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Léoutch*

"Sommes-nous ainsi fait pour boire la mort à petites doses, quotidiennement, pour garder la force de vivre ?"

Octobre

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La lucidité mène-t-elle nécessairement au pessimisme? | 29 octobre 2007

 Je veux pas céder à la fatalité
ni tomber dans le pathétique
je ne veux pas etre une poupée
qui acquiece d'un hochement frénétique
je veux plus crier contre ces forces maléfiques
ni m'abandonner a quelques jugements hypothétiques
je veux tout donner
quitte a devenir créancier
de l'assentiment éprouvé
je veux pas me résumer à 3mots griffonés
la hate abime mes bijoux d'éternité
je veux sortir de ma prison dorée
ne plus me laisser abuser,

entrainée par l'abime qui recouvre
quelques paillettes bien placées.
je veux croire que mes pas
me trainent au dela de mes espoirs
que l'on traverse quelques épreuves que ce soit
sans m'arreter au hasard
d'une rue ou d'une rencontre
juste avoir cette fameuse étincelle, en priant que le meilleur ne soit pas derrriere moi.

Publié par croqumalin à 11:34:23 dans Keep strong | Commentaires (0) |

Parfois, il faut savoir redescendre sur terre. | 29 octobre 2007

 

C'est la toute première fois que je n'ai plus de mots
Bouche bée
mon stylo ecrit des mots invisibles
surement parce que je ne peux pas tremper ma plume dans mes larmes
je n'en ai pas, j'en ai trop versé.
Je suis une plaie ouverte seulement refermée quand t'es la
Je suis une blessure béante qui laisse des trainées de sang apres son pasage.
Anesthésiée de la réalité par mes reves ou je te retrouvais
je suis de celle qui vivait son amour dans les trains,
et qui le quantifiait au nombre de larmes versées sur le quai.
Je frisonne à ces évocations,
mais un poids semble s'être levé
je viens de comprendre que danser dans mes chaines
ce n'est pas la liberté.
C'est étrange comme on peut se sacrifier pour des choses
auxquelles on tient, une sorte d'échange équivalent
A chaque bonheur sa peine
A chaque piece d'or son double en chocolat qu'on incise d'une dent féroce
le faux nous ronge et on le detruit
pour s'en prémunir
parfois il faut mieux s'enfuir avant que le gateau ne s'emiette et nous tache.
Les traces que tu me laisse, je m'appliquerai à les balayer une à une.
Le parfum de la souffrance ne me grise plus comme l'alcool.
Mon reve, je l'ai touché du doigt et
parfois il ne faut pas etre trop gourmand et n'attendre que ce qui advient.
Ni les regrets ni les remords ne seront mon cheval de course
je continuerai de marcher, le mains dans les poches, le nez en l'air
et m'eclipser comme je suis apparue
dans l'ombre d'un rayon d'été ou dans le souffle amer du vent.

Publié par croqumalin à 11:27:12 dans Keep strong | Commentaires (0) |

Il m'avait souhaité une bonne année ... | 26 octobre 2007

 Une enclume m'est tombée sur la tête hier, entre 2Oh/21h. Au détour d'une phrase, la mort s'est glissée. Les mots ont éclaté comme une bombe, mes mains ne sont mises à trembler, ma vue s'est brouillée. Alanguie, Anéantie, Abattue. « Il est mort » Je ne cessais de ressasser cette phrase sans qu'elle puisse être digérée par mon cerveau, mon corps. Mon estomac me faisait atrocement souffrir, je voulais vomir, vomir la vie. « non c'est pas possible Léa, il était trop jeune, t'as mal entendu » . Tout s'est arrêté un instant, tout me parvenait avec des années lumières de distance, cette phrase n'appartenait pas a ce monde, c'était juste impossible. Paralysée, Apathique.

 Violemment déchiqueté par un camion.
19Ans.
Permis en poche depuis à peine un an.
Mort.
Ca me paraît irréel.
D'une autre dimension.

 Il va se connecter sur msn tout à l'heure, son nom s'affichera sur mon portable ce soir, il sonnera chez moi demain. Mais, c'est fini, il a claqué la porte.

