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Joval Stéphane : né à Perpignan en France en 1973. Professeur de Français et de Philosophie, photographe, ayant travaillé en France et dans différents pays.
J'ai vécu pendant quelques années en Asie du Sud-est et je vis et j'enseigne actuellement en Colombie, à Cali depuis cinq ans. Même si j'ai déjà mené différents travaux dans le passé, notamment aux Philippines et au Tibet, le reportage « DETRAS » est le premier reportage que j'effectue qui a fait l'objet d'expositions dans différents pays.Vous pouvez voir également sur ce blog une sélection de photographies effectuées dans plusieurs pays d'Asie ainsi qu'ailleurs... Ce blog propose également un journal discontinu et des videos à partager. Je travaille actuellement à de nouveaux projets comme "PORTRAITS EN RETRAIT" pour 2010.
Les photographies ici présentées ont été prises entre 2000 et aujourd'hui. Merci de citer leur auteur pour une éventuelle utilisation.
Si vous voulez me contacter: stephanejoval@yahoo.com
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"Le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs; ils ont leurs entrées et leurs sorties. Un homme, dans le cours de sa vie, joue différents rôles; et les actes de la pièce sont les sept âges. Dans le premier, c’est l’enfant, vagissant, bavant dans les bras de sa nourrice. Ensuite l’écolier, toujours en pleurs, avec son frais visage du matin et son petit sac, rampe, comme le limaçon, à contre-cœur jusqu’à l’école. Puis vient l’amoureux, qui soupire comme une fournaise et chante une ballade plaintive qu’il a adressée au sourcil de sa maîtresse. Puis le soldat, prodigue de jurements étranges et barbu comme le léopard, jaloux sur le point d’honneur, emporté, toujours prêt à se quereller, cherchant la renommée, cette bulle de savon, jusque dans la bouche du canon. Après lui, c’est le juge au ventre arrondi, garni d’un bon chapon, l’oeil sévère, la barbe taillée d’une forme grave; il abonde en vieilles sentences, en maximes vulgaires; et c’est ainsi qu’il joue son rôle. Le sixième âge offre un maigre Pantalon en pantoufles, avec des lunettes sur le nez et une poche de côté: les bas bien conservés de sa jeunesse se trouvent maintenant beaucoup trop vastes pour sa jambe ratatinée; sa voix, jadis forte et mâle, revient au fausset de l’enfance, et ne fait plus que siffler d’un ton aigre et grêle. Enfin le septième et dernier âge vient unir cette histoire pleine d’étranges événements; c’est la seconde enfance, état d’oubli profond où l’homme se trouve sans dents, sans yeux, sans goût, sans rien. "
W. Shakespeare, Comme il vous plaira, Acte II, scène VII
Publié par stephanejoval à 19:52:11 dans 10 - JOURNAL DISCONTINU | Commentaires (0) | Permaliens
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