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LE KALEIDOSCOPE DE LARA

Les couleurs de ma vie

MESSAGE SUR LE FORUM OFFICIEL | 18 juillet 2008

Bonjour bonjour!

De retour sur terre après cet incroyable concert qui nous réuni il y a deux jours maintenant...
Sorti de la moiteur de ma veste blanche à usage unique, ce concert aura à la fois été une formidable rencontre, un bain de jouvence, une source durable d'énergie pour me lancer encore plus à fond dans l'aventure musicale entamée il y a quelques années déjà... Une petite salle c'est sûr! Mais une salle qui m'aura donnée une soirée pleine de plaisirs et de promesses...
L'occasion aussi de placer de vrais visages sur des pseudos transformés en prénoms, l'occasion de vous rencontrer presque toutes pour de bon après de longues semaines d'anonymat.
Cette atmosphère bien plus que chaleureuse m'aura permis de faire ma première rencontre humaine et musicale avec vous. Vous me connaissiez et j'ai enfin pu vous reconnaître.
Le travail reste à faire maintenant... Aborder de nouveaux aspects de la musique plus en profondeur, en particulier l'écriture en Français. Les mots se placent doucement dans ma tête ces jours ci, quelques heures dans un train ou un voyage en voiture libèrent l'esprit des petits blocages quotidiens. L'avenir s'annonce radieux.. Grâce à vous!
Merci vraiment de tout cœur pour tous ces cadeaux! C'était Noël en Juillet! Cadeaux tellement immenses qu'on ne sait plus trop quoi donner en échange.
A très vite,

cédric

 

CEEEEEEEEEEEEEDRIIIIIIIIIC JE T AIAIAIAIAIAIAIAIAIME lol !!

Publié par Lara13 à 01:45:48 dans CEDRIC OHEIX | Commentaires (0) |

CONCERT DU SENTIER DES HALLES | 17 juillet 2008

Le mieux pour vous parler de cette soirée à laquelle je n'ai malheureusement pas assistée (quelle idée aussi de faire un concert un mardi soir à Paris lol !!), est de vous proposer le bulletin posté par MENAGEREDEMOINSDE50ANS sur LE POST (j'aime beaucoup sa plume et sa verve ..) ..

"Merci Olga, grâce à tes conseils j'ai acheté VOXPOP afin d'y lire le dossier sur la Nouvelle Star et j'y ai trouvé quelques pépites sur l'émission. Je vous en livre une en particulier : les propos sont (d'après la revue) ceux de Bruno Rua, sorti en septième position de la nouvelle Star n°4. Je cite « J'ai perdu contre un fils de riche pistonné (Christophe Willem, ndlr), qui connaissait tout le monde à la production. C'est pas le public qui fait gagner, c'est la prod' ! Le plus triste, c'est qu'ils prennent tout le monde pour des cons, les candidats comme le public. Le gagnant est choisi avant l'émission, signé, avant le casting... Ils ont même été jusqu'à inventer le concept de « Tortue ». Ce qu'il faut savoir, c'est que tous les candidats ne sont pas à égalité. Christophe Willem et Miss Dominique pouvaient choisir leurs chansons, pas les autres. Christophe Willem et Miss Dominique avaient des tenues choisies sur mesures, les autres on leur filait des fripes tellement immettables qu'ils devaient porter leurs propres fringues ! Cependant ne comptez pas sur moi pour renier la « Nouvelle Star ». Ca jamais. Pour le meilleur comme pour le pire, j'en suis fier. Et même si on m'a fait chanter de la merde, je ne cracherai pas dans la soupe... »

Encore les propos d'un perdant aigri me direz vous ? Peut-être, mais c'est curieux de voir à quel point ces propos rejoignent ce que beaucoup d'entre nous ont ressenti confusément cette année : une finale Amandine-Benjamin jouée d'avance, une inégalité de traitement dans les titres proposés, jusqu'aux aberrations vestimentaires dont furent victimes notamment Lucile, Kristov et même parfois Ycare ou Jules... Pourquoi cette année, la production de l'émission a-t-elle finalement moins bien réussi à « masquer » les ficelles d'un jeu en définitive très scénarisé ? Peut-être parce que la différence de niveau entre les candidats était moins flagrante que les années précédentes. Peut-être parce qu'une certaine désinvolture s'est emparée cette année de la production. En atteste l'inorganisation étonnante de la pseudo-tournée d'été Nouvelle Star où les dates s'affichent et s'annulent en des temps record, sans que M6 daigne fournir beaucoup d'explications d'ailleurs.



