Ce matin j'ai eu mon premier examen, en "Nation, State and Globalization". Oh, rien de bien compliqué: choisir un des trois extraits proposés, le présenter, l'analyser et le commenter, le tout en anglais. Là où ça se complique, c'est qu'on devait faire ça en... quarante-cinq minutes. Pas le temps de finir sa nuit, donc. Même si le partiel est à 8h !
Ou plus exactement, le partiel était à 8h15. Voilà comment ça se serait passé, dans une fac française.
Cergy, 8h15: le professeur ou secrétaire du département arrive. « Vous laissez libre une place sur deux, personne côte à côte. Je veux voir tous vos sacs posés par terre, rien sur les tables hormis un stylo! On vous distribue toutes les feuilles, copies et brouillons. Le premier qui parle, je le dégage, c'est compris? ». Il attend que tout disparaisse des tables et des genoux, que le silence se fasse - ou s'esquisse - et commence à distribuer les copies. Il est 8h25 bien tassé. Le reste du partiel, le surveillant passera son temps à monter et descendre les marches, scrutant la salle d'un air suspicieux.
Et ça se passe comment dans une université danoise?
Arhus, 8h15: le professeur arrive. Tous les étudiants sont assis les uns à côté des autres, papotent joyeusement, certains lisent leur cours. Sans attendre, les professeurs distribuent les sujets. Chacun range alors ses affaires dans son sac, sort sa copie-double, sa feuille de brouillon et son stylo et s'attaque au commentaire. Le silence se fait en un clin d'oeil; le professeur n'a pas eu à ouvrir la bouche. Il passera le reste du partiel à lire son livre, assis en face de la studieuse assemblée. Il est 8h17.
On risque de se répéter, mais c'est assumé. Ce pays respire vraiment la confiance, c'est indéniable !
Publié par ncls à 17:22:37 dans Vie quotidienne | Commentaires (1) | Permaliens
Cette université n'a pas fini de m'étonner ! Evidemment, vous l'imaginez, l'accès à Internet est possible de partout dans la fac. Le réseau Wifi est généralisé et des bornes Ethernet sont dispatchées un peu partout. Enfin, pour ceux qui n'ont pas d'ordinateur portable (ce qui est rare!) ou qui se déplacent sans, ils peuvent accéder aux ordinateurs répartis à différents endroits stratégiques (tels notamment les diverses bibliothèques).
Mais là où on fait dans le plus fort, c'est qu'il y a une salle informatique dans mon département qui reste ouverte... toute la nuit ! Non, vraiment, c'est sérieux. Mon informateur s'appelle M. et surfe sur le web de là-bas alors qu'il est 20h30. Les universités françaises feraient bien d'en prendre de la graine, tiens !
Publié par ncls à 20:15:41 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
Samedi, 20h50. Matthieu cherche désespérément une chaîne retransmettant le quart de finale de rugby France-Nouvelle Zélande. « Mince, j'espère qu'une chaîne le diffuse! » Finalement, on tombe sur TV5 Monde. Pour la première fois du Mondial, nous aurons les commentaires... en français!
21h. Rugby oblige, l'appartement est pris d'assaut... par des français, en grande majorité. Au placard l'anglais, ce soir le français sera la langue officielle!
21h10. Ca commence bien. Un drop raté et Betsen victime d'un magnifique knock-out. Dur dur.
21h30. 10-0 pour la Nouvelle Zélande. Matthieu (montpellierain, donc LE fan de rugby): « on éteint la télé et on va à la soirée dès maintenant? » C'est dire l'ambiance qu'il règne...
21h32. Le commentateur (français!) déclare que la Nouvelle Zélande est la meilleure équipe du monde et qu'il espère qu'elle gagnera la Coupe du Monde. Par respect pour les âmes sensibles, j'occulte dans ce résumé les divers noms d'oiseaux qui fusent à l'encontre du traître.
21h40. Mi-temps, la France vient de réduire le score à 13-3. Allez, on y croit encore...
