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Beaucoup se sont offusqués de la présence d'Israël en invité d'honneur du salon du livre de Paris. Les écrivains, eux n'ont pas boudé cette manifestation avant tout commerciale et peu, même parmi les rangs de ceux que l'ont dit « engagés » ont sacrifi é leur présence au profi t de leur idéologie. A un moment ou de nouveaux mouvements de contestation se créent dans les milieux littéraires en réponse au pouvoir politique en place, et où chacun y va de sa vergue, je constate avec ironie que malheureusement l'idéologie et les convictions ont peu de force face aux intérêts économiques et commerciaux des maisons d'édition. Seuls quelques pays arabes ont boycotté cette édition, quelques auteurs arabes. D'autres sont venus faire acte de résistance. Alors peut on réellement espérer un renouveau de la littérature comme un organe d'expression ou doit on se fondre dans l'intérêt général et économique et oublier que dans certains pays encore, écrire n'est pas une liberté mais un combat, et que le livre n'est pas un produit mais un moyen d'expression ?
Antoine gavory
MAGAZINE KOIKISPASS
nda. L'association France Israel de Bourges a réagi à cet article et je souhaiterais publier leur réaction et ma réponse. Nous attendons pour le moment l'autorisation de son président.
Publié par tritz à 04:54:14 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (0) | Permaliens
Faire connaître en 15 pages la vie et l'oeuvre d'un grand auteur, telle est l'ambition de la collection Les Fascicules de Flagrant d'élie, inititalement créée pour des expositions.
Aujourd'hui, c'est dans le cadre de l'édition que sont publiés ces fascicules, dont un numéro par mois devrait sortir.
Directeur de la collection, Antoine Gavory participe aussi à l'écriture avec un premier volume Marguerite Yourcenar, itinéraire d'un écrivain solitaire sorti le 20 novembre, et Sacha Guitry, le célèbre impopulaire qui sortira fin décembre 2007.
Vendus 3,00 € La collection est un véritable succès de librairie et auprès de l'éducation nationale avec près de 800 exemplaires vendus la première semaine.
D'autres écrivains se joindront très prochainement à l'aventure pour la préparation d'autres titres rendant hommage encore une fois à de grands auteurs tous au sein des éditions Flagrant d'élie
Publié par tritz à 12:18:15 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (2) | Permaliens
Cher Monsieur Guitry,,
Même à la lecture des journaux, je ne parviens pas encore à vraiment croire que vous êtes mort depuis un demi siècle.
Vos adieux à la critique ayant précisé que toute information leur serait vendue.
Donnez nous alors l'état de vos comptes et que ces informations non payées fussent elles tromperie de votre part car vous qui rêviez d'être populaire, il a fallu que l'annonce soit faite de votre trépas pour que l'on vous admire...
Et aujourd'hui l'histoire se charge de vous être fidèle vous qui l'avez si souvent trompée, vos accusateurs n'ont plus d'argument que de vous accuser d'avoir feint de mourir pour entendre du bien...
Ils sont passés à la trappe comme de mauvais fruits auquel le talent n'aurait pas tout donné de sa sève... vous qui si souvent vous êtes moqué des cocus, voici que vous êtes l'amant du talent qu'ils n'ont pas su garder, et là encore l'histoire, toujours elle, les salit de leurs seules accusations et médisances à votre égard...
C'est là certes un mariage réussi, parvenir à être infidèle de son vivant et susciter la vénération de son trépas. Si l'histoire était une femme, elle serait une sainte.
Quoiqu'il en soit, Monsieur Guitry, à regarder le théâtre et à écouter notre époque, il ne fait aucun doute: vous êtes bien mort, car si vous ne le fûtes, vous eûtes vite fait de sortir et de crier avec rage cette décadence de ce qu'est le comédien, relégué au titre d'intermittent.
Je n'ai pas le talent de jouer, peut être celui d'écrire, quoique là aussi la critique, elle soit restée fidèle à elle même, arrogante, imbue et incontrôlable et je ne peux donc que m'instruire de ce que vous avez laissé, et tirer des enseignements d'un homme qui se voulait populaire quand il ne l'était pas et qui devient un mythe quand il ne peut plus s'en satisfaire.
Vous êtes donc bien mort, Monsieur Guitry, alors quoique j'en dise et en écrive, je ne vous écrirai pas, car on ne parle pas aux morts...
A bientôt
Publié par tritz à 03:05:16 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens
Ô mon amour- Mon espérance-
Ma fièvre lourde- Ma démence-
Jusqu'au fond des jardins de France
Il sent ton souffle l'embaumer.
Tu es le dieu que l'on abjure
La joie du bourreau qui torture
Le son d'une voix au murmure
A tes yeux sur moi déposés
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
Perdre la foi à ton visage
On n'y lit même pas ton âge
C'est pour toi qu'il écrit ces pages
Qui, tour à tour seront brûlées
Comme un sentiment qu'on délaisse
Comme un parfum que le vent blesse
Chaque nuit est une détresse
Chaque matin te rencontrer
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
Il sait les traits de la mémoire
Du passé- De tes désespoirs-
Du champ de blé au champ de foire
Mais qu'as-tu fais de ces années
Tu as hissé aux souveraines
Sur des plateaux d'argent- Tes peines-
Sais-tu que la vie se promène
A quoi bon vouloir la presser ?
