C'est ce qu'on appelle une décoration... originale !
Au Danemark, tout est consigné. Les bouteilles en verre de bière, mais aussi les bouteilles en plastique de soda, ou encore - ça a beaucoup impressionné Fabrice - les cannettes. Vrai !
Le temps change très vite, ici. Laisser sa fenêtre ouverte sans en être à côté relève d'ailleurs de l'inconscience - ou de l'inexpérience. Bref, toujours est-il que je quittais l'appartement ce matin, temps doux et sec. En pull, comme tous les danois qui étaient dans le bus. Ce soir il pleuvait des cordes lorsque je rentrais. Et les danois avaient tous un manteau sur eux. Mais d'où les sortent-ils??
Au Danemark, lorsqu'on va faire un sport d'extérieur, on y va directement équipé. C'est ainsi qu'il est courant de voir des jeunes gens en short, chaussettes hautes et chaussures à crampons dans les bus ou sur leurs vélos. Mieux, l'autre jour, un homme faisait ses courses d'alimentation en chaussures imaculées et short boueux.
Connaissez-vous Facebook? Sans doute de nom, comme moi avant. Mais ici, tout le monde est inscrit dessus et s'en sert régulièrement. Alors bon, si on a pas le choix...
Erasmus a un côté enrichissant difficile de trouver ailleurs. Ce n'est pas tous les jours qu'on parle du nazisme avec des allemands en cours d'histoire. Ce n'est pas non plus tous les jours qu'on voit une chinoise débattre sur le principe de la liberté sur Internet en cours de Théorie de l'information...
Quant à moi, j'ai touché ma première paye. Pas grand-chose, certes, mais faut bien commencer un jour ! Qu'ai-je fait pour cet argent? Aha...
Publié par ncls à 18:59:15 dans Insolite | Commentaires (5) | Permaliens
Hier, les danois sont descendus dans la rue pour - fait rarissime - manifester leur mécontentement - si, si, ça leur arrive! Près de 100 000 manifestants pour un pays de 5 millions d'habitants (ce qui, à l'échelle française, aurait donné environ 1,2 millions de personnes dans la rue, c'est dire "l'ampleur" du mouvement). Mais le plus intéressant dans tout ça, c'est que les manifestants s'opposaient à... la réduction des impôts !! Ils sont vraiment fous ces danois...
De fait, le problème au Danemark est aujourd'hui l'emploi. Plus précisément, le plein-emploi. Le taux de chômage est en effet passé de 12% dans les années 90 à... 3,3% aujourd'hui ! De quoi en faire pâlir de jalousie le petit Nicolas dans sa nouvelle demeure élyséenne. Mais les entreprises danoises font maintenant face à une pénurie de main-d'oeuvre et sont obligées de refuser des commandes. Il faut donc augmenter le temps de travail et attirer de la main-d'oeuvre étrangère. Et là deux opinions se trouvent confrontées.
D'un côté le gouvernement veut baisser la pression fiscale qui règne au Danemark (47,7% du PIB) pour attirer les travailleurs étrangers. Or c'est cette pression fiscale qui est à la base de la qualité de l'Etat-Providence danois: soins médicaux gratuits, éducation gratuite, allocations chômages confortables (90% du dernier salaire), bourses étudiantes, et tout ce qui en découle (qualité de vie, sécurité, faible taux de chômage, innovation, créativité, et, en aval, le "bonheur" puisqu'il paraît que le peuple danois est le plus heureux de la planète). Pour les adversaires de la réforme proposée par le gouvernement, c'est justement cet Etat-providence qui attire les travailleurs étrangers. Et baisser les impôts serait donc mettre en péril le modèle actuel. D'où ce vif débat.
La morale de cette histoire? C'est qu'on comprend mieux maintenant pourquoi nous, étudiants étrangers, sommes si bien accueillis ici: les danois veulent nous convaincre de rester. Eh bien, qu'ils essaient !
PS: pour plus d'infos, voir ce très intéressant article de Libération.
Edit de dernière minute: rien à voir avec les danois, les études ou la bière, mais regardez-moi ce clip d'un groupe espagnol. C'est... renversant.
Publié par ncls à 18:04:54 dans Insolite | Commentaires (1) | Permaliens
Avant de quitter la France, je courais pas mal. Plus ou moins régulièrement, plus ou moins longtemps, mais j'aimais ça. J'ai un peu plus de mal au Danemark...
Remontons au mois de février 2006. Brutalement j'arrête de pratiquer le sport. Dès que je cours, ma jambe gauche me lance. Docteur, radios, paumades, rien n'y fait. Avec le repos la douleur s'atténue, et au bout d'un mois je recours normalement. Avec le temps j'en ai conclu que c'était d'un périostite (décollement du périos, ce qui protège le tibia). Problème qui apparaît à la suite de chocs répétés sur une jambe, courant chez les volleyeurs. Depuis, mon tibia me relance régulièrement, lorsque je force trop. C'est pourquoi lorsque je cours, j'évite le bitume.
