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Léoutch*

"Sommes-nous ainsi fait pour boire la mort à petites doses, quotidiennement, pour garder la force de vivre ?"

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Fantaisies de l'Ombre | 14 novembre 2007

 

Eclat de mon regard
à l'affiche de ta pensée
Immaculée d'espoir
Je me refuse d'y songer
Redoublant d'imprudence
Je me dérobe à moi même
Et d'un ton plein d'assurance
Je me force à te rendre la pareille
Echange de banalités
Et constat d'illusion
Qui, à la dérobée
Rend coupable l'effusion
De ceux que je voudrai mort
Et auxquels j'aspire 
A se muer en tort
Au plus profond de l'abîme.
Ma colère n'a d'égal que ta faiblesse
Toi, petit animal pernicieux,
A qui pour tout égard j'accorde ma politesse,
Spectateur de cet aveu :
Bien qu'une charmante conquête
Tu ne sera jamais parmi ceux
Dont mon estime s'inquiète,
Pauvre avatar aux yeux piteux.
Felicité, Fatalité
Incidence ou accident
De ce portrait dyptique du passé,
Je n'en ressors que flamboyante.
Ivre de chagrin,
Poupée entre tes mains,
Ma tête aujourd'hui se relève,
Persuadée de trouver la fêve
Au creux de ceux
Dont la tendresse m'assiège,
Résolus à me voir heureuse.

Publié par croqumalin à 10:28:13 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) |

Parce que parfois, il n'y a plus d'autres issues. | 05 novembre 2007

 

Lentement, une goutte de sueur glisse le long de ma nuque, en reculant d'un pas je contemple le travail accompli d'un hochement de tête et d'un regard approbateur. Si certain enterre leur vie de célibataire, moi ce que je mets sous terre c'est mon ex et ses conneries que je lui ai enfoncé dans sa bouche avec ma pioche, photos, textes, souvenirs, qu'ils machera pour l'éternité puisque j'ai fini par lui assené un coup de pelle, histoire qu'il ne devienne pas ce genre de fantome qui agite le bras dans votre passé.


Au terme de cet agréable labeur (oxymore ?!) j'ai eu l'irresistible envie de devenir un cliché sur pattes : ni une ni deux, je suis partie rejoindre mes potes dans l'instant avec l'ambition de devenir cette fille paumée que l'on voit que dans les films. J'ai bu autant de verres que de larmes versées, j'ai fumé autant de rêves évanouis pour remettre ma balance de ma justice au diapason. J'en suis sortie chancelante, une truelle dans une main, un bac a ciment dans l'autre : il faut bien que je me reconstruise une vie déçante desormais.

 La nuit tombée, j'attrapais les chiffres de ton numéro dans une loterie où mon amour etait jetté aux paturages, c'était le bonheur que je tenais dans mes mains puisque le 6, le 7, le 15, le 56 faisait magiquement apparaître ta voix. En revanche, celle qui en faisait les frais c'était toujours cette conne de speakerine que je finissais par rouer de coups pour qu'elle arrete de les donner.


3H du mat' , je danse, ivre de chagrin, devant la fumée de mes souvenirs et LA, je regrette honnetement de ne pas avoir une larme a l'oeil, une mélodie dans la gorge et une guitare a portée de main pour remplir le tableau romantique. Sous les étoiles et d'une voix suave , je me serai mise à déplorer ton abscence, à accabler le destin, et surtout à supplier tes sens :
« 1,2,3 enorme fracas
4,5,6 chéri est parti
7,8,9 dans un lit tout neuf
10,11,12 jdevrai être jalouse ? »


Prise de conscience brutale devant ce texte pourave des ravages de l'alcool...
J'men fou demain je me mets au saxophone, ça gueule plus fort et en plus, il en avait horreur .

