Depuis le 07-04-2007 :
172732 visiteurs
Depuis le début du mois :
4052 visiteurs
Billets :
958 billets
Le Petit Prince est l'œuvre la plus connue d'Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943 à New York, c'est un conte philosophique et poétique qui, sous l'apparence d'un conte pour enfants, aborde des thèmes profonds comme la vie et l'amour, la mort, l'amitié, les attitudes et préoccupations face à la vie, . En fait, chaque chapitre relate une des rencontres du petit prince et contient une moralité, une ou deux phrases simples sur l'amitié, la vie, etc.
L'œuvre est également illustrée par l'auteur lui-même. Ses dessins, simples et d'un style un peu naïf, sont tout aussi célèbres que le livre lui-même.
Le narrateur est un aviateur qui, à la suite d'une panne de moteur, a dû se poser en catastrophe dans le désert du Sahara et doit tenter seul de réparer son avion. C'est pour lui une question de vie ou de mort.
Le lendemain de son atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix qui lui demande « S'il vous plaît... dessine-moi un mouton ! ». Le petit garçon qui lui a demandé cela se révèle être un petit prince arrivé des étoiles. L'aviateur, d'abord surpris, commença par lui dessiner plusieurs moutons, mais aucun ne convenait au petit prince, jusqu'à ce que, excédé, il lui dessina une boîte avec des trous dans laquelle il explique qu'il y avait un petit mouton, ce qui convint tout à fait au petit prince.
Au fil des discussions, le petit prince raconta son histoire. Il vit sur un astéroïde appelé B612, à peine plus grand qu'une maison. Il y avait une rose magnifique, mais très coquette et exigeante, à un tel point qu'elle rendit malheureux le petit prince qui décida de s'enfuir. La rose n'attendit que le dernier moment, celui de son départ, pour faire son mea-culpa, ce qui rendit le départ du petit prince plus douloureux encore.
Il arriva d'abord sur un astéroïde habité par un roi pour qui chacun est un sujet. Mais ce fut un roi raisonnable : il estima qu'« il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner. L'autorité repose d'abord sur la raison ». Puis le petit prince passe sur une planète habitée par un vaniteux, qui croit que tout le monde l'admire. Après cela, il arrive sur un astéroïde habité par un buveur. Celui-ci boit pour oublier qu'il a honte... et ce dont il a honte, c'est de boire. Ensuite, le petit prince arrive sur la planète d'un businessman dont le seul bonheur est de compter les étoiles qu'il possède (puisqu'il est le premier à avoir eu l'idée de les posséder). La cinquième planète visitée par le petit prince est habitée par un allumeur de réverbères qui doit allumer et éteindre son réverbère une fois par minute tellement sa planète tourne vite. La sixième planète, beaucoup plus grande, est habitée par un géographe, qui dit au petit prince qu'il "est trop important pour flâner". Celui-ci lui conseille d'explorer la planète Terre, qui a « une bonne réputation »...
Sur Terre, le petit prince rencontre tout d'abord un serpent qui ne parle que par énigmes, puis une petite fleur de rien du tout, puis l'écho des montagnes qui ne fait que tout répéter, et enfin il arrive dans un jardin de roses. Il se rend alors compte que sa fleur n'était pas unique et devient bien malheureux. Peu après, il rencontre un renard dont le seul souhait est d'être apprivoisé par le petit prince. Lorsque cela est fait et que les deux amis vont se séparer, le renard donne un conseil simple au petit prince : « on ne voit bien qu'avec le cœur ; l'essentiel est invisible pour les yeux ». Il apprend ainsi que l'on « est responsable de ce que l'on a apprivoisé », et comprend que sa rose est unique au monde, pour l'attention et l'amour qu'il lui a porté. Plus tard, le petit prince rencontre successivement un aiguilleur et un marchand avant de rencontrer l'aviateur. Guidé par la fragilité et la candeur du petit prince, il finit par découvrir un puits dans le désert. Peu après, le petit prince lui explique que ça fait presque un an qu'il est arrivé sur terre, tout près de là. Il lui apprend aussi que le lendemain, il doit rentrer sur sa planète pour s'occuper de sa fleur dont il se sent responsable. En compagnie de l'aviateur, le petit prince revient sur le lieu exact où il était arrivé sur Terre et attend qu'un « éclair jaune » le touche à la cheville. Puis, « il tombe doucement comme tombe un arbre ».
Publié par titebordo à 17:02:38 dans citation | Commentaires (5) | Permaliens
Antoine de Saint-Exupéry est né à Lyon le 29 juin 1900 et mort sans doute au-dessus de la Méditerranée au cours d'un vol de reconnaissance, le 31 juillet 1944. Descendant d'une des plus vieilles familles nobles de France, il passa son enfance chez sa tante, étant orphelin de père, à Saint-Maurice de Rémens, près d'Ambérieu. Placé ensuite au collège de Sainte-Croix du Mans, où sa famille s'était établie, il en sortit en 1914 pour aller poursuivre ses études en Suisse, au collège Saint-Jean de Fribourg. Studieux, il montrait en outre du goût pour la poésie et la mécanique. Revenu en France en 1917, il alla à Paris (lycée Bossuet) préparer l'École Navale. Admissible au concours, il échoua à l'oral.
