Petite - mais importante - rectification: la bibliothèque de l'université (qui est aussi une bibliothèque d'état, voir mon billet) ne compte pas 35 000 ouvrages comme je l'avais écrit à l'époque. Non, bien sûr, la bibliothèque de Cergy en comptant 70 000. Erreur de zéros? Possible. La bibliothèque de l'université d'Aarhus compte en fait dans ses étagères 3,5 millions de livres et magasines (sans compter 1,3 million d'autres documents).
Et ainsi la vérité fut faîte.
Ce soir, Halloween à Copenhague (København en danois), chez Chloé :) Bon week-end à tous!
Publié par ncls à 11:56:15 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
Tout le monde connaît le Bluetooth, technologie qui permet de relier par des ondes courtes distances les appareils électroniques, très à la mode chez les utilisateurs de téléphones portables pour l'échange de données. Ce que l'on connaît moins, c'est l'origine du mot anglais bluetooth (qui signifie littéralement dent bleue). Non, je vous voir venir, ça n'est pas une contradiction des titres des films "Le grand bleu" et "Les dents de la mer" !...
Précisons d'abord par honnêteté que les sources divergent, tant pour le numéro du roi (Ier ou II) que pour les pays qu'il rassembla, la version suivante semblant la plus proche de la réalité.
Le Bluetooth doit en fait son nom au roi danois Harald II (910-986), à qui l'on attribue l'unification du Danemark, de la Suède et de la Norvège. Harald II était aussi connu sous le nom de Harald Blåtand ("Harald La dent bleue") pour son amour... des myrtilles! C'est donc en hommage au gourmand roi que la société scandinave Ericsson a appelé sa technologie "Bluetooth".
A signaler également que, pour compléter l'hommage, le logo Bluetooth (ci-dessus) n'est ni plus ni moins que les initiales de Harald Blåtand en runes nordiques (l'alphabet de l'époque). Mélange d'histoire et d'humour, bienvenue en Scandinavie...
Sur ce, je vais aller me laver les dents. Bonne journée!
Publié par ncls à 15:40:11 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a certaines blagues, cruelles certes, qui peuvent se renouveller en permanence. Ainsi cet été, il était statistiquement déconseillé de prendre le car avec des polonais. Quelques mois plus tard, il est déconseillé d'embarquer sur les avions Bombardier. A plus forte raison sur ceux de la compagnie Scandinavian Airlines (SAS). C'est passé relativement inaperçu en France - la loi des kilomètres sans doute...
Le 9 septembre dernier, un Q400 (construit par Bombardier) de la SAS réalise un atterrissage d'urgence, train d'atterrissage détruit, à Aalborg (Danemark). Au contact de l'aile avec le sol, l'appareil prend feu. Sur les 73 passagers, seuls 5 sont légèrement blessés.
Le 12 septembre, trois jours plus tard, un autre Q400 de SAS atterrit à Vilnius (Lituanie). Un train d'atterrissage défectueux déstabilise l'appareil, une aile touche par terre, l'avion dérape. Aucun blessé. Mais la SAS cloue provisoirement ses Q400 au sol (elle en possède 27).
Début octobre, la flotte reprend peu à peu ses vols, pendant que SAS réclame 500 millions de couronnes suédoises (54 millions d'euros) d'indemnisation pour les préjudices.
Samedi dernier, aéroport de Copenhague. Un équipage signale un problème avec le train d'atterrissage avant de son appareil. Cet avion est... un Q400 de la SAS! L'atterrissage se passe normalement jusqu'à ce que le train avant s'effondre. L'appareil finit alors sa course sur le fuselage. Une fois encore, aucun blessé sérieux n'est à déplorer. Mais cette fois, SAS décide de suspendre les vols de ses Q400... définitivement! Dommage pour les amateurs de sensations fortes...
Imbroglio juridico-financier en perspective entre la SAS et Bombardier. Et difficultés pour le constructeur canadien, dont le cours de l'action a chuté de plus de 6% aujourd'hui. Et inquiétudes pour la compagnie européenne qui a signé il y a une semaine l'achat d'une dizaine de Q400. Son nom n'est pas encore connu. Qu'elle se cache, ça vaut mieux en ce moment!