A la lumière de ce qui vient d'être dit, on comprend mieux les mots prononcés par Cédric Oheix le soir de son élimination en demi-finale : « Je vais retourner à la musique ». Rendez-vous fut pris alors par ceux (et celles...) qui comme moi avaient apprécié ses qualités de chanteur folk-rock et surtout sa voix grave. Après un concert intimiste à Vallauris (un peu loin de mes pénates), le Sieur Oheix était donc ce mardi en concert au Sentier des Halles à Paris. Bien loin de la Nouvelle Star.

Changement de dimensions d'abord : Le Sentier des Halles est une « petite » salle de 120 places maximum, installée dans une des nombreuses caves qui perforent le sous-sol parisien (un vrai gruyère...). Les bancs d'écolier sont installés à quelques mêtres de la scène dans une proximité bon-enfant : pas de cris, de hurlements, d'hystérie devant la scène pour créer l'événement. Le plafond voûté renforce cette impression d'intimité. Pas d'orchestre possible qui viendrait masquer la voix du chanteur ou l'inciter à crier. Ce mardi, une touffeur moite avait envahi la salle.

La première partie du concert fut assurée par Rock Feller, accompagné par Mu$$. Les deux hommes, fidèles parmi les fidèles de Cédric Oheix l'accompagnèrent d'ailleurs pendant tout le concert à l'exception de la première chanson reprise de Noir Désir, A ton étoile. Un concert à une, deux ou trois guitares donc. Idéal donc pour entendre et porter la voix des chanteurs et il faut dire à ce propos que celle de Rock Feller est tout à fait agréable, légèrement brisée, voire rauque lorsqu'il chante en italien. Beh oui, j'ai aussi un faible pour les chanteurs italiens à la voix rauque. Je ne l'avais pas encore dit ça ? Première partie très applaudie et arrivée en scène du héros du soir en veste immaculée. Ah la veste fétiche, qu'il refusera d'enlever malgré l'étuve, arguant que la dernière fois qu'il avait mis un tee-shirt, ça lui avait porté la poisse !

Début du concert : les reprises alternent avec les titres persos. Deux titres de Noir Désir (A ton étoile et Aux sombres héros de la mer), un titre de Chris Isaac : Wicked game. Trois titres que j'ai adoré en version originale. J'avais même été bluffée par les qualités vocales et scéniques de Chris Isaak aux Eurockéennes de Belfort qui avec un costume bleu orage et la vague californienne dans les cheveux avait réussi le tour de force de convertir une assemblée composée en grande partie de bikers métalleux ! Les reprises de Cédric tiennent le cap (oui je sais le jeu de mot est facile...). Egalement deux « chansons de filles » (Kylie Minogue et Dido), le fameux Hallelujah qu'il reprend également sur la tournée Nouvelle Star et enfin Crazy, chanté en crescendo et ponctué par un rire sardonique dont le souvenir me fait encore frémir...

