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Le 2 janvier à 11h, le téléphone sonne, ma mère décroche « Il est parti. »
Je m'effondre, ne parle pas, regarde par la fenêtre, il faisait beau et la pluie tombe sur mes joues.
Je suis incapable de dire combien de temps je suis restée dans cet état d'êxtreme vide. Peut être 1h ou bien 2h. Ce n'était pas tant le manège quotidien de ma rue que j'observais, mais mes souvenirs qui se déroulaient. J'étais prise d'une peur panique de les oublier, en en faisant une liste, je n'en perdrais pas une miette. Avant de fermer la porte du musée de mon esprit, je jette un coup d'œil sur le dernier tableau, son ultime regard sur le lit d'hopital, la rose jettée sur son cerceuil par un jour de grand vent quelque part dans la campagne bourguignone.Je ne peux toujours pas concevoir comment une si grande âme, peut rester enfermée dans une si petite boîte.
Depuis, je sombre au fil des jours, si au départ je pouvais le cacher , aujourd'hui je transpire de tristesse. Un tracas quotidien devient une montagne insurmontable et à mesure que le calendrier défile, ces montagnes se transforment en la cordilière des Andes ou l'Hymalaya, c'est encore à voir.
Plus rien ne va, plus personne ne me comprend, et moins je parle. Je me suis murée dans le silence. Je traîne mon regard humide indifférent sur la vie.
Je ne peux pas leur en vouloir, on fuit les gens tristes, avec leur philosophie à 3sous inspirée de Shopenhaeur, qui ne peuvent envisager que le malheur, ça jure avec la ligne directrice d'aujourd'hui « Etre heureux quand on veut, comme on veut, où on veut ».
C'est vraiment un slogan moisi.
Publié par croqumalin à 13:35:29 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) | Permaliens
" Mais, dis-moi, comment tu fais ?"
" J'ai jamais économisé mes forces pour le retour "
Publié par croqumalin à 12:49:27 dans I cannot ask for more | Commentaires (1) | Permaliens
Si désolée je suis de ne pas avoir donné de nouvelles tout ce temps.
Une pile d'obligation inajournables m'ont été attribuées.
Enfin... je ne vous cache pas que ce mot recouvre une dimension que je ne saurai exprimer. C'est surement trop tôt ou trop tard, le prisme du temps nous detruira tous, je vous assure. Nan, rassurez vous je ne suis pas venue proner la théorie de l'apocalypse, mais comme je l'avais déjà esquissé il y a quelques mois, il existe des périodes dans la vie où il semble que tout s'est figé.Depuis la connaissance de la maladie, même si je n'en suis pas affectée personnellement, j'en suis l'otage, je la vis au quotidien. Le verdict était rendu d'avance : aucune amélioration possible. On se sent si seul devant la réalité que découvre de tels mots. Impuissant, résolu a attendre ce fameux coup de téléphone de l'hopital : « Il nous a quitté ». Faible euphémisme pour signifier qu'il a souffert jusqu'à la dernière seconde de son existence, embaumé du parfum de la mort rodant autour de son enveloppe charnelle.
La maladie l'a transformé, il n'est déjà plus celui que j'ai connu, terriblement amaigri, les yeux plongés dans le vide : manifestation physiologique de la dose de morphine prescrite. Il possède ce courage incroyable de se battre chaque jour, et s'inquiète encore pour les autres plus que pour lui, tout en sachant que c'est perdu d'avance. Ce soir deux alternatives se sont imposées : aller rencontrer la mort au pied de son lit, ou simplement l'entendre.
Je suis démunie. Je crains de mourir à la même seconde, emportée par la douleur.
Publié par croqumalin à 19:57:44 dans Keep strong | Commentaires (0) | Permaliens
ENFAIT LA CA COMMENCE JUSTE A FAIRE TROP.
Ok, les cheminots font grève
Ok, ça fait juste sept jours,
Ok, je marche une heure pour arriver au lycée chaque jour alors qu'il fait moins 3,
Ok, ça arrive et ça s'arretera un jour.
Ok, la loi Pecresse indispose les Universités
Ok, la BU est fermée à cause des manifestants
Ok, les CRS se déplacent tous les quatre matins
Ok, ça arrive et ça s'arretera un jour.
Ok, les fonctionnaires veulent plus de pouvoir d'achat,
Ok, ils sont mal payés et refusent le dégressage des effectifs,
Ok, les écoles sont fermées en raison de l'abscence des profs,
Ok, ça arrive et ça s'arretera un jour.
MAIS QUE CE MATIN IL Y AIT DES BARRICADES DEVANT LES PORTES DE MON LYCEE
ALORS QUE JE ME SUIS ENCORE SOULEE A ME LEVER DIX FOIS PLUS TOT QUE D HABITUDE
JE NARRIVE PLUS A PRENDRE SUR MOI.
BLIAD! JE KIFFERAI QU ILS CREVENT TOUS DANS UNE BETE DE TEMPETE.
Publié par croqumalin à 11:32:18 dans Keep strong | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par croqumalin à 15:17:54 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) | Permaliens