Synopsis : Pour Chris et Lisa, emménager dans leur maison de Lakeview Terrace est un rêve devenu réalité. Pourtant, rapidement, les deux jeunes gens deviennent la cible de leur voisin, qui désapprouve leur relation interraciale. Cet homme strict et austère, père célibataire et policier, s'est autoproclamé responsable de la sécurité du quartier. Si ses patrouilles nocturnes et sa surveillance constante procurent un sentiment de sécurité à certains, il se montre de plus en plus oppressant envers le jeune couple, allant jusqu'à les harceler chez eux.
Dans le genre, à l'instar du précédent, "j'agis a contrario de ce que toute personne sensée ferait", ce film clôture ma journée ciné ..
Bon, un ton au-dessus cependant du précédent, car porté là par un Samuel L. Jackson sensationnel .. et porteur d'un message important contre le racisme ..
Cependant le scénario reste convenu, sans grande originalité .. ne renouvelant pas le genre .. le sujet a été traité moult fois au cinéma et j'aurais apprécié un aspect novateur .. mais non ... qui plus est la réalisation de Neil LaBute sans aucune inventivité ...
Seule l'interprétation des trois personnages principaux sauvent le film ..
Le couple Patrick Wilson - Kerry Washington fonctionne parfaitement et fait face avec affront, courage et imagination à la perversité de leur voisin ..
La fin est malheureusement complètement bâclée, sans surprise, sans switch étonnant ..
Rien de bien affriolant donc .. mais bon allez je dirais pas mal mais sans plus .. car on ne s'ennuie cependant pas malgré une première demi-heure de mise en place un peu longuette ..
Moi qui avais envie d'une après-midi "frissons" c'est un peu raté !!!
Publié par Lara13 à 21:26:11 dans CINEMA | Commentaires (0) | Permaliens
Synopsis : Jenny et Steeve quittent Londres pour passer un week-end romantique au bord d'un lac. La tranquillité du lieu est perturbée par une bande d'adolescents bruyants et agressifs qui s'installent avec leur Rottweiler juste à côté d'eux. A bout de nerfs, ces derniers leur demandent de baisser le son de leur radio. C'est n'est que le début ....
Ah là !!!! je ne sais quoi dire .. ce film me laisse coite .. bon je vais quand même tenter d'écrire ma critique .. !!
Je lui reconnais une grande qualité : il fait bondir, il fait fermer les yeux devant certaines atrocités, il est terriblement efficace dans l'horreur ..
Mais il est bourré de défauts de débutants à commencer par un scénario à dormir debout, plein d'incohérences et de stupidités .. dans le genre "mais qu'est ce que je pourrais bien faire pour attirer l'attention des méchants ??" ou "je suis blonde mais je .. ne me soigne pas .." ou pire encore "je m'ôte un pic du pied qui l'a traversé de part en part sans ciller comme si je me coupais l'ongle de l'orteil" voire le summum "je cours et marche pendant des kilomètres comme si je m'étais fait une simple foulure" là oui je dis bravo !! ah j'ai failli oublier le "je me défais de mes liens brûlés sans que mes mains aient morflé" ou encore le final "comment se jeter dans la gueule du loup !!" ..
Même si la réalisation oppressante et sauvage sauve un peu le film de la catastrophe, il n'en reste pas moins qu'il n'est pas à la hauteur de mes attentes ..
Bon je suis restée toutefois jusqu'à la fin pour voir comment s'en sortirait la wonder woman des bois mais bien sûr j'ai été déçue !!
Je n'arrive pas à savoir si ce film est une dénonciation ou une apologie de la violence mais la fin laisse penser à la deuxième option !!
Et franchement ça laisse non seulement un drôle de goût dans la bouche mais également une sensation d'avoir assisté à une boucherie gratuite .. je n'ai toujours pas trouvé le message du film ..
Reste que Michael Fassbender est un sacré beau gosse, avant d'être massacré, que Kelly Reilly est plutôt adorable avant de devenir monstrueuse et que les adolescents sont relativement convaincants, Jake O'Connell en tête ..
Mais le premier film de James Watkins (le scénariste de The Descent) est très maladroit et surtout et avant tout même carrément inutile ... il n'est que prétexte à faire peur par des images trash ..