Pour les titres persos, beaucoup sont en anglais, tous même à l'exception de La valise. Cédric nous explique qu'il est en fait né Dublin où il a passé toute sa jeunesse et puis se marre en disant non c'est pas vrai. Mais il prend soin avant chacun de ses titres de les présenter en quelques mots. Des ballades mélancoliques : Alone again, I stand with a smile, Soft song ; des chansons plus engagées : The Witch, Orient time, des chansons d'amour : Penelope, La valise ; des chansons plus légères enfin comme Thirty et You Talk. L'accompagnement à 3 guitares permet de donner de l'ampleur et de l'énergie au concert tout laissant la place d'honneur à la voix du chanteur. Et boudiou, peuchère, fan de chichoune (j'en appelle à toutes les interjections d'Occitanie !) ce type a une p..., euh une sacrée voix. De mémoire (en fait j'ai continué à entendre ses chansons dans mes oreilles encore plusieurs jours après le concert, je vous jure que c'est vrai !), sa façon d'appuyer sur les voyelles « chaudes », o, eu et a en descendant parfois dans les basses, ses éraillés sur certaines diphtongues (aï) me donnent encore la chair de poule. Mister Oheix, vous avez une voix à se damner, des compositions de toute beauté, et vous faîtes rien qu'à reprendre des chansons que j'adore. Vous le faîtes exprès ou quoi ?

Et puis il y a le reste. Ce qui n'est pas de la musique mais ne gâche rien : le contact avec le public, complice. Traits d'humour entre deux chansons, autodérision constante, les sourires furtifs lors des interprétations : à quoi pense-t-il alors ? L'infinie disponibilité dont il fait preuve à l'égard de ses fans, les sourires, les milliers de lignes d'autographes, il restera jusqu'au bout (moi aussi, na !), ne fuyant personne répondant à tous. On peut d'ailleurs en dire autant de tous ceux qui l'entourent : quelques (kilo)grammes de fraîcheur dans un mode de brutes et dans une salle à 40°. Alors rien que pour cette soirée là, et malgré toutes les critiques que j'ai pu émettre sur cette émission je dirai : merci la Nouvelle Star de nous faire découvrir ces artistes. C'est une fois sortis qu'ils peuvent donner toute la mesure de leur talent, à condition qu'on leur offre la chance de montrer ce dont ils sont capables.


Pour ceux qui se veulent se rendre compte par eux-mêmes à partir d'extraits, on trouve les 17 chansons à l'adresse suivante (merci Alehimes) :
http://www.youtube.com/profile_videos?user=alehimes&p=r

Une version plus « léchée » est en préparation, que j'essaierai de vous mettre en ligne quand elle sera disponible, si tant est que j'y arrive, vu qu'au fin fond de ma cambrousse estivale, la connexion internet doit dater d'avant l'invention du téléphone !

PS : j'ai résisté à la tentation de dire dans cet article que Cédric Oheix est encore plus beau en vrai qu'à la télé parce que je suis une fille sérieuse pour qui le physique n'a aucune importance (mince mon nez vient de crever l'écran de l'ordi !). Donc les filles si vous voulez en avoir le cœur net, vous n'avez qu'à venir la prochaine fois...

PS bis : N'oublions pas que les 3 protagonistes de ce concert sont sur myspace. Et si une bonne âme veut bien les mettre en commentaire, je gagnerai ¾ d'heures de recherche avec ma superconnexion !"

POUR LIRE TOUS LES AUTRES COMPTES RENDUS DE CETTE SOIREE ET VOIR PHOTOS ET VIDEOS,
RENDEZ-VOUS SUR LE FORUM OFFICIEL DE CEDRIC OHEIX OU SUR SON MYSPACE .. (voir liens à droite ..)


JE VOULAIS TE DIRE MERCI CEDRIC POUR TES MOTS QUI ME TOUCHENT AU PLUS PROFOND DE MON COEUR ..
MERCI DE ME CONNAITRE ET ME RECONNAITRE .. JE T'AIME FORT COMME CA ..

(et merci à toutes les filles du forum .. je vous aime .. un merci tout particulier à LOST SOUL, CACOUCARO, CHIMENE, NOOPS, PARI BANOU .. et bien sûr à MAGALI, ADELE, VERO .. les créatrice et administratrices du forum .. et tous et toutes les autres ..)

Publié par Lara13 à 13:59:25 dans CEDRIC OHEIX | Commentaires (0) |

INTERVIEW DE WILLIAM REJAULT - LE POST | 15 juillet 2008

Une interview intéressante, intelligente et bien écrite ..

