| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 18-04-2007 :
1911 visiteurs
Depuis le début du mois :
13 visiteurs
Billets :
8 billets
Je souffre d'une automutilation semi-volontaire, enfin non pas semi volontaire, dans automutilation on trouve "auto" donc en fait c'est volontaire. Enfin, hm... bref le sujet n'est pas là.
Mon nez c'est automutilé. Sous les affres d'une maladie obligeant mon nez à produire une grande quantité de matière jaunâtre, je suis obligée de me moucher, jour et nuit, sans répis, avec une seule illusion, se dire que demain ce sera finit.
Ce mouchage intensif m'a fait une plaie, juste entre les deux narines, en fait ce n'est pas une plaie, il n'y a juste plus de peau, enfin si ça peut être une plaie quand même.
Mon nez souffre et me force à le mutiler plus encore avec des mouchoirs "top-budget".
Seigneur, ait pitié de nous, je sens la fin venir.
En plus de ça, je tousse.
C'est l'heure du jugement dernier, ce soir je me suicide avec une overdose de sirop et de spray pour le nez...
Publié par Lorka à 20:50:21 dans Le pays des chauves-souris | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Lorka à 18:25:13 dans Le pays des chauves-souris | Commentaires (1) | Permaliens
Elle courait à en perdre haleine, les feuilles de chênes,
les branches de sapins, les ronces au bord du chemin, tour à tour lui
fouettaient le visage, brimaient ses hanches ou saignaient ses jambes. Le vent faisait
virevolté ses cheveux, la sueur perlait à ses tempes, cette transpiration
froide, signe de peur.
Elle finit par s'arrêter, la nuit
tombant, dans une clairière traversée d'un ruisseau. Epuisée, n'en pouvant
plus, elle s'assit près de l'eau, et tenta de boire à grandes gorgées. Une fois
de plus, l'eau glissait, s'échappait entre ses doigts, tombait sur son corsage
défait, mais jamais ne parvenait dans sa bouche. Désespérée, elle jeta, tout
entier son visage dans le ruisseau, ouvrant la bouche et aspirant fiévreusement
le précieux liquide ; rien n'y fit. L'eau se dérobait toujours à sa soif,
évitait son visage et continuait lentement, insolemment de s'écouler.
Tremblante, n'arrivant plus à respirer, sa gorge sèche la faisait souffrir ;
néanmoins elle hurla :
« _Pourquoi ? Pourquoi tu m'as fait ça ? Mais dis le moi !
Elle pleurait maintenant. »
Perdue dans le brouillard de ses larmes, sa robe blanche en lambeaux, elle ne
le vit pas venir :
« _On dirait que tu en as assez d'avoir soif ? Lui dit-il dans
un sourire.
_ S'il te plait, retire ton maléfice. Sa voix était devenue rauque et
caverneuse.
_ Deviens mienne alors.
_ Jamais ! Cria-t-elle a nouveau. »
Rassemblant ses dernières forces, elle repartie de plus belle. Galopant comme
si elle fut pourchassée par une meute de loups. Au fur et à mesure de sa
course, elle se sentait de plus en plus mal, le manque d'eau commençait à se
faire sentir, le courant d'air dans sa trachée lui écorchait gorge et bouche.
Soudain, au sortir des fourrées, la terre s'arrêta, tombant à pic dans la mer.
Surprise, elle arriva tout juste à s'arrêter. Essoufflée, elle se retourna, il
était toujours là, regardant avec une envie à peine contenue ses seins humides
de sueur, sa robe déchirée qui laissait entrevoir ses cuisses.
« _Tu n'as qu'un mot à dire, et ni l'eau, ni le vin ne tenteront
plus d'échapper à ta soif. Je serai un mari aimant, je te couvrirai d'offrandes,
mes cerfs seront les tiens, je te laisserai même un amant si tu n'es pas
satisfaite de moi. Arrêtes de te faire souffrir ainsi, ton père en serait très
courroucé et pourrait compromettre ce mariage si bien arrangé. Et si tu
imagines que dès le premier soir je me presserai d'aller t'engrosser et bien
sois rassurée, je te laisserai le temps, je m'occuperai de toi selon tes
désirs, et quand tu le voudras. »
Il avait dit tout cela sur un ton très
doux, malgré qu'il fut à plusieurs pas d'elle, quand il lui parlait, elle
sentait son souffle à son oreille, comme s'il eut été à ses côtés. L'eau, elle
rêvait de pouvoir en boire à nouveau, elle ne souhaitait plus que ça. Les
quatre jours de torture la pesait, elle savait qu'il ne se lasserait pas avant
d'avoir ce qu'il veut ; elle se résigna avec angoisse :
« _J'accepte. »
Publié par Lorka à 14:59:52 dans Rp, contes, histoires... | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Lorka à 14:02:52 dans Le pays des chauves-souris | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Lorka à 13:59:27 dans Le pays des chauves-souris | Commentaires (5) | Permaliens
Commentaires