Publié par croqumalin à 19:13:24 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) | Permaliens
Ca y est, après avoir touché le fond du fond, je commence enfin à remonter !
Le médecin l'avait dit « encore une semaine à ce rythme et c'était la perte de connaissance ».
J'ai finis à 5h de sommeil par nuit [souvent tourmenté de cauchemars d'ailleurs], une alimentation qui ferait frémir n'importe quel nutritionniste [ un truc complètement déréglé, genre des pâtes à 5h du mat' ] , 5 dissertations la semaine [ on les compte en heures de sommeil en moins à s't'heure ci!] et le stress qui va avec.
Constat = une morte vivante avec 7 de tension
« les nerfs tendus par le présent, elle était aussi la proie d'une peur étrange : à chaque fois que le gouffre du temps s'ouvrait, livrait passage à une seconde, un danger inconnu, lui semblait-il pouvait surgir du même coup. Cette tension était trop implacable et trop dure pour qu'on put la supporter longtemps sans malaise »
Comment j'en suis arrivée là?
Sûrement pour me détourner du vide depuis la perte de mon grand père, travailler jusqu'à tomber de fatigue, peu importe les moyens pour ne pas être confrontée à cet abîme. C'est plutôt pathétique, je sais :) J'ai rien trouvé de mieux.
« Salut donc, bonheur! Mais ensuite, point de salut pour ces rêves qui enflent et déforment le réel ; point de salut pour ces rêves qui nous émiettent, nous déchirent, nous transpercent et nous écartèlent, la nuit, quand nous voudrions dormir »
Mais il n'y a plus cette vague qui m'engloutit, le ventre qui se noue et me fait souffrir à son évocation. J'ai arrété de pleurer chaque soir. Hier, j'ai même réussi à rigoler, à m'amuser, à être sociable [ c'était pas gagné, depuis quelque temps, j'avais des rapports assez particuliers : je ne parlais pas, je me foutais de la gueule de cette masse ingnorante ]. J'étais insupportable et j'étais la première à en être honteuse. Je n'avais juste pas la force d'être autre chose. J'accusais le coup.
Publié par croqumalin à 11:04:28 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) | Permaliens
Le 2 janvier à 11h, le téléphone sonne, ma mère décroche « Il est parti. »
Je m'effondre, ne parle pas, regarde par la fenêtre, il faisait beau et la pluie tombe sur mes joues.
Je suis incapable de dire combien de temps je suis restée dans cet état d'êxtreme vide. Peut être 1h ou bien 2h. Ce n'était pas tant le manège quotidien de ma rue que j'observais, mais mes souvenirs qui se déroulaient. J'étais prise d'une peur panique de les oublier, en en faisant une liste, je n'en perdrais pas une miette. Avant de fermer la porte du musée de mon esprit, je jette un coup d'œil sur le dernier tableau, son ultime regard sur le lit d'hopital, la rose jettée sur son cerceuil par un jour de grand vent quelque part dans la campagne bourguignone.Je ne peux toujours pas concevoir comment une si grande âme, peut rester enfermée dans une si petite boîte.
Depuis, je sombre au fil des jours, si au départ je pouvais le cacher , aujourd'hui je transpire de tristesse. Un tracas quotidien devient une montagne insurmontable et à mesure que le calendrier défile, ces montagnes se transforment en la cordilière des Andes ou l'Hymalaya, c'est encore à voir.
Plus rien ne va, plus personne ne me comprend, et moins je parle. Je me suis murée dans le silence. Je traîne mon regard humide indifférent sur la vie.
Je ne peux pas leur en vouloir, on fuit les gens tristes, avec leur philosophie à 3sous inspirée de Shopenhaeur, qui ne peuvent envisager que le malheur, ça jure avec la ligne directrice d'aujourd'hui « Etre heureux quand on veut, comme on veut, où on veut ».
C'est vraiment un slogan moisi.
Publié par croqumalin à 13:35:29 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Depuis le 04-05-2007 :
17494 visiteurs
Depuis le début du mois :
271 visiteurs
Billets :
35 billets