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Le Train Bleu, Gare de Lyon, 14 Juillet 2008. Les avions passent au dessus en faisant trembler les murs. Je relis mes questions. La boucle est bouclée, c'est ma dernière fois sur la Nouvelle Star, la dernière fois que je pose des questions sur l'émission 2008. J'ai vu comme tout le monde le programme, je me suis amusé ou j'ai tremblé pour les candidats (un peu moins que l'an passé, soyons franc), allez la Nouvelle Star est passée et cette année, elle s'appelle Amandine.

Moi, c'est Cédric, Cédric Oheix, qui m'a marqué et ce dès sa première apparition. « Ken », disait Lio, « Ken comme Ken et Barbie » ou Pierce Brosnan, pour les plus trentenaires, le dernier James Bond des années 90. Un petit côté clean sur lui, le Cédric, des polos, des jeans bien repassés. Un sourire de gars bien élevé, des mèches proprement en bataille. Pas rock'n roll, Oheix ? Ouais, juste un type sans histoire qui reprend du Noir Désir, dès son premier prime, en regardant fixement Lio dans les yeux, pour voir si elle va réagir.

Ce qui frappe chez lui, c'est sa lucidité, son extrême lucidité, sur tout ce cirque, sur cette montagne qui accouche d'un œuf (de caille). Sa force tranquille, aussi, un peu la même qu'il faut déployer aux petites heures du matin, dans la tempête, au moment des décisions importantes, quand deux cent personnes dorment en cabine et ne se doutent pas que ça va mal, en passerelle. Cédric a eu le temps de voir le monde, pendant que d'autres le refont, aux mêmes âges, il s'est fait plaisir en chantant pour ses passagers, anonyme, il a connu des escales glauques et des traversées un peu longues.
34 ans.
Et maintenant, que vais-je faire ?
M6
Télé crochet.
Pourquoi pas ?
Je n'ai rien à perdre.
Les autres y vont pour la gloire.
Moi j'y vais pour chanter, et essayer d'en vivre un peu.

On a beau essayer de creuser un peu, sous le charme (le type est tactile, souriant, il enjambe l'accoudoir, petite basket se balançant dans le vide, se passe la main dans les cheveux, incline la tête, le menton baissé), on a beau vouloir piéger pour débusquer le poseur, le parleur, le séducteur, on ne trouve rien de sournois, de tapi dans l'ombre. Ni discours rodé sur le système à niquer, ni pose déjà lassante de jeune poète maudit jazzeux, rien qu'une envie, celle d'expliquer ce qui s'est passé (le naufrage de milieu de course à la Nouvelle Star, la course en solitaire épuisante, les paquets de flotte du jury dans la tronche) et un espoir, convaincre demain, et le jour d'après, encore, sur scène, qu'il sait faire passer son message d'artiste.

Il sait qu'il doit convaincre, en Français, désormais, pour toucher le public. Il se donne six mois pour écrire, pour produire, pour toucher de nouveau les gens qui le connaissent déjà pour de mauvaises raisons. Réponse dans quelques temps. Je serai là pour le voir.

- Avant toute chose, la question qui fâche. Il y a eu cette rumeur, à un moment donné, que tu devais faire l'Ile de la Tentation mais que, pour des histoires de planning, ça n'avait pas pu se faire...
- C'est un ramassis de conneries, tout ce que j'ai pu lire là-dessus, dans la presse. J'étais avec une copine dans un café, on buvait un verre, une femme débarque, nous prend en photo, nous décrit le programme. Je ne suis absolument pas intéressé mais la copine en question veut en savoir plus, juste pour satisfaire sa curiosité. Je l'accompagne, la mort dans l'âme, mais il est évident que jamais je ne serai allé dans ce jeu, jamais. Je veux faire de la musique, pas jouer au play-boy sur une île devant trente-cinq caméras. Pas une seule seconde je n'ai pensé que ça se ferait.

