vague impression de finitude à tes cotés,
de plénitude assurée,
attitude d'une petite fille intimidée,
je lève la tête pour rencontrer
ton indécrochable sourire.

Plongée dans l'abysse de nos souvenirs où nos fous rires résonnent,
une seule pensée me martèle,
comment aurais-je vécu ma petite vie sans toi ?

Sur un pied d'estale je t'es logé,
jusqu'à la fin je resterai cette gamine innoncente,
amoureuse pour la premiere fois,
qui de ses yeux émerveillés craignait de ne plus être à la hauteur.

Je ne remercierai jamais assez les étoiles
d 'avoir mis sur mon chemin,
mon double, au masculin.

A celui dont 857km me sépare,
A celui dont je n'oublierai jamais le regard,
A celui sur lequel je n'ai jamais osé ecrire,
Peur de mettre des mots qui ne pourrait convenir,
A mon meilleur ami,
Alexis.

Tes iris azurs ont coloré mes souvenirs,
ils me suivent depuis huit annés,
et le mieux que je puisse espérer, c'est qu'ils ne me quittent jamais.

Publié par croqumalin à 21:54:19 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) |

Moi, si je parle à ceux qui savent, pour les autres, exprès, j'oublie tout. | 15 septembre 2007

 

Au risque de répéter l'illustre Paul Valery, j'ennonce tout de meme la phrase suivante, nous sommes tous mortels. Nous autres. Et parfois, je me mets à angoisser sur les traces que je laisserai derière moi ; a plus petite échelle je pense à Lui. Et s'il disparaissait comme tant d'autres dans le sombre brouillard de nos vies quotidiennes. Tout va aller très vite, je ne le sais que trop bien, mais j'ai toujours l'innocence et la naiveté de penser qu'on s'en sortira quoi qu'il arrive. La vie ne peut pas être injuste à ce point. Non, elle ne peut pas.


On mène notre bateau difficilement, la coque abimée, les voiles trouées, on resiste tant bien que mal aux tempetes, patiemment. Courageusement on guette l'éclaircie si petite soit elle, seule lueur d'espoir. Mon Tout, mon Dieu. Je l'aime, et malgré certaines théories, j'ose espérer que l'origine n'est pas la meilleure forme de notre histoire, que le temps ne nous entraine pas à notre perte, n'est pas vécu sous un mode de décomposition.

Parfois je fais ce rêve où je souffle, petite, ma frange brune dans les yeux, sur ce pissenlit aux inombrables graines fixées à son coeur. Je les observe se détacher une à une, virevoltant, s'en allant rejoindre leur éternité. Bien que l'image donnée est épurée, sublimée, je ne peux m'empécher de me sentir émue. Finalement, c'était de la tristesse de les voir danser dans les courants venteux, toutes ces particules prenaient un chemin différent, certaines se perdraient dans leur nouvelle vie, c'est sur.


Je voudrai être maîtresse de mon destin, je voudrai le voir scellé devant mes yeux comme au théâtre. Je voudrai arrêter de pleurer pour des choses qui n'ont plus leur importance une fois diluées dans le temps. Et par dessus tout, j'aimerai arrêter de simuler mes émotions. Je pense, peut être à tort, que si je n'alimente plus mon fantasme, il s'éteindra de lui même. Pourtant, je me complais dans la douleur et ne débranche pas la machine à rêves, je préfère vivre dans un bonheur illusoire, plutot que de sentir le souffle froid de son fantome glacer mon oreille.

A mon plus grand désespoir, je suis de celle qui privilégie un "quelque chose" à un "rien". Le vide, l'abscence me plonge dans l'angoisse. Et tant que je peux La fuir, je ne men priverais aucunement!

Sur ce, je décide de sortir de ma torpeur et de retrouver le monde réel. Les idées, quand elles grouillent trop longtemps, elle finissent par moisir et ne plus sentir très bon.

Publié par croqumalin à 21:57:46 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) |

Nuit tu me fais peur, Nuit tu n'en finis pas... | 01 septembre 2007

Mon être de lumière s'est enfoncé dans la nuit,
le temps de son absence, je rentre dans un tunnel
dont jespere toujours voir le bout le plus rapidement possible
je prends une pleine inspiration avant d'y entrer
mes pas s'en rapprochent,
j'irai le chercher au bout de la nuit,
quoi qu'il advienne.


"Ce qui fait la nuit en nous peut laisser en nous les étoiles."

Publié par croqumalin à 11:30:46 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) |

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