Comme il dessinait avec facilité, il suivit alors les cours de l'École des Beaux-Arts (section d'architecture). Bon pour le service militaire en 1921, il obtint de le faire à Strasbourg, dans l'armée de l'Air. Désormais sa carrière sera tracée. Affecté d'abord à Rabat (1922), il passa ensuite au groupe de chasse du 33e d'aviation au Bourget. Bien qu'ayant été la victime d'un accident assez grave, il n'en voulut pas moins parfaire son éducation de pilote jusqu'à la fin de son service. Au sortir de l'armée (1923), revenu à Paris, il dut, faute de situation, faire divers métiers. C'est alors qu'il se mit à écrire. S'étant, en 1925, lié d'amitié avec Jean Prévost, il lui remit un récit qui fut bientôt publié dans la revue Le Navire d'argent. Ce récit, intitulé L'Evasion de Jacques Bernis, évoquait avec beaucoup de force le monde de l'aviation. En septembre 1926, Saint-Exupéry entra chez Latécoère, société qui assurait le courrier postal aérien depuis Toulouse jusqu'à Dakar. Apres avoir fait maints courriers, il devint alors chef d'escale à Cap Juby, dans le Rio de Oro. Bien que son poste fût loin d'être une sinécure, il parvint peu à peu à s'imposer aux Maures et à améliorer les relations franco-espagnoles alors très tendues. Ce fut durant ses heures d'insomnie qu'il écrivit son premier livre véritable, Courrier Sud (1929).
La société pour le compte de laquelle il travaillait ayant pris beaucoup d'extension, il partit, la même année, pour l'Amérique du Sud afin d'y étudier la création de nouvelles lignes aériennes avec Mermoz et Guillaumet. En 1931, il épousa en Argentine la veuve du journaliste Gomez Carillo. La même année, il publia Vol de nuit, ouvrage dont le succès fut considérable. Mais l'Aéropostale ayant dû finalement déposer son bilan, il connut des temps difficiles malgré toute la renommée qu'il venait d'acquérir. Attaché à Air-France en 1935, il tenta de battre le record Paris-Saïgon. Il échoua. L'année suivante, quand éclata la révolution espagnole, il fit là-bas du reportage pour un journal parisien (d'abord L'Intransigeant, puis Paris-Soir). Redevenu aviateur, il conçut le projet, en 1938, de relier New-York à la Terre de Feu. Grièvement blessé, il dut rester de longs mois en convalescence à New York. En 1939 il publia Terre des hommes. Mobilisé peu après, il devint pilote de guerre au groupe 2/33. En juin 1940, il s'embarqua pour New-York. Il en revint trois ans plus tard pour reprendre du service dans l'armée de la Libération. Faute d'avoir le droit de combattre en raison de son âge, il insista pour obtenir plusieurs missions. Parti de Borgo en Corse, il ne revint jamais. Dans sa toute dernière lettre, il avait écrit : "Je fais la guerre le plus profondément possible... Si je suis descendu, je ne regretterai rien. La termitière future m'épouvante. Et je hais leurs vertus de robots. Moi, j'étais fait pour être jardinier." Antoine de Saint-Exupéry avait écrit trois autres œuvres durant la guerre : Pilote de guerre (1942), Lettre à un otage (1943), Le Petit Prince (1943) qu'il avait illustré lui-même. Il faut y ajouter ce qu'il tenait, peut-être à tort, pour son plus grand livre : Citadelle (1948).
Chacun de ces livres forme un documentaire lyrique dont on chercherait en vain l'analogue dans notre littérature. Antoine de Saint-Exupéry est une des plus belles figures que la France ait jamais comptées depuis le début de ce siècle. Tant par la noblesse de son caractère que par ses dons d'écrivain, il s'est acquis de son vivant la plus juste gloire et cette gloire s'est encore accrue depuis sa mort. Ses Carnets furent publiés en 1953 par Michel Quesnel et Pierre Chevrier.
Publié par titebordo à 17:02:37 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par titebordo à 16:57:36 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Eluard, Paul (1895-1952, pseudonyme d'Eugène Grindel), poète français qui joua un rôle important au sein du mouvement surréaliste. Obligé d'interrompre ses études pour rétablir sa santé gravement menacée (1912), il fut néanmoins mobilisé en 1914, puis publia ses premiers poèmes, marqués par son adhésion aux idées pacifistes (le Devoir et l'Inquiétude, 1917 ; Poèmes pour la paix, 1918). Au lendemain de la Grande Guerre, il fit la connaissance de Breton, d'Aragon, de Soupault, de Tzara, de Magritte, de Man Ray, ou encore de Miró, et participa au mouvement Dada (les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux, 1920 ; les Nécessités de la vie et les Conséquences des rêves, 1921), avant d'être admis dans le groupe de Littérature et de s'engager dans l'aventure surréaliste (Mourir, ne pas de mourir, 1924). Au cours d'un voyage autour du monde, il fit la rencontre de Maria Benz (Nusch), qui devint sa muse et qui lui inspira certains de ses plus beaux poèmes d'amour (Capitale de la douleur, 1926 ; l'Amour, la poésie, 1929 ; la Vie immédiate, 1932). Entré au Parti communiste en 1926, il en fut exclu en 1933, mais n'en milita pas moins pour une poésie sociale et accessible à tous (les Yeux fertiles, 1936 ; Cours naturel, 1938 ; Donner à voir, 1939), prit position en faveur de l'Espagne républicaine (la Victoire de Guernica, 1938), puis, s'engagea dans la Résistance et publia plusieurs ouvrages dans la clandestinité (parmi lesquels Poésie et Vérité 1942, qui comprend le célèbre poème "Liberté" ; les Sept Poèmes d'amour et de guerre, 1943 ; les Armes de la douleur, 1944). Outre ses autres recueils poétiques (Poésie ininterrompue, 1946 ; Corps mémorables, 1947 ; Tout dire, 1951), dans lesquels il se révéla un remarquable créateur d'images ("La terre est bleue comme une orange"), on lui doit une Anthologie de la poésie du passé (1951).
Publié par titebordo à 16:37:34 dans citation | Commentaires (0) | Permaliens
SAINT EXUPERY a dit :
Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage.
Publié par titebordo à 16:36:20 dans citation | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires