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Présentation

FICHE SIGNALÉTIQUE
Nom:GAVORY
Prénom:Antoine
Né le: 11 février 1975
où? Amiens, en Picardie
Profession: auteur et journaliste
Lieux de vie: Entre Paris et la Nièvre







Producteur et animateur de l'émission "L'écriture en toute lettre" sur RCF
Chroniqueur littéraire et rédacteur pour le magazine culturel KOIKISPASS
Correspondant de presse pour le JOURNAL DU CENTRE




Premier contact avec la littérature:
En 1983, avec la poésie, si l'on peut appeler ça de la poésie, étant donné que ça ne trouverait même pas sa place dans les mauvais livres. Et ça se poursuit depuis ce temps là à un rythme d'une cinquantaine de textes par an.


Premier livre:
Un soir, place Carnot en 1996, après être resté toute une nuit sur la place de Nevers et avoir discuté avec les gens qui passaient, ce qui m'a amené à écrire une nouvelle de réflexion sur les générations.

Première révolution:
La découverte d'Aragon, à travers Ferrat notamment et que la poésie en dehors de parler des petits oiseaux et des arbres verts pouvait aussi avoir un rôle social et politique et servir des causes.

Seconde révolution:
La parution de Barricades en 2007, texte sur l'engagement et sur l'idéal, qui m'a valu d'être un peu plus ancré dans la littérature engagée.

Pourquoi écrire:
Pour aimer. Pour parler. Pour hurler. Pour dénoncer. Pour colorier le monde avec des mots qui sentent bon. Je crois fermement au rôle de l'écrivain, et de l'artiste en général dans la société, si son intérêt est d'abord de communiquer avant de s'enrichir.

Des rêves:
Aucun. Toutes les choses dont je rêves j'essaie de les accomplir. A 8 ans les écrivains étaient pour moi des extra-terrestres puis une première rencontre avec Troyat au salon de Paris m'a fait comprendre qu'être écrivain c'était avant tout vouloir et travailler.

Des projets:
Oui, tous les rêves que j'ai. Écrire encore. Monter sur les planches pour une pièce que je viens de terminer, continuer de rencontrer des artistes vrais qui vivent leur art comme un échange et non pas comme un succès personnel et un jour peut-être parvenir à écrire un album.

Des regrets:
Oui d'avoir mis 20 ans à me rendre compte que le journalisme était une chose fabuleuse, avoir attendu d'avoir trente ans pour faire de la radio, et regretter que l'édition française soie plus attachée, en grande partie, à ce que rapporte un livre qu'à ce qu'il contient, et que les éditeurs cherchant à investir sur la qualité n'arrivent pas à se faire connaître. Les écrivains écrivent avec leur sensibilité et sont vendus par des financiers, et la sensibilité ne se marchande pas.

Plus grande peur:
Les salons du Livre. on y est comme dans un cimetière, les gens passent, lisent notre nom, sans même nous regarder.
Et celle de ne pas être éternel.

Ce que vous détestez le plus:
Les gens qui se prétendent auteur mais qui n'écrivent que pour eux, pour leur plaisir personnel sans chercher à donner. L'écriture n'est ni un loisir, ni une autopsychothérapie mêrme si ce peut être un exutoire et un plaisir. Il faut d'abord avoir envie de donner avant de recevoir. C'est la seule façon de se construire une légitimité.
Et ces mêmes auteurs, et d'autres, qui se croient importants parce qu'ils écrivent., ou d'autres, aigris parce qu'ils ne parviennent pas à la célébrité et qui se cloisonnent dans leur égotisme en se fermant à l'échange. Comme disait Guitry, la vie est une chose beaucoup trop grave pour être prise au sérieux. Être célèbre n'est pas important, ce qui compte c'est d'avoir quelque chose à dire et d'être entendu, et pas seulement écouté...

Ce que vous aimez le plus:
D'être lu et apostrophé sur ce que j'ai écrit, même pour me faire insulter, ce qui m'arrive de temps en temps. Ce n'est même pas un désir mais un plaisir, cela montre au moins que ce que l'on écrit n'est pas toujours inutile. Et vouloir écrire utile ce n'est pas de la vanité, c'est du respect envers les lecteurs.


extrait d'un interview pour Radio France .

















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Calamity Sarko | 09 juillet 2009

Il est une fois, dans le far west euopéen, un cow-boy (textuellement gardien de vache, eh oui les vaches c'est vous et moi, l'ensemble du peuple français) qui trait, qui trait, qui trait à n'en plus en ressentir de satisfaction, les 60 millions de vaches à lait qui l'ont porté, à la majorité des voix de la moitié des votants (soit au total 52% de 60% des votants= 31,2% de l'ensemble des vaches!) au firmament de son égotisme: la Présidence de la France!

Après que pendant trente ans, ces vaches, bien plus sensibles à leur environnement que Calamity cow boy, aient meuglé qu'il fallait préserver la planète et diminuer les émissions de CO2 pour que leurs veaux puissent paître en toute sécurité dans l'avenir, Calamity Sarko a enfin entendu cet appel: Je vous ai compris!!! Pour que vos veaux puissent encore respirer l'air pur nécessaire à leur meuglement, CALAMITY SARKO invente LA TAXE CARBONE: autrement dit, toutes les vaches paieront les frais de 30 années d'immobilisme des pouvoirs publics (le terme pouvoir public n'étant que de l'humour puisque le concept du pouvoir public c'est justement d'être concentré dans un univers privé).

Puis vient l'heure de la crise, de l'effondrement du niveau de vie des vaches, qui de grands prés verdoyant dans le domaine du Libéralisme mondial tant vanté, passent aux steppes arides d'une économie en recession. Publicité mensongère oui pavillon témoin, le libéralisme à outrance n'(est en fait pas plus idyllique que les maisons Borloo, sorte de cages à lapins ... censées contenir des familles de vaches... c'est dire la largeur d'esprit nécessaire pour aspirer à tant d'étroitesse!

Heureusement CALAMITY SARKO a un plan. Paître plus pour gagner plus. Manger de l'herbe 39, 41 heures par semaine, jusqu'à 67 ans au lieu de soixante, si les vaches sont malades, les faire paître de chez elles, attachées au piquet... C'est cela le plan SARKO... paître, paître pour quelques euros de plus par mois qui serviront à supporter une partie de la taxe carbone, ou payer les médicaments déremboursés, les consultations médicales de moins en moins prises en charge, les malus écologiques, ou encore souscrire à l'emprunt de l'EDF... ça c'est une idée, ou a celui de l'état.

N'est- ce pas formidable de savoir qu'une vache riche pourra prêter de l'argent à son président, qui le lui rendra avec 4% d'intérêt grâce aux quelques millions d'autres vaches qui elles ne peuvent pas souscrire à l'emprunt (ben oui, elles ont déjà du mal à joindre les deux boucs... bouts) mais qui seront les premières à rembourser (alors que quand même on n'a pas demandé à SARKO d'emprunter, surtout pour construire des prisons!!!). Mais nous paierons, parce que nous y serons forcés.

N'est ce pas formidable pour une vache fortunée de prêter de l'argent à EDF qui va investir pour augmenter nos factures de 20% sur trois ans?

Alors, vous, vaches qui vous êtes retenues pendant trente ans de "lacher vos gaz" de méthane parce que vous vous saviez que c'était nocif, soulagez vous car de toutes façons que vous soyez ou non pollueur, et bien que vous ayiez hurlé depuis trente ans que l'écologie était un domaine primordial, et que l'on vous ait rit au nez, vous serez les premières vaches à payer l'inconscience de vos dirigeants, toute relative car si personne n'a voulu vous écouter depuis tant de temps c'est surtout parce que ça empecherait les Bolloré, et autres AREVA de s'engraisser sur votre suffocation!

Tout cela est affligeant d'injustice. Les vaches françaises ne sont plus libres mais élevées dans des batteries de décrets et de lois qui montrent pourquoi il ne faut plus s'étonner de la servilité des peuples à travers le monde car si les dirigeants nous prennent pour des moutons déguisés en vaches à lait , nous même nous ne sommes pour la plupart plus capable de nous comporter en hommes libres.

Il faudra peut être qu'un jour la balance entre l'acceptable et l'inacceptable soit franchie par les autres cow boys parmi les quarante mercenaires (CALAMITY SARKO ET SES 39 MINISTRES) un autre hasard des chiffres ALI BABA et les QUARANTE VOLEURS... mais ce qui différencie toujours les vaches des cow boys, c'est que les uns ont le pouvoir et pas les autres, mais surtout que les cow boys ont appris à dresser les vaches... la politique c'est une affaire de droit, connaître la loi, non pas pour la défendre, mais bien souvent pour l'utiliser et diriger en restant toujours du bon côté de la barrière, en frôlant sans cesse l'illégal, l'innacceptable sans jamais le dépasser.

CALAMITY SARKO est formé pour vous traire jusqu'à ce que vous n'ayiez plus rien à donner! Et vous obéirez parce que comparé à l'Iran, l'Afrique vous ressentez le privilège de la liberté de paître, de celui de meugler, de celui de voter.

Ce qu'on appelle liberté, dans le langage politique, c'est le droit de faire des lois, c'est-à-dire d'enchaîner la liberté.