A voir uniquement si vous avez besoin de montées d'adrénaline et avant le repas !!
Publié par Lara13 à 21:08:42 dans CINEMA | Commentaires (0) | Permaliens
Synopsis : Judith a la cinquantaine séduisante. Femme équilibrée, elle dirige une émission de téléachat. Divorcée, elle vit seule, avec pour confidente sa soeur Irène, qui est la seule a connaître son secret : Judith s'offre régulièrement les services sexuels de jeunes gens, qu'elle choisit sur les sites d'escort d'Internet. Elle rencontre ainsi Patrick, qu'elle apprécie pour sa gentillesse, son charme et sa simplicité. Or Patrick, en réalité Marco, est marié et profondément amoureux de sa femme Fanny, laquelle pense que son mari fait des chantiers.
J'aime la scénariste et réalisatrice Josiane Balasko depuis toujours .. elle a une écriture qui me plait profondément, le don de raconter des histoires tout à la fois drôles voire cyniques mais avec toujours cette petite dose d'immense tendresse qui déborde de partout ..
Gazon maudit s'inscrit pour moi dans le panthéon de mes films cultissimes ..
Celui-ci ne déroge pas à la règle : humour, compassion, émotion ..
Le tout y est .. en décortiquant son personnage principal interprété par une Nathalie Baye fabuleuse qui retrouve pour moi ses lettres de noblesse après le très passable Passe Passe, elle nous fait entrer dans un curieux univers qui brasse les sentiments et l'argent avec une sorte de délicatesse et de causticité qu'elle seule était capable d'écrire et de décrire ..
L'héroïne entre dans un jeu qui va très vite la dépasser ..
Ce n'est pas vraiment une comédie mais plutôt une étude de moeurs grave et intéressante traitée de façon approfondie et foncièrement intelligente ..
Surtout portée par un quatuor de comédiens tous épatants, en totale adéquation et cohérence : Nathalie Baye donc rayonne, elle est bouleversante .. Eric Caravaca, jusqu'alors vu ça et là dans des petits et moyens rôles éclate ... il est formidable .. charmant, craquant ET formidable .. Isabelle Carré toujours aussi troublante dans sa timidité touchante, sa pudeur et sa retenue qui trouvent parfois de petites failles pour s'épanouir vers l'extérieur de son enveloppe charnelle .. (est-ce clair ce que je veux dire par là ???) ... et Josiane Balasko qui se met en scène dans un rôle un peu ingrat de la soeur compréhensive qui attend et espère le grand amour (le contraire de sa soeur donc qui a tendance à fuir tout ce qui peut ressembler à un soupçon de sentiment, comme un mec quoi !!!) ..
Par contre je regrette que les seconds rôles restent un peu trop en retrait et superficiels, voire même parfois légèrement agaçants .. je regrette un peu le rap en fond musical d'autant plus que d'après moi le texte est porteur mais malheureusement on ne comprend que la moitié des mots .. je regrette un peu que Josiane Balasko ait voulu étoffer l'analyse de ses personnages par des voix off .. bien que cela complète le scénario habilement et que cela permet à l'intrigue d'être plus claire et d'avancer, je trouve que ça tombe parfois un peu comme un cheveux sur la soupe ...
Mais pourtant le film est une grande réussite .. la dernière demi-heure faisant s'envoler tous ces petits regrets car on est submergés par l'émotion .. j'ai versé quelques larmes .. j'ai donc aussi regretté d'avoir oublié mon paquet de kleenex !!
Si vous aimez l'écriture et la patte Balasko, courez voir ce film, vous ne le regretterez pas !!!
Publié par Lara13 à 20:23:32 dans CINEMA | Commentaires (0) | Permaliens
Ce soir ce sont alternés le bon, le moins bon, le carrément mauvais et le presque excellent ...