- Si je résume ton parcours dans la Nouvelle Star, c'est le mot gâchis qui me vient à l'esprit, immédiatement. Je t'ai senti sous-employé, pendant les primes...
- Oui, moi aussi. Que veux-tu que je te dise ? La liste de chansons qu'on me proposait ne me correspondait pas, j'avais beau dire non, on me répondait qu'il fallait que j'accepte, pour des histoires de télégénie, de grand public. C'est un métier, ils me disaient, nous savons comment ça fonctionne. Il faut toucher tout le monde, or la reprise que je proposais était trop ceci, pas assez cela...On voulait du connu, du sûr, de la chanson reconnaissable de suite en prime time...

- Excuse-moi mais Benjamin a quand même chanté du Donny Hathaway !
- Ah mais Benjamin, c'était Benjamin... (rires) Les listes de Benjamin était toutes validées par la prod', Benjamin chantait exactement ce qu'il voulait. Je me souviens être allé voir le grand manitou du programme pour râler que si Benjamin chantait du Hathaway, quand même, je pouvais moi aussi faire ma reprise de Led Zeppelin...Donny Hathaway, tu m'excuses, mais presque personne ne connaissait, c'est très pointu, comme répertoire...Mais le grand manitou, avec la plus grande des mauvaises foi me dit « mais non, Cédric, pas du tout, je l'adore cette chanson, elle est super connue, tu vois ».

- Et tu te retrouves alors avec du Dalida ou presque. Pourquoi ne disais-tu pas simplement « non ! », « non, je veux pas chanter ça ! » ??
- Impossible. Tu as trois types en face de toi qui font du forcing, il est cinq heures du matin, tu es naze, n'oublie pas ce détail, on est épuisé, on bosse beaucoup, comme des fous, sur cinq jours, pour mettre au point deux chansons, le temps joue contre toi. Tu dis « non », ils insistent, tu dis « non », ils reviennent à la charge. Tu redis « non », ils ne lâchent pas et tu comprends qu'ils ne lâcheront pas le morceau de toute façon, jamais, alors que toi oui, tu vas le lâcher, à un moment donné. Bien obligé. Tu peux être débarqué du programme sur un claquement de doigt.

- Conséquence, tu n'as pas vraiment eu l'occasion de montrer ce que tu avais dans le coffre.
- On ne m'a pas jamais laissé l'occasion de le faire.

- Benjamin, lui...
- Oui. On le voyait bien que la production misait tout sur une finale « Benjamin/ Amandine ». J'ai fait du mieux que j'ai pu, en essayant de m'éclater sur les titres qu'on m'imposait mais, franchement, mes duos ou mes trios, c'était très très mauvais. En les regardant, à froid, j'ai grincé des dents plus d'une fois.

- Avec la prod', tu ne pouvais pas essayer la menace ? « Si je ne chante pas ça, je plaque tout ! »
- Non, moi je ne fonctionne pas comme ça. Je t'avoue qu'à un moment donné, j'étais démotivé, totalement, je n'avais plus aucune envie de chanter. Dégoûté. Ca se lit sur mon visage, durant les primes. Je me retrouve face au Jury qui me descend, me met à terre, là, oui, j'ai la tête ailleurs, je me vois loin, sur mon bateau, pendant un instant je pense à la sortie. Et puis après, en coulisses, je prends du recul, je réfléchis. Non, mais attends, je ne suis pas allé jusque là pour fuir, quand même, il y a des gens derrière. Tu connais le nombre de gens qui votent, qui payent pour envoyer des sms, des marins de ma compagnie maritime, des amis, ma famille ? Tout le monde est là, derrière toi, à t'encourager, à se rassembler autour de toi. C'est ça aussi la magie des prime, tu retrouves réunis sur un plateau de télé tous les gens que tu aimes, tous, dans une configuration que tu ne retrouverais qu'à ton mariage ou ton enterrement. Ils sont tous là, même des types que tu avais perdu de vue et que tu retrouves, ils sont tous là et ils sont super heureux pour toi, ils vivent autant l'aventure que moi. Et toi égoïstement, tu te dis « Mais je ne peux pas arrêter maintenant, ce n'est pas possible, regarde-les ». Je ne peux pas partir. Allez, je me reprends, je serre les dents et vais jusqu'au bout, je profite de cette chance.