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
Etre sourd- Entendre ta voix-
Comme un dieu auquel nul ne croit
Mon âme est un souffle de froid
Par tes yeux toujours réchauffé
La terre est humide en automne
Au loin la cloche que l'on sonne
Pour des enfants qui se prénomment
Des mots d'amour toujours hurlés
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
Ô mon bois de bruyère et d'ombres
Tous mes songes y poussent en nombre
Tends une main pour qu'il ne sombre
A toujours de te regarder
A l'enfant dont on dit qu'il vit
Entre nos cœurs et nos envies
Rien n'est jamais vraiment fini
Tout est toujours à espérer
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
Mon ivresse- Mon insolence-
A qui aucun instant ne pense
T'appartenir en innocence
Te posséder en liberté
Comme un défunt dur qui l'on veille
A qui l'on promet des merveilles
Dans tes bras il se sent pareil
A celui qui vient te chercher
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
Ô mon amour- Ma renaissance-
Ma lente mort- Ma délivrance-
ma voix condamnée au silence
Toujours savoir te consoler
Il a connu tant de richesses
Dans l'illusion trouvé l'ivresse
Sans se douter que sa jeunesse
En toi demeurait enfermée
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
Ô mon jardin- Mon amulette-
Ma douce femme- Ma fillette-
Veux-tu devenir au poète
La muse qu'il a tant cherchée ?
Il veut t'aimer comme un parfum
Etre l'instant de ton destin
Voudrais-tu lui donner ta main
Le posséder- Lui ressembler ?
Est-ce ainsi que l'on doit aimer ?
C'est ainsi que je vais t'aimer...
Publié par tritz à 03:55:25 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens
extrait de l'ouvrage
Le Cri d'un siècle, 4 poèmes destinés à la censure idéologique.
Parti d'un pari entre poètes (est-il possible que la littérature classique dans sa forme soie engagée dans son sujet), ce recueil de quatre poèmes reflète une poésie à la fois engagée et puriste qui donne à son auteur un véritable sens de l'engagement.
Publié par l'ARTMADA en 2000, il a remporté le Prix du Printemps des Poètes en 2000, à la fois le Prix du public, mais aussi celui du Jury après une exposition avec le peintre José Dubois sur le poème illustré.
La bonne affaire que la mort
à l'instant où l'on quitte un corps
C'est toi qui me trahis encore
toi qui jadis me fit t'aimer
Aux instants où l'on se souvient
du premier amour d'un parfum
Toi qui alors tendis ta main
vers le poète que j'étais
Te souviens tu des cris de guerre
et des chants révolutionnaires
Il me semble que c'est hier
que tu vins te battre pour moi
Donner le goût de liberté
au corps qui ne sait que vibrer
Le regard toujours effrayé,
les yeux remplis de désarroi.
Faut il qu'on oublie qui nous sommes
pour le salut de millions d'hommes
Une page d'histoire en somme
dont nous ne faisons plus partie
C'est la jeunesse qui se lève
portant en elle la relève
Il semble que des voix s'élèvent
dans les campagnes de Russie
Tout est affaire de pays
de langue ou d'idéologie
Toi qui toi même te trahis,
connais tu les cris défendus
Qui ont versé jusqu'à leur sang
dans la liste des combattants
Je me souviens encore enfant
de ceux qu'on ne rencontrait plus
Je te nommerai camarade
jusqu'à la fin de la parade
Même si tu étais bâtarde
entre le mauvais et le bon
Je tourne une page d'histoire
que mes enfants ne puissent voir
Ce que peut commettre un hasard
dans le chemin des convictions
La bonne affaire que la mort,
ne plus pouvoir serrer ton corps
Mourir en connaissant ses torts,
en sachant qui nous a trahi
Je vois dans ton regard hagard
les longues pages d'une histoire
D'un livre nommé livre noir
où les mots ne sont que des cris
Le Caucase est un paradis
et l'enfer toute une Russie
C'est toi qui me regarde assis
réécrivant les yeux d'Elsa
Tu penses que la vie me gagne,
que ma nostalgie est au bagne
Mon amour un mât de cocagne,
sais tu que je n'aime que moi ?
Tu brandis fièrement la faux,
c'est le sang qui teint ton drapeau
Je viendrai prendre le marteau,
briser les maillons de la foi
Tu crois encore en des idées,
tu penses encore à tout changer
Mais te sens tu abandonnée,
même Marx n'y croirait pas.
Tout est une affaire de temps,
le passé déborde au présent
Et même quand jaurai cent ans
je saurai que tu m'as trahi
Je t'écrirai dans mon histoire
comme un récit de cauchemar
Je dicterai le livre noir
aux générations éblouies
J'ai posé sur toi mes espoirs
comme l'on s'amuse à la foire
J'ai fais de toi mon écritoire,
j'ai fais de toi toute ma vie
Combattre, abattre la torture,
défendre la nomenclature
Ecrire ton nom sur tous les murs
au sang précieux de la patrie
La bonne affaire que la mort,
une fois te serrer encore
Des préjugés, être plus fort,
oublier que tu m'as trahi
J'entends encore dans mon enfance,
la chanson de mes espérances
Face auxquelles tu fais silence,
est- ce ainsi le chant de Russie ?
C'était Le chant de Russie
Août 2000
Paru dans le journal L'Humanité, 1er prix de poésie du journal l'Humanité,
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Publié par tritz à 03:53:15 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens