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Le succès de ces sites n'était pourtant pas exempts d'interrogations. La première résidait dans le contenu visionné par les utilisateurs. Pour qui a passé plus de 5 minutes sur Dailymotion, il apparaît évident que le contenu produit par les internautes n'a strictement aucun intérêt. Ou presque. C'est donc les programmes télévisés ou conçus pour le cinéma qui attirent le plus d'audience, d'autant plus qu'il était possible de voir nombre de films et de séries avant même leur sortie officielle, parfois un an avant celle-ci ! Un siphonage en règle de l'audience télévisuelle.
Aussi ne fallait-il pas être grand clerc pour anticiper une réaction des producteurs, diffuseurs ou artistes.
Après Myspace ferré par Lafesse, C'est Dailymotion qui vient d'être condamné pour contrefaçon, après le dépôt d'une plainte par le producteur du film Joyeux Noël, retrouvé équarri en plusieurs pièces sur le site. Contrefaçon, le terme peut sembler incongru pour une diffusion sur Internet, mais prend en réalité un sens très important : il signifie que le site n'est pas qu'un hébergeur, dont la responsabilité était limité par son caractère de prestataire technique, mais bien un diffuseur. En conséquence de quoi, Dailymotion et Youtube, en laissant des films protégés par des droit d'auteurs sur leur plateforme, font acte de piratage. Pas moins !
Le Tribunal de Grande Instance de Paris, par cette décision, a provoqué une révolution silencieuse entrainant une discrète conflagration dont les victimes seront d'abord les plateformes, puis les internautes. Les premières, parce qu'elle vont devoir modérer à priori les contenus mis en ligne, ce qui nécessite une logistique aux coûts exorbitants. Et surtout parce qu'elle sont désormais privées des contenus qui garantissaient leur audience.
Dans l'état actuel de l'équipement de l'internaute moyen (au mieux un téléphone portable de dernière génération), pas sur que ses congénères soient intéressés par des vaticinations solitaires face à une webcam ou par des blagues de potache aussi éculées que le format vidéo, façon pixel surdimensionné. Autant dire que la désaffection sera rapide. Et sans bruit. Sur Internet, personne ne vous entendra crier !
Dans l'état actuel des choses, il est fort probable que ces plateformes meurent de mort douce, incapable de séduire des internautes qui seront sans doute tentés de réinvestir massivement le peer-to-peer et le téléchargement sauvage pour étancher leur soif de programmes. A moins que la voie américaine ne s'impose.
Les chaînes câblées, principaux bailleurs de fonds de séries TV inventives à la manière d'un Canal + US, ont décidé de mettre en ligne sur leur site dès le lendemain de leur diffusion les épisodes de leurs séries phares. Publicité incorporées bien sûr.
Quant aux majors de la production audiovisuelle, après les menaces juridiques d'usage, elles ont signé de lucratifs contrats avec Youtube pour la diffusion d'une partie de leur production.
Une voie possible en France : ça n'est sans doute pas un hasard si toutes les actions en justice contre les sites communautaires ne sont le fait que d'artistes isolés ou de petites maisons de production. Il semble bien que la profession préfère temporiser pour rafler une part des recettes provenant d'Internet. Il suffit de négocier....
Source: http://hightech.aol.fr/
Avis:
Oh non! C'est trop dommage! Quelle société de capitalistes...
Publié par Amandine7 à 08:59:30 dans Quelques mots... | Commentaires (0) | Permaliens
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