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Elle avait les yeux d’Isabelle
Et le sourire d’Amélie
On aurait dit une demoiselle
Qui avait marché dans la nuit
Elle avait le sourire fugace
Et le parfum des ancolies
Allongée devant la terrasse
De l’hôtel des endormis
Elle prenait l’air de grande dame
Jouant de ses lignes allongées
Comme pour éviter un drame
Elle s’était mise à rêver
A rêver au temps qui passe
Aux princes cachés dans la nuit
Derrière les fleurs des terrasses
De l’hôtel des endormis
C’était le printemps ou l’automne
Ou un été caniculaire
Mais comme elle n’aimait pas d’homme
Tous les jours étaient des hivers
Elle promenait ses jambes lasses
Dans les rues des villes fleuries
Passant souvent sous la terrasse
De l’hôtel des endormis
Dans une chambre au dessus d’elle
Vivait un homme endolori
Par la mort de sa demoiselle
Parti un beau matin sans cri
Il fallait qu’aucun bruit ne fassent
Ses larmes de mélancolie
Quand il pleurait sur la terrasse
De l’hôtel des endormis
Je vous raconte cette histoire
Car quoi qu’on en dise chez vous
C’est par un funeste hasard
Que l’homme mit fin à ses jours
Il sauta de la terrasse
De l’hôtel où vivait l’ennui
Tomba sur une femme qui passe
Devant l’hôtel des endormis
Elle avait les yeux d’Isabelle
Et le sourire d’Amélie
On aurait dit une demoiselle
Qui avait marché dans la nuit
Elle avait le sourire fugace
Et le parfum des ancolies
Allongée devant la terrasse
De l’hôtel des endormis
Antoine Gavory
Publié par tritz à 22:36:51 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens
La mémoire retrouvée
SSSR comme il disait, SSSR dit le poète
Que reste t-il de ces idées, des remords
De renier des années gravées en tête
A protéger les hommes pour n’avoir pas tort
Sur les douleurs d’un peuple, l’enfer d’une patrie
Que les grands refrains ont enterrés dans l’oubli
Que voulez vous reprocher a nos camarades ?
Quels torts ont-ils sinon de lire dans un livre
Sur la noirceur du communisme quelque charade ?
Sur le droit de savoir, sur le devoir de vivre ?
Non je ne voyais pas cela de mon berceau
Nous ne fermerons pas les yeux sur nos créances
Sur nos torts bien qu’ils fussent issus de l’ignorance
Je ne cherche pas d’excuse a ceux qui tuèrent
Mais faut il pour autant condamner leur grand –père ?
Nous ne sommes pas les disciples de ces gens
Même si nos combats coulent du même sang
Dans un pays pauvre aux milliers de somnolant
Qui expient leur vie pour ne pas choquer
Les je vous en prie, plait il et ma chérie
Non je ne voyais pas cela de mon berceau
Tous ces yeux ébahis qui avaient dans le dos
L’arme d’un pays, d’une idée, d’un pouvoir
CAPITALISTE qui écrit le livre noir
D’une idéologie déjà perdue qu’il
Ne connaissait pas mieux que le peuple débile
Défend un système parce qu’on lui apprend
A ne pas le combattre ! Mais ou es tu Trotski
Au crâne pourfendu par le fer de la hache
Par l’emblème sacré de ton ancien drapeau ?
Pourquoi faut il toujours que l’homme fasse un toit
De ses ambitions personnelles quand il voit
L’idéologie s’abattre sur le monde
En perdant sa puissance mais il nous faut fonde
Le pouvoir d’un peuple dans une main salie
Par le sang bolchevick répandu au Mexique
J’entends pleurer les morts de mille neuf cent dix sept
Me demandant pourquoi faudrait il revenir
Et défendre une idée sans aucun avenir
Nicolas deux Anastasie, dira t’on
Qu’ils sont morts pour rien sous le coup d’une émotion
De quelques mercenaires avides de pouvoir
En convaincant le peuple de toujours y croire
Pour célébrer demain le jour de la victoire
Non je ne voyais pas cela de mon berceau
En parlant de drapeau, du livre de mao
De Cuba, de Russie je vois des pays
Où le cœur de l’homme permet d’aimer la vie
Je voyais des pays aux paysans sereins
Je voyais des enfants qui tenaient dans leurs mains
Celles de leurs parents et de leurs camarades
L’Internationale se chantait en parade
Mais au lieu de tout ça j’entends crier kolkhoze
Sovkhoze, goulags…stalags…mais ou es donc la cause
Sur laquelle on aurait défendu son pays
Où est le chant faisant le chant d’une Russie ?
Je ne condamnerai pas mes aïeux. Autant
Qu’ils en savaient, pouvaient suivre le mouvement
On ne dit pas cela aux hommes, justement
Ils ont reniés des décennies comme exemple.
Aujourd’hui en ayant vu ce qu’ils avaient fait
Ce sera a nous, a nos idées de payer
Le prix de la bêtise, le prix du mensonge
D’un siècle d’infamie maquillée en un songe
Non je ne voyais pas cela de mon berceau
Au-dedans de ma tombe ce sera trop tôt
Déjà bien trop tard pour expliquer aux enfants
Notre condamnation de cela, justement
Ce fut pour oublier que nous avons chanté
L’Internationale orpheline du passé.
Pas plus de mélodie, pas plus de Russie,
Pas plus de communisme, pas plus d’hérésie,
Pas plus de crédibilité du faux, du vrai
Pas plus de tout cela, de tout ce qui a fait
Que nous croyons encore en l’idéologie.