Tout ça pour dire que cet été, j'ai pris le car, et malgré la forte proportion de polonais au sein de la population estudiantine étrangère d'Aarhus, n'ai connu aucun incident notable (excepté les ronflements des italiens et de Séb, ainsi qu'une imitation de J-J Goldman par moi-même, mais rien de grave). Jeudi je prendrai donc l'avion en pleine confiance. Sur Sterling, évidemment, pas sur SAS. Faut quand même pas pousser...
Publié par ncls à 18:56:09 dans Insolite | Commentaires (2) | Permaliens
Cas de conscience: peut-on tout accepter au nom de l'humour? Je le pensais. Jusque hier soir.
C'était soirée déguisée, hier soir, au "Borglumkollegiet", pour fêter Halloween. Mais parmi les tortues ninja, pirates, drag-queens et morts-vivants, un grand danois au crâne rasé n'avait trouvé mieux que d'arborer sur sa chemise des symbôles nazis.
Et alors que la soirée s'était semble-t-il jusque-là déroulée sans incident pour le jeune homme, les choses changèrent avec l'arrivée de notre groupe - constitué entièrement d'étudiants étrangers. Certains prirent le parti de l'ignorer, à l'instar d'une partie des allemands et autrichiens. Mais Matze (allemand) et Scott (canadien) le prirent assez violemment à parti pour lui faire comprendre leur dégoût - l'homme finit d'ailleurs par retirer ses insignes. Quant à Matthéo (italien) et moi, nous discutâmes âprement avec Thomas, puisque c'était son prénom, durant une bonne heure.
Non, cet homme n'était pas nazi. Et comme "tout le monde", il rejettait les idées nazies. Ce costume n'avait pour but, selon lui, que d'être amusant. Tout comme sa barbichette et son crâne, rasé pour l'occasion. Un point c'est tout.
Nous lui répondîmes qu'un tel déguisement, même en déguisement, était inacceptable, incompréhensible, choquant. Que cela nous ramenait dramatiquement à la période la plus tragique de l'histoire de l'Europe.
Pour sa défense, Thomas déclara qu'il comprenait cette opinion, mais qu'ici au Danemark ça n'était pas choquant. Et de prétendre le Danemark est le pays de la liberté, où l'on peut caricaturer Mahommet ou s'habiller comme on veut à une soirée déguisée.
Mais il savait bien qu'à cette soirée seraient présents des étudiants étrangers. Dont un nombre certain d'allemands. Alors, provocation ou inconscience du traumatisme du fascisme et de la Shoah? Malheureusement, à l'issue de la conversation, aucune réponse claire ne nous était parvenue. L'homme a seulement fini par reconnaître qu'arborer un tel costume était maladroit et peut-être déplacé. Moindre consolation...
Le poids du passé pèse encore sur le présent. On s'en est rendu compte hier soir. Nous portons tous sur nos épaules ce lourd héritage. Nous avons tous, quelque soit notre nationalité, une part de honte, au fond de nous, de ce que l'être humain a été, a fait, a laissé faire.
On peut en faire de l'humour noir ("la politesse du désespoir" selon Oscar Wilde), mais certaines limites ne peuvent être franchies. Hier soir, ce fut malheureusement le cas.
PS: pour terminer sur une note un peu plus gaie, voilà la fin de la séance déguisement (momie ou homme-PQ??) pour Matthieu. Et oui, en Erasmus, il faut se débrouiller avec les moyens du bord !
Publié par ncls à 18:34:57 dans Vie quotidienne | Commentaires (3) | Permaliens
Alors voilà. Prenez de la pâte à tarte, étalez dessus de la sauce tomate. Ajoutez des oignons frits dans du miel, du fromage de chèvre coupé en tranche, du fromage rapé et de nouveau du miel. Mettez le tout au four et dégustez.
Et moi qui n'aime pas le sucré-salé...
Publié par ncls à 17:59:49 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait.
Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix.
Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
R.Sabatier
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