- Tu as eu du mal avec tes petits copains de promo ?
- Du mal, non, mais nous ne nous sommes pas choisis les uns les autres. Icare m'en voulait un peu au théâtre mais je m'entends très bien avec lui, heureusement qu'il est là, sur les routes. Jules, c'est autre chose, imagine, j'ai le double de son âge, il me parle comme si j'étais une figure morale ou son paternel, rends-toi compte de comment tu étais à son âge avec les gens de 34 ans. Amandine est très seule, aussi, elle navigue entre deux eaux, elle a 28 ans, ce n'est pas évident pour elle de faire une tournée, la seule fille au milieu de tous ces garçons. Les plus jeunes se la pètent un peu rock star, c'est la tournée des boîtes, l'alcool, les chambres d'hôtel un peu chahutées, tu vois le tableau. Moi, je me couche assez tôt après le concert et j'attends la date suivante.

- Tu as lu les déclarations de Jules sur tes lectures ? Il parait que tu lis des bouquins de droite sur la banlieue.
- Ah, Jules, le chroniqueur politique de 17 ans ! J'ai beaucoup d'affection pour lui, quand il essaie d'expliquer à une journaliste people que je lis « Petit Frère », d'Eric Zemmour, dans le lit d'à côté et qu'il faut y trouver une allusion politiquo-sociétale à mes idées...(rires) J'ai tenu 60 pages sur ce bouquin, d'ailleurs, pas plus.

- Quand la prod' nous a abreuvé d'images de toi en sous-vêtements, ça t'a agaçé ?
- Oui...bof...Non, c'est le jeu. Il fait chaud, Icare et moi jouons de la guitare dans le patio, une caméra traîne à côté, je sais pertinemment qu'il y a un risque que les images soient détournées, je ne suis pas naïf. Après, me voir systématiquement à moitié nu, ils font comme ils l'entendent... Ça ne me met pas en valeur, ça ne me nuit pas non plus, c'est un choix qui les regarde... J'ai pris conscience de mon extrême fatigue en me voyant à l'écran, j'étais desséché, j'avais perdu 6 kilos, je me suis fait peur.

- Tu t'es vu en une de la presse people, tu as réagi comment ?
- Oh, bien. (Il sourit). Bien, bien.

- Tu te retrouves dans un magazine people et ça ne te fait ni chaud, ni froid ?
- Voilà. C'est le postulat de départ, ce sont les règles du jeu. Tu participes à un programme de télé, tu sais à quoi tu t'exposes. Non, pour tout te dire, j'étais amusé. Je ne lis pas les textes ou les commentaires sous les photos, qui sont remplis de contrevérités, mais le reste, pas de souci.

- Lio ne te jugeait pas comme les autres candidats, pendant le prime, j'ai trouvé qu'elle avait la dent dure avec toi.
- Non.

- Ah bon ? Elle n'avait pas un parti pris contre toi, à un moment donné ?
- Non, pas du tout. Sincèrement, je n'ai pas de souvenirs marquants sur ce qu'elle m'aurait dit et qui t'a tant marqué, désolé. Je me souviens bien plus de son absence chronique de petite culotte, quelque soit la tenue portée. Sinclair, par contre, m'a scotché, sur le prime, à un moment. Il m'avait dit « que je n'étais pas présent, comme si j'avais des problèmes personnels ». Sous les tonnes de maquillage, à 15 mètres de moi, il arrivait à voir que j'étais mal, très mal...Mais il a été sympa, sinon. Le plus mauvais moment, ça venait de Philippe Manœuvre, qui m'avait dit, après une chanson, que ça ressemblait à « un petit naufrage d'un petit pédalo dans la petite baie de Calvi »...avant de préciser, dans la presse, que j'étais le nouveau Sacha Distel.

- Sympa.
- Mais je n'ai rien contre Sacha Distel, il a eu une carrière exceptionnelle, c'est juste le côté péjoratif de son jugement, vouloir à tout pris m'enfermer dans une case parce que je reprends du Sinatra 2 minutes et que je m'éclate dessus. On sent le mépris pour un certain public ou l'incrédulité sur mes capacités.