Face à des Alice, Maryline, Julia ou Ana éteintes et inexistantes (il faut avouer aussi que face à une Jenifer rayonnante la partie était ardue !!), ont flamboyé Solène, Joanna, Anissa, Harold qui nous offre une prestation des plus convaincantes qui le place à la première place ce soir avec une moyenne de 16,7, même si j'ai aimé moyen moyen les bisous en direct avec sa femme, charmante au demeurant, mais ils auraient pu éviter les frotis frotas sur le plateau !!! (je ne suis vraiment pas fan des séquences émotion !!!) ... les autres : Gautier en tête qui m'énerve mais d'une force !!! .. prétentieux et arrogant, tant dans ses attitudes que dans son chant .. Edouard qu'on a envie de scalper .. correct mais sans plus, il ne se démarque pas .. Yvane qui tente un radoucissement mais qui vocalement reste très faible avec des problèmes de justesse et de positionnement (j'ai souvent l'impression qu'il n'est pas à sa place !!) .. et Quentin qu'on a envie de renvoyer dans sa cour de récréation qui manque singulièrement de maturité .. (je juge sur les primes, je ne regarde pas les quotidiennes donc je ne juge pas sur leurs façons d'être dans la vie au sein du château .. euh de l'hôtel !!)
Pour terminer sur le donc presque excellent d'un Mickels qui m'a beaucoup touchée (sa moyenne de 15,2 ne reflète pas loin de là ce qu'on était en droit d'en attendre, je le plaçais largement au même niveau voire même mieux qu'Harold), très complice avec Garou (même si lui j'aime pas sa voix, l'homme m'est foncièrement sympathique ..) ... Mickels a un grain de voix digne des Damien Rice ou Tom Mc Rae, je le vois bien dans ce style là .. je l'attends au tournant ce petit .. je crois pouvoir dire que c'est mon "chouchou" de cette année, relativement discret et réservé .. il ne me fait pas vibrer non loin de là, mais je l'aime beaucoup avec sa tronche d'ange et son regard pétillant ...
Le coeur à mille à l'heure au moment du verdict final .. Yvane est sauvé par le public (c'était prévisible ..) mais d'une très courte tête devant Harold (respectivement 37 % et 36 %) ..
Le suspense et l'horreur sont à leur comble : après le vote des élèves Ana et Harold sont ex aequo et franchement ils sont pourtant aux antipodes au niveau talent ..
C'est finalement Yvane (que je n'apprécie pas plus que ça mais qui se révèle toutefois assez attachant) qui va sauver Harold .. un OUFFFFFFFFFFF de soulagement a envahi ma poitrine (j'étais là à me mordre les doigts et à murmurer Sauvez Harold Sauvez Harold (heureusement qu'il ne s'appelle pas Willy !!!!!) )... je n'aurais certes pas compris qu'une Ana franchement au ras des pâquerettes soit sauvée devant un Harold plutôt impeccable sur son Lettre à France réussi ..
Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle âpre bataille .. !!!
Le debriefing de Kevin Moulback toujours aussi mordant :
Quatrième prime : élimination d'Ana
Par Kevin Moulback
Le
dernier prime de la Starac a réuni 4,7 millions de téléspectateurs.
C'est certes 340 000 de plus que la semaine précédente mais la part de
marché continue néanmoins à rétrécir - 22,2 % contre 22,4 % vendredi
dernier - parce que, de son côté, NCIS, la série navalo-criminelle de
M6, dépasse maintenant largement les 7 millions de fidèles en début de
soirée. TF1 n'a pu sauver l'honneur que grâce au soutien inespéré de
Christophe Hondelatte, dont le nouveau magazine culturel Tandem, sur
France 2, a sombré corps et biens avec moins de 2 millions de
téléspectateurs.
La débâcle de la huitième saison semble donc se
poursuivre inexorablement. Et pourtant, ce soir, il se passe quelque
chose d'inattendu sur le plateau 217 de la Plaine-Saint-Denis, quelque
chose d'extraordinaire, d'exceptionnel, comme dirait Nikos. Ce soir,
c'est vraiment bien.
De prime abord, on pouvait s'attendre au
pire. L'invitée d'honneur n'est autre que la sempiternelle Jenifer,
habituée des primes s'il en est. Elle est à la fois la première
gagnante de la Starac, sa plus belle réussite commerciale, mais aussi
le douloureux rappel d'une époque où l'émission faisait beaucoup plus
d'audience et vendait beaucoup plus de disques. Six chansons de Jenifer
figurent au programme : on n'est donc pas loin du pénible record encore
détenu par Florent Pagny, avec sept titres durant une même soirée.