(Auguste Vermorel)

 

 

Publié par tritz à 19:41:08 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (0) |

A BAS LA DÉMOCRATIE/ ÉDITO DU MAGAZINE KOIKISPASS/ JUILLET-AOUT 2009 | 04 juillet 2009

Voilà enfin un président qui renoue avec les vieilles traditions de la France ! Il était temps !

La France ce beau pays de colonisateurs qui, durant  des siècles, a su aller chercher ailleurs ce qui pouvait la faire grandir.  Ressources, main d’œuvre. … libéralisme à l’Américaine, retraite à 67 ans, comme en Allemagne… toutes les réformes aujourd’hui sont justifiées par le « oui mais là bas c’est pire, ou « là bas ils font comme ça »… alors pourquoi pas nous ? Pourquoi ne pas interdire la presse « comme en Iran », pourquoi ne pas supprimer les élections, comme en Corée du Nord ? Pourquoi ne pas rétablir le travail des enfants, comme en Chine ? Pourquoi ne pas interdire les grèves ? Après tout cela fait 150 ans que nous prônons la démocratie à la Française, nous pouvons bien pour une fois cesser d’être des précurseurs et nous vautrer, nous aussi dans la facilité. Sans presse, plus de contestation, sans sécurité sociale, plus de déficit, sans élections, plus de difficile choix à faire. Il faut aller plus loin ! YES, WE CAN ! Malgré tout cela, Bonnes vacances aux 62% qui pourront partir, et rassurez vous, il reste encore ceux qui ne pourront pas pour surveiller toutes les réformes antidémocratiques qui passeront durant l’été (Forcément, pendant que vous êtes à la plage, vous n’écoutez pas les infos !)… Et puis soyons rassurés, nous avons maintenant Ségolène pour nous excuser de tout ! Bonnes vacances et à la rentrée ! (enfin j’espère…)


Retrouvez la rubrique littérature du magazine Koikispass (chroniques des nouveautés littéraires, éditos).

 

Publié par tritz à 12:47:13 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (1) |

MORT DE MICHAEL JACKSON | 26 juin 2009

On aime ou on aime pas. Mais on ne peut pas dire que Michael Jackson avait volé son titre de roi de la Pop.

En dehors des goûts musicaux c'est quand même l'avènement dans les années 80 d'une idole de toute une génération. Nos parents avaient ELVIS, nous avions JACKSON, ces stars fédératrices capables de proposer une identité à toute une jeunesse... les années 80 sont bel et bien terminées...

Et les médias semblent se souvenir, après un lynchage médiatique qui aura duré plus de dix ans, que Jackson était avant tout un chanteur. Ce n'était pas un Dieu vivant, ni l'image iconoclaste de la perfection ... mais ce n'est pas non plus ce que nous lui demandions... Perdons cet habitude d'exiger des gens de talent qu'ils soient en plus irréprochables...

"Si vous voulez vraiment me connaître, j'ai écrit une chanson. C'est la plus honnête et autobiographique que j'ai jamais écrite. Elle s'appelle "Childhood".


Childhood (Enfance)

Have you seen my Childhood ?
I'm searching for the world that I come from
'Cause I've been looking around
In the lost and found of my heart...
No one understands me
They view it as such strange eccentricities...
'Cause I keep kidding around
Like a child, but pardon me...

People say I'm not okay
'Cause I love such elementary things...
It's been my fate to compensate,
For the Childhood
I've never known...

Have you seen my Childhood ?
I'm searching for that wonder in my youth
Like pirates and adventurous dreams,
Of conquest and kings on the throne...

Before you judge me, try hard to love me,
Look within your heart then ask,
Have you seen my Childhood ?

People say I'm strange that way
'Cause I love such elementary things,
It's been my fate to compensate,
For the Childhood I've never known...

Have you seen my Childhood ?
I'm searching for that wonder in my youth
Like fantastical stories to share
The dreams I would dare, watch me fly...

Before you judge me, try hard to love me.
The painful youth I've had

Have you seen my Childhood... .

 


TRADUCTION

 

Childhood (Enfance)

Avez vous vu mon enfance ?
Je recherche à travers le monde d'ou je viens
Parce que j'ai cherché partout
Au plus profond de mon coeur
Personne ne me comprend
Ils me voit comme étrange et eccentrique
Parce que je continue à faire des choses
Comme un enfant, mais pardonnez moi

Les gens disent que je ne suis pas net
Parce j'aime les choses simples
C'est mon destin de compenser
L'enfance
Que je n'ai jamais connu

Avez vous vu mon enfance ?
Je recherche cette merveille de ma jeunesse
Comme les pirates et les rêves d'aventures
De la conquête du roi pour le trône

Avant de me juger, essayer de m'aimer
Regardez avec votre coeur et demandez vous
Avez vous mon enfance ?