SSSR comme il disait, SSSR dit le poète
Et nous disons pardon pour les fautes horribles
Nous n’en sommes rien, pas même une conséquence,
De ces années la, de ces hommes la. Pardon…
Antoine Gavory 1997
Publié par tritz à 01:09:53 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens
C’était vous mon amie
(Gavory/Briey)
Un matin de l’été sur le bord d’un canal
Je m’étais endormi dans les herbes
J’avais froid je tremblais, la rosée matinale
Formait des gouttes au bout de mes lèvres
Un oiseau se posa sur le bord de ma main
Tourna son regard vers l’horizon
Puis soudain s’envola sur la cime d’un pin
Et me fit cette proposition
Veux tu venir avec moi en haut des arbres
Voir si le monde est plus beau et le parfum du ciel
De là haut nous verrons si tu es capable
D’ouvrir ton cœur au soleil
Il s’envola
Il m’entraîna
Me posa sur la cime du plus haut des chênes
Il me conta
Il me montra
Il me montra le monde de là haut et je vis que c’était le même
Quand il me prit le bras, qu’il me monta là haut
Je vis que le monde était petit
Je regardais au loin, je vis qu’elle était là
C’était elle, c’était vous mon amie
Je regardais encore et l’oiseau en colère
Me dit tu n’admires donc plus rien
Tes yeux se sont fixés sur cette demoiselle
Tu n’es monté que pour voir plus loin
Pourquoi es tu venu avec moi dans l’arbre
Si ce n’est que pour voler et regarder en bas
A bien y réfléchir tu n’es pas capable
De croire en ce monde là
Il me saisit
Me descendit
Me reposa au pied du tronc du plus gros chêne
Il repartit
Poussant un cri
Mais je savais que de là haut le monde était encore le même
Je ne veux plus t’accompagner dans tes arbres
Car mon monde est bien plus beau depuis que j’ai l’amour
D’avoir tout vu d’en haut je me sens capable
D’aimer un cœur pour toujours
Publié par tritz à 17:41:14 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens
La douceur des choses
(Paroles: A.GAVORY/ Musique: V.BRIEY)
Quand l’amour s’en va, que les caresses s’éternisent
Moments difficiles, chemins éblouis
Sous la fièvre lente de tes doigts qui me poursuivent
Je ne suis plus rien qu’un autre avenir
Je resterai la femme de ta vie
On se presse encore pour se regarder s’endormir
Pas de gestes tendres, pas de souvenirs
Comme un étranger qui s’arrête de courir
Nous ne sommes que deux
Je resterai la femme de ta vie
Inventer le doute, l’amour et le non désir
De ces hommes là que je vois vieillir
Ne plus rechercher dans l’autre que de se sourire
Amours poésie et tendres amis
Je resterai la femme de ta vie
Si je dis je t’aime ce n’est pas pour se séduire
Un dernier regard, caresse amnésie
Quand tout s’allume et que nos sentiments s’ennuient
Tu es cette épaule où j’étais endormie
Je resterai la femme de ta vie
Pas de mariage, pas d’enfants pas d’avenir
Juste une présence, pour se conquérir
De consolations et de conseils pour nos vies
Nos vies se résument à rester amis
Je resterai la femme de ta vie
Entre notre amour et l’amitié qui réunit
Quelques gouttes d’eau, de fièvre et d’envie
Adolescente, amoureuse d’un infini
Conquête impossible, amours innocents
Je resterai la femme de ta vie
Quand l’amour s’en va et que mes larmes cristallisent
Tu es mon épaule, mon souffle de vie
Sous la fièvre lente de ta voix qui me souris
Tu es devenu l’homme de ma vie
Je resterai la femme de ta vie...
Tous les textes de ces chansons ainsi que les partitions sont déposés auprès de la SACEM
Publié par tritz à 17:35:25 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens
Pour écouter la version accoustique interprétée par Vaibay cliquez ici
Soledad
(Paroles: A. GAVORY/ Musique: V. Briey)
Elle est partie au point du jour
En me laissant dans mon ennui
Alors je saigne toute la nuit
En attendant un autre tour
Un autre tour une autre vie
un autre matin de chagrin
Poser ma tête entre ses mains
l’entendre respirer l’envie
Elle est partie sans bruit
Au milieu de ma vie
Comme un rêve éveillé
Je vais la rechercher
Je vais la rechercher
Pour mieux l’entendre rire
Et l’entendre me dire
Qu’elle va se retourner
Elle a le cœur bien accroché
à ses idées de baladin
D’elle il ne me reste plus rien
Qu’une peau nue évaporée
Elle est partie au mois de mai
Comme on se retire de la piste
En abandonnant le clown triste
Qui n’a plus la force de pleurer
Elle a franchi l’obstacle
Pour quitter le spectacle
Spectateur oublié
Sur un autre sentier
Sur un autre sentier
Où je n’ai rien à vivre
Que de la voir partir
Sans même se retourner
Elle est partie avec ma vie
Suspendue au bout de ses lèvres
Toutes les nuits dans mon sommeil
je la rêve au creux de mon lit
A-t-elle encore sur sa peau frêle
Le doux parfum de mon désir
Si elle pouvait me revenir
Et devenir mon éternelle
Elle a franchi le ciel
Emplie de certitudes
Et de ma solitude
Elle nourrira ses rêves
Elle nourrira ses rêves
Et sans le savoir même
Qu’au fond de mon sommeil
Je resterai le même
Elle a franchi le ciel
Emplie de certitudes
Et de ma solitude
Elle nourrira ses rêves
Elle nourrira ses rêves
Et sans le savoir même
Qu’au fond de mon sommeil
Je lui dirai je t’aime
Je lui dirai je t’aime.
Publié par tritz à 02:57:45 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens
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