 Depuis,je pouris la vie de mots ignobles, j'ai tellement de colère qui s'est cristallisée au creux de moi. Cette p**** n'avait pas le droit de le faucher, de couper net une si jeune lumiere, il lui restait tellement chose à accomplir, même pas au quart de son chemin. J'ai envie de vomir toute cette merde.
Ca me rappelle que moi aussi je fais partir de ce jeu malsain dont les règles me terrorisent.

 Je lance donc un appel, Restez Vigilant Sur La Route, par pitié. Souvenez vous que nous ne sommes pas invincibles, que le droit à l'erreur n'existe pas, afin que Nicolas ne soit pas mort pour rien.

Publié par croqumalin à 10:29:18 dans I cannot ask for more | Commentaires (0) |

"VA , je ne te hais point..." | 14 octobre 2007

 

JEN AI JUSTE MARRE MARRE MARRE DE TOUTE CETTE MERDE
A quoi ca sert d'être calme et optimiste quand tout fou le camp ?
A la poubelle lyrisme ou autre chant debile d'oiseau pour puceau
moi tous ces cons je les foutrai sur un bucher et je me delecterai du spectacle des flammes lechants leurs membres.

Enfin j'entendrai leurs cris épouvantés qui me prouvera qu'ils peuvent ressentir la douleur, que ce sont des êtres réels putain. Je me débats contre des fantômes, je parle dans le vide, c'est grotesque. Je suis écrasée par ma propre existence, souflle de vie timide, démarche nonchalante, le bruit de mes talons ne résonne que sur un sombre macadam, cadence appuyée mais rêves évanouis. Les jours durant, la solitude ne se soucie pas du temps.

Il est bien trop tard pour regarder derriere son épaule, faire la fameuse mixture de nos souvenirs et nos mensonges, pour moins souffrir. Les personnages ont l'air de momies dégoulinantes dans les cryptes du temps.

Je finirai moi même par m'injecter un de ces produits anesthésiants, histoire d'être en vrac, ou même de m'enrouler seule dans un linceul. Je sais ce que je veux : je veux plus mourir. Y'a juste des choses impossibles. C'est sans issue. Jsuis désolée, j'y arriverai pas, j'ai beau lutter , je nous porte à bout de bras.

Je te laisse mon sourire et te souhaite de réussir.

Publié par croqumalin à 15:57:46 dans Keep strong | Commentaires (0) |

"Parce que c'était Lui, parce que c'était Moi" | 13 octobre 2007

 

Bernard Franck vient de mourir, et avec lui s'envole les dernières traces de ma vie de lycéenne.

Toutes ces soirées galères où le but était de se mettre cher,
tous ces fous rires artificiels,
tous ces trous de mémoires entre 2h et 4h du mat',
tout ce qu'on s'amusait à regretter le lendemain,
toutes ces arrivées au lycée le lundi matin les yeux cernés et gonflés du manque de sommeil,
toutes les dissert' qu'on finissait en perm' en se portant absent,
toutes les batailles de stylos,
toutes les larmes versées pour des vieux cons,
tous les hors forfaits où on crachait sur Mélanie la chipie,
tous les airs importants qu'on se donnait parce qu'on passait le BAC...

Finalement, je l'ai ce fameux « passeport » et quoi ?
J'ai posé le pas dans ma nouvelle vie, et je commence à comprendre que le « moi » est fragmenté. Certes j'ai été tout ce que j'ai décrit, et certes aujourd'hui je ne suis autre chose.
Bernard Franck incarnait ce trait d'union entre mes deux « moi », je savais qu'en le regardant j'étais encore celle qui l'avait sauvé de passer à la casserole (au sens propre), je pouvais m'empêcher de sourire en le voyant frétiller comme ça.

Dans mon oraison funèbre, je me suis appliquée à lui promettre de retrouver mon fil rouge, parce qu'il ne mérite pas moins.

Publié par croqumalin à 14:59:51 dans Keep strong | Commentaires (0) |

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