Le
prime s'ouvre sur une interprétation de groupe d'un medley des plus
grands succès de Jenifer. Et là - divine surprise - ce n'est pas la
cacophonie et le désordre qui caractérisent habituellement les
prestations collégiales. Pour une fois, c'est plutôt harmonieux - les
élèves chantent sagement les uns après les autres - et, surtout, ça ne
dure pas trop longtemps. C'est donc un excellent début.
Et voici
qu'apparaît Nikos, le maître de cérémonie. Il ne porte pas de cravate !
On se dit alors que quelque chose est vraiment différent ce soir. Et
voilà qu'apparaît Armande Altaï, la directrice baroque. Elle porte
d'étranges lunettes noires, qui semblent inspirées à la fois par le
carnaval de Venise et le costume de Batman. Là, pour être franc, on se
dit qu'elle a peut-être perdu la boule pour de bon mais le spectacle se
poursuit sans attendre.
Quentin commence les choses sérieuses en
interprétant "La dame de Haute-Savoie" de Francis Cabrel aux côtés de
Roch Voisine et de Garou. Même si la façon dont les trois compères font
semblant de jouer de la guitare électrique et rivalisent dans les
accents rocailleux est vaguement ridicule, il y a quand même une belle
énergie et le trio est sympathique. La performance est agrémentée d'un
charmant tableau, probablement concocté par Kamel Ouali, le plus grand
chorégraphe de France. Des danseurs descendent un plan incliné noir
couvert de silhouettes blanches avant d'entamer un twist endiablé. Je
suppose que le plan incliné évoque les pentes neigeuses de la
Haute-Savoie. Les silhouettes blanches sont peut-être un hommage
discret aux Experts, la série vedette de TF1. Quant au fait que
danseurs et danseuses portent des tchadors, il s'agit probablement
d'une invitation très subtile à la réflexion sur le thème de l'égalité
des sexes au Moyen-Orient. Évidemment, cela pourrait aussi être
complètement autre chose, voire tout à fait n'importe quoi.
Le
spectacle continue dans la bonne humeur. Jenifer, qui chante un de ses
derniers titres avec Anissa, a voulu nous faire rire en arborant une
superbe robe rouge à peu après aussi ample qu'une toile de cirque. À
moins qu'ille n'abrite dessous une famille de réfugiés afghans,
l'intention comique est évidente. Quelle blagueuse, cette Jenifer !
Kamel n'est pas en reste, qui lui demande après la chanson : "Jenifer,
comment tu fais pour ne pas vieillir ? Tu es toujours aussi belle,
aussi fraîche." C'est facile : elle a 25 ans !
On persiste dans
le registre humoristique avec Quentin et Gautier, qui jouent les
séducteurs sur "Oh les filles" du groupe Au bonheur des dames. La
chanson est entrecoupée d'adresses au public féminin. À en juger
d'après les cris stridents, Gautier semble avoir un certain succès. En
revanche, l'appel de Quentin aux demoiselles - "Vous battez pas !" -
est accueilli par un silence de mort. À l'issue de la chanson, Gautier
fait un peu de provocation en traitant Nikos de "vieux". Celui-ci lui
montre immédiatement "qui est le patron" en entamant avec Garou
"Hoochie Coochie Man", un vieux blues emprunté à Muddy Waters. Une
petite mise en scène pas vraiment spontanée mais amusante.
On
rit moins quand Joanna, la bonne élève de la promotion, chante
"Bleeding Love" avec Leona Lewis, gagnante de X-Factor, une sorte de
Nouvelle Star à l'anglaise, qui a vendu près de cinq millions d'albums
depuis sa victoire. Du fait du découpage, la pauvre Joanna est confinée
dans un rôle de choriste face à une Leona plutôt distante. La chanson,
qui a pourtant été numéro 1 des charts un peu partout en Europe, fait
partie de ces mélodies R&B sans saveur qu'on oublie presque
instantanément. Après la démonstration vocale, Nikos arrive évidemment
avec la