Ton album, tu le vois comment ?
-  Tu brûles les étapes, là. Le travail avance pour ce qui est de l'écriture des nouvelles chansons, que je présenterai à Sony bmg en septembre...


- Personne ne te connaîtra mais là, justement, tu es reconnu. Tu le vis comment ?
- Super bien. C'est génial, comment ne veux-tu pas apprécier les petits sourires en coin, les clins d'œil complices que te lancent les gens dans la rue. Petites remarques affectueuses, tu serres des mains. C'est très respectueux, très appréciable, je savoure énormément.

- Tu as le temps d'écouter un peu de musique, ces jours-ci ?
- J'ai beaucoup aimé le dernier Sigur Ros, sur mon iPod, en regardant défiler les kilomètres de voie ferrée ou d'autoroute. Tu ne peux pas savoir le nombre de kilomètres qu'on a avalés depuis le début de la tournée.

- Je finis avec des questions de lecteurs, la première est assez surprenante, je te laisse découvrir ça : As-tu déjà conduit le NGV de la SNCM et avec qui ?
- (il rit) Oui, plein de fois, et je salue les commandants Hervé Lopez, Jacques Coatelen et Hubert Ugross.

- As-tu une devise personnelle ?
- Huuuum...Oui, « naturel, libre et digne ».

- Tu as reçu des propositions pour être mannequin ?
- Non. Mais si la marque Bill Tornade cherche un mannequin vedette, je fais la promo gratuitement en échange de leurs vêtements. Ils sont superbes et bien taillés. Je devrais peut-être les contacter. Allez, petite annonce: « ancien candidat Nouvelle Star mince et pas trop moche, aimant vos créations, cherche sponsoring vestimentaire ! Me contacter. » (rires)

Publié par Lara13 à 20:50:54 dans CEDRIC OHEIX | Commentaires (0) |

BULLETIN ET BLOG SUR MYSPACE | 15 juillet 2008

Cédric flippe, Cédric stresse, Cédric a le trouillomètre à zéro ... Mon Cédric adoré chéri à moi, je suis sûre que tout va trèèèèès bien se passer ..

JE TE DIS MERDE (ici je peux c'est MON blog lol !! je fais ce que je veux !!!)

 

BULLETIN

Quand la peur de mourir est plus pire que la peur de périr

Mes Chers amis...

A l'heure où je vous parle, rien ne va plus.


L'angoisse est à son comble, le spasme gastrique , la peur au ventre, l'enfer c'est les autres comme disait Jean-Paul...
Demain, presque nu sur scène, (dans un but uniquement commercial!!!) je me livrerai à vous sur la scène du Sentier des Halles...
Je vous y attends.


Je vous embrasse.


Cedric
 

 

 
BLOG :

"les soupirs du soir d'avant...
Humeur actuelle : électrique

Quand la peur de mourir est plus pire que la peur de périr de mourir...
Dirty cédric is back in the jungle of the city (se prononce cidi).
Ceci est le message le plus puissant de la création...
J'ai besoin d'un bon chiropracteur pour apaiser mes douleurs dorsales et surtout mes bleus à l'âme...
Demain soir, c'est le grand soir, celui que j'attends depuis si longtemps pour enfin partager avec vous mes chansons... Nous nous dirons en silence, l'essentiel et l'importance..."

Publié par Lara13 à 08:25:52 dans CEDRIC OHEIX | Commentaires (0) |

BULLETIN SUR MYSPACE DE CE JOUR | 14 juillet 2008

Décidément, il n'arrête plus .. !!! petit bulletin quotidien ... merci Cédric pour ces quelques mots, pour ton humour, ta simplicité et ton humilité .. je t'adore ..

 

Cédric OHEIX en concert au sentier des Halles :

Le défilé du 14 juillet est passé... Paris est en guerre!! Hélicoptère, avions de chasse, blindés sur les champs... et moi en route pour le sentier!!!
à demain soir...

Cédric

Publié par Lara13 à 17:45:11 dans CEDRIC OHEIX | Commentaires (0) |

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Présentation

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