Publié par croqumalin à 20:13:59 dans I cannot ask for more | Commentaires (2) |

La lucidité mène-t-elle nécessairement au pessimisme? | 29 octobre 2007

 Je veux pas céder à la fatalité
ni tomber dans le pathétique
je ne veux pas etre une poupée
qui acquiece d'un hochement frénétique
je veux plus crier contre ces forces maléfiques
ni m'abandonner a quelques jugements hypothétiques
je veux tout donner
quitte a devenir créancier
de l'assentiment éprouvé
je veux pas me résumer à 3mots griffonés
la hate abime mes bijoux d'éternité
je veux sortir de ma prison dorée
ne plus me laisser abuser,

entrainée par l'abime qui recouvre
quelques paillettes bien placées.
je veux croire que mes pas
me trainent au dela de mes espoirs
que l'on traverse quelques épreuves que ce soit
sans m'arreter au hasard
d'une rue ou d'une rencontre
juste avoir cette fameuse étincelle, en priant que le meilleur ne soit pas derrriere moi.

Publié par croqumalin à 11:34:23 dans Keep strong | Commentaires (0) |

Parfois, il faut savoir redescendre sur terre. | 29 octobre 2007

 

C'est la toute première fois que je n'ai plus de mots
Bouche bée
mon stylo ecrit des mots invisibles
surement parce que je ne peux pas tremper ma plume dans mes larmes
je n'en ai pas, j'en ai trop versé.
Je suis une plaie ouverte seulement refermée quand t'es la
Je suis une blessure béante qui laisse des trainées de sang apres son pasage.
Anesthésiée de la réalité par mes reves ou je te retrouvais
je suis de celle qui vivait son amour dans les trains,
et qui le quantifiait au nombre de larmes versées sur le quai.
Je frisonne à ces évocations,
mais un poids semble s'être levé
je viens de comprendre que danser dans mes chaines
ce n'est pas la liberté.
C'est étrange comme on peut se sacrifier pour des choses
auxquelles on tient, une sorte d'échange équivalent
A chaque bonheur sa peine
A chaque piece d'or son double en chocolat qu'on incise d'une dent féroce
le faux nous ronge et on le detruit
pour s'en prémunir
parfois il faut mieux s'enfuir avant que le gateau ne s'emiette et nous tache.
Les traces que tu me laisse, je m'appliquerai à les balayer une à une.
Le parfum de la souffrance ne me grise plus comme l'alcool.
Mon reve, je l'ai touché du doigt et
parfois il ne faut pas etre trop gourmand et n'attendre que ce qui advient.
Ni les regrets ni les remords ne seront mon cheval de course
je continuerai de marcher, le mains dans les poches, le nez en l'air
et m'eclipser comme je suis apparue
dans l'ombre d'un rayon d'été ou dans le souffle amer du vent.

Publié par croqumalin à 11:27:12 dans Keep strong | Commentaires (0) |

Il m'avait souhaité une bonne année ... | 26 octobre 2007

 Une enclume m'est tombée sur la tête hier, entre 2Oh/21h. Au détour d'une phrase, la mort s'est glissée. Les mots ont éclaté comme une bombe, mes mains ne sont mises à trembler, ma vue s'est brouillée. Alanguie, Anéantie, Abattue. « Il est mort » Je ne cessais de ressasser cette phrase sans qu'elle puisse être digérée par mon cerveau, mon corps. Mon estomac me faisait atrocement souffrir, je voulais vomir, vomir la vie. « non c'est pas possible Léa, il était trop jeune, t'as mal entendu » . Tout s'est arrêté un instant, tout me parvenait avec des années lumières de distance, cette phrase n'appartenait pas a ce monde, c'était juste impossible. Paralysée, Apathique.

 Violemment déchiqueté par un camion.
19Ans.
Permis en poche depuis à peine un an.
Mort.
Ca me paraît irréel.
D'une autre dimension.

 Il va se connecter sur msn tout à l'heure, son nom s'affichera sur mon portable ce soir, il sonnera chez moi demain. Mais, c'est fini, il a claqué la porte.

 Depuis,je pouris la vie de mots ignobles, j'ai tellement de colère qui s'est cristallisée au creux de moi. Cette p**** n'avait pas le droit de le faucher, de couper net une si jeune lumiere, il lui restait tellement chose à accomplir, même pas au quart de son chemin. J'ai envie de vomir toute cette merde.
Ca me rappelle que moi aussi je fais partir de ce jeu malsain dont les règles me terrorisent.

 Je lance donc un appel, Restez Vigilant Sur La Route, par pitié. Souvenez vous que nous ne sommes pas invincibles, que le droit à l'erreur n'existe pas, afin que Nicolas ne soit pas mort pour rien.

Publié par croqumalin à 10:29:18 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) |

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