Les gens disent que j'ai d'étranges manière
Parce que j'aime les choses simples
C'est mon destin de compenser
L'enfance que je n'ai jamais connu

Avez vous vu mon enfance ?
Je recherche cette merveille dans ma jeunesse
Comme partager des histoires fantastiques
Les rêves que j'aurais voulu réaliser, regardez moi voler

Avant de me juger, essayer de m'aimer
La douloureuse jeunesse que j'ai eu

Avez vous vu mon enfance.

Publié par tritz à 09:47:41 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (0) |

Réponse à Jérémy collado, de l'humanité, sur la nomination de Frédéric Mittérand à la culture | 24 juin 2009

Frédéric Mitterrand : la gauche caviar à la Culture

Jérémy Collado, dans son article sur l'humanité (lire ici), et sur son blog décrit Frédéric Mittérand comme le symbole de "la gauche Caviar".


Monsieur Collado,

C’est beau, Monsieur Collado, l’opposition de gauche, c’est une belle chose à priori quand il s’agit de ne pas raconter n’importe quoi. Et c’est bien là le problème qui a fait passer le pcf de 20% dans les années 60 à 3% dans les années 2000. S’opposer ce n’est pas le dénie de tout mais aussi proposer. Qualifier Frédéric Mittérand d’homme de Gauche parce qu’il porte le nom d’un ancien président est un mensonge comme souvent on peut en entendre au sein de la Gauche. Frédéric Mittérand est un homme de droite ! Il le dit, l’affirme et le revendique. Maintenant même si j’ai moi aussi du mal à accepter le fait qu’un homme de culture soit à droite, il est peut être temps de se poser la question si la Gauche est encore capable de fédérer les intellectuels et les artistes français.

Décrédibiliser un homme de culture parce qu’il est de droite n’est pas à mon sens une preuve d’écoute. Les intellectuels de droite seraient ils moins intelligents que ceux de Gauche ?

Plutôt que de ne cesser de frapper sur les hommes pour leur appartenance politique GAUCHE DROITE, (risible au demeurant quand l’on connait les hommes politiques qui en dehors des caméras ne s’encombrent pas de ces clivages) il serait peut être temps d’être constructif et de proposer plutôt que d’opposer ! Ce qui importe c’est ce que Frédéric Mittérand fera de la culture ! C’est un homme de tradition, de respect pour des acquis, et de modernité qui n’hésite pas à s’opposer quand il le croit nécessaire ! Je crois que c’est un bon choix dans l’état actuel des arts et de la difficulté d’exercer ces métiers, qui ne semble pas le sujet primordial d’aucun parti de gauche. Durant les élections, je n’ai pas entendu ni le PCF, ni le PS parler de culture, alors que ces partis se revendiquent le droit de propriété des artistes et des intellectuels français!

Il s'agit pour un journaliste de ne pas raconter n'importe quoi sous couvert d'apporter de l'eau à son moulin.


 

 

Publié par tritz à 13:31:28 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (1) |

C'était vous mon amie/ chanson | 23 juin 2009

 

C’était vous mon amie

(Gavory/Briey)

 

Un matin de l’été sur le bord d’un canal

Je m’étais endormi dans les herbes

J’avais froid je tremblais, la rosée matinale

Formait des gouttes au bout de mes lèvres

 

Un oiseau se posa sur le bord de ma main

Tourna son regard vers l’horizon

Puis soudain s’envola sur la cime d’un pin

Et me fit cette proposition

 

Veux tu venir avec moi en haut des arbres

Voir si le monde est plus beau et le parfum du ciel

De là haut nous verrons si tu es capable

D’ouvrir ton cœur au soleil

 

Il s’envola

Il m’entraîna

Me posa sur la cime du plus haut des chênes

Il me conta

Il me montra

Il me montra le monde de là haut et je vis que c’était le même

 

Quand il me prit le bras, qu’il me monta là haut

Je vis que le monde était petit

Je regardais au loin, je vis qu’elle était là

C’était elle, c’était vous mon amie

 

Je regardais encore et l’oiseau en colère

Me dit tu n’admires donc plus rien

Tes yeux se sont fixés sur cette demoiselle

Tu n’es monté que pour voir plus loin

 

Pourquoi es tu venu avec moi dans l’arbre

Si ce n’est que pour voler et regarder en bas

A bien y réfléchir tu n’es pas capable

De croire en ce monde là

 

Il me saisit

Me descendit

Me reposa au pied du tronc du plus gros chêne

Il repartit

Poussant un cri

Mais je savais que de là haut le monde était encore le même

 

Je ne veux plus t’accompagner dans tes arbres

Car mon monde est bien plus beau depuis que j’ai l’amour

D’avoir tout vu d’en haut je me sens capable

D’aimer un cœur pour toujours

Publié par tritz à 17:41:14 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) |

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