Mais c'est là que le Danemark est vite frustrant. Les danois ont une telle obnubilation pour les vélos que tous les chemins, même forestiers, sont goudronnés !
Tout à l'heure, je tentais donc d'aller plus loin, dans les contrées encore inexplorées de la banlieue, c'est-à-dire dans les champs situés vers l'intérieur des terres. J'ai fini par - enfin! - dégoter de charmants petits chemins terreux ou herbeux, le long d'un ravissant et paisible ruisseau... Et là j'ai compris pourquoi tout était goudronné.
C'est que, au Danemark, il ne pleut pas si souvent que ça. Par contre, quand il pleut... il pleut! Bref, par ce beau soleil et par cette température quasi-estivale (quand vous avez un pull, entendons-nous) d'aujourd'hui, j'en avais oublié les pluies torrentielles de la fin de semaine dernière. Et là, arrivé dans les chemins terreux, je n'ai plus eu affaire à de la terre mais à une splendide gadoue digne d'une fin de mois de novembre en France; boue que je n'avais plus vue depuis mes pérégrinations cyclistes avec Hervé le long de l'oise l'année dernière! Bref, de quoi patauger joyeusement.
Bon, bah, on va peut-être courir sur le goudron finalement...
Publié par ncls à 19:10:24 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
Ca y'est j'ai acheté une carte SIM danoise! Ca m'a coûté 99DKK (13,5 euros). Ce n'est qu'une carte, sans engagement, qui me donne donc 99DKK de crédit, valables pendant... douze mois! Quand on vous dit que la téléphonie mobile, en France, c'est une vraie arnaque...
La minute de communication, entre 8h00 et 19h30, coûte ici entre 0,75DKK (0,1E) et 1,49DKK (0,2E).
Entre 19h30 et 8h00, elle coûte 0,6DKK, soit... 8 centimes d'euros.
Entre outre, un SMS coûte 0,35DKK. Ce qui fait... 5 centimes d'euros. Trois fois plus en France, pour rappel.
Flexibilité, durée de vie, et coût peu prohibitif... J'ai enfin trouvé quelque chose de pas cher au Danemark ! A moins que la France soit un paradis pour opérateurs véreux, qui sait...
Ne reste plus qu'à débloquer mon portable. Raaah, même loin de la France, SFR continue de m'embêter !
Publié par ncls à 18:37:41 dans Insolite | Commentaires (2) | Permaliens
On me faisait la réflexion: « ça n'avance pas beaucoup sur ce blog » ! Mais euh. C'est que j'écris à l'envie, moi.
Vendredi soir, 21h - Je regarde dehors. Il pleut quelques gouttes. Nous avons rendez-vous à 21h30 à l'université pour aller à la soirée Années 80 organisée à l'Institut des Médias. Je prends mon vélo (ce qui me permettra de rentrer chez moi à l'heure quand je souhaite, sans dépendre d'un bus): c'est parti pour vingt-cinq minutes de trajet.
Vendredi soir, 21h20 - Finalement la pluie s'est mise à tomber drue. Je suis trempé. J'arrive au croisement de la viborgvej et de la vestre riggade. Je tombe nez à nez sur Séb, Lucie et Céline, qui se rendent au même endroit. Nous nous abritons sous un porche et attendons le bus.
Vendredi soir, 21h30 - La tempête se déchaîne; les voitures qui passent devant nous ne roulent plus, elle naviguent. Quelqu'un: « Il pleut vraiment trop... On rentre se voir un film? »
Vendredi soir, 21h40 - Je laisse mon vélo près de l'arrêt de bus¹. Nous prenons le 15, direction le kollegiet² de Lucie. Le trajet inverse de celui que je viens de faire à vélo, donc. Je commence à sécher.
Vendredi soir, 23h45 - Après quelques minutes de réflexion, de débats et de divers problèmes techniques (cf l'heure), nous commençons à regarder "Ghost". Qui, comme son nom l'indique, parle de fantômes. Vingt minutes de vélo et une demi-heure de bus, des vêtements trempés et des pieds qui "puisent" (expression lorraine), le tout pour regarder un film au kollegiet d'à côté, c'est aussi ça, faire la fête au Danemark :)
Annexe:
1. On peut laisser son vélo n'importe où, il ne bougera pas. Même sans antivol (à moins que, pas de chance, un étudiant étranger ne le remarque).
2. Un kollegium, kollegiet ou kollegiumet, est une résidence universitaire. Allant de logements individuels, à deux, à quatre (comme chez moi), mais aussi à douze!
Publié par ncls à 19:31:59 dans Vie quotidienne | Commentaires (3) | Permaliens
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