22h10. La France égalise en marquant son premier essai. Pour notre plus grand bonheur.
22h11. Comme vient de l'exprimer à juste titre Matthieu dans la vidéo ci-dessus (« on va les bouffer ces gros all-blacks de m**** »), l'espoir est revenu dans le camp français.
22h35. La France transforme son second essai et prend l'avantage au score. Il faut maintenant tenir. Les dix minutes les plus longues de la soirée...
22h45. Fin de match épique, la France a tenu. L'arbitre siffle la fin du match. Personne n'en revient. Si si, on a gagné!
Publié par ncls à 19:30:04 dans Vie quotidienne | Commentaires (0) | Permaliens
Université, campus. Chercher l'erreur !
Tout à l'heure, je recevais un email de mon professeur d'Internet Policy. L'homme est un brillant professeur de Science Politique (il a notamment travaillé quelques années à Washington), ancien représentant du monde universitaire auprès de l'ONU (dans le domaine de l'Internet), et chercheur reconnu dans le monde entier. D'ailleurs il nous quitte quelques semaines pour des conférences à Los Angeles et Rio de Janeiro. Le mail était signé "Wolfgang".
C'est l'usage. Ici au Danemark, chacun s'appelle par son prénom, quelque soit le "niveau" de son interlocuteur. C'est ainsi que élèves interpellent les professeurs par leurs prénoms. Autre exemple: sur le journal 24 Timer ("24 Heures") de mercredi, une citation était suivie de la signature « Anders Fogh ». Pas besoin de préciser le nom de son auteur: ces deux prénoms suffisaient à identifier le premier ministre danois: Anders Fogh Rasmussen.
De même, le vouvoiement est proscrit au Danemark. Thorsten, mon mentor, m'a expliqué que tout le monde se tutoyait et qu'on n'utilisait le vouvoiement que pour les interlocuteurs prestigieux (la Reine, par exemple). A la question: « et le premier ministre, tu lui dirais "tu" ou "vous"? », il me répondait: « j'hésiterais ». C'est dire...
Ce dernier point demeure toutefois anecdotique pour nous, étudiants étrangers, qui n'utilisons quasiment que l'anglais pour converser avec les danois. Or, difficile de faire la différence entre "you" et "you" !
Comment expliquer cette "familiarité" traditionnelle? Peut-être par le nombre d'habitants (cinq millions de danois, c'est peu) et par le fort sentiment d'identité commune (une petite famille en quelque sorte). Peut-être aussi par un respect permanent de l'autre ici, quelque soit sa condition: pas besoin du "vous" pour l'exprimer.
Quant aux noms, une explication historique vient s'ajouter aux éléments précédents: les danois ont eu des noms de famille très tardivement. Ce qui entraîne une grande concentration: ainsi avec 10 noms de famille, on obtient 44% de la population danoise! La page "Rasmussen" de Wikipédia contient par exemple onze noms de personnalités danoises, dont trois hommes politiques en activité (l'un d'eux étant le fameux premier ministre). L'identification par le nom en est donc compliquée...
L'utilisation exclusive des prénoms et du tutoiement: cause ou conséquence de l'atmosphère ambiante? La question reste ouverte !
Publié par ncls à 17:54:19 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
Juste pour dire au´ici les clqviers ne sont pqs coææe en frqnce. Ce sont des clqviers "qwerty", æqis 0 lq dqnoisem c4est 0 dire qvec les lettres biwqrres telles aue "ø" (aui se prononce [eu]), "å" (aui se prononce [o]) et "æ" (aui se prononce [é], 0 ne pas confondre qvec "e" aui se prononce... [é], æqis pqs exqcteæemt pqreil!). Enfin heureusement il existe un superbe outil sur la barre des tâches qui permet de changer la langue du clavier. Ce qui est quand même plus simple pour se faire comprendre !
Publié par ncls à 13:05:49 dans Vie quotidienne | Commentaires (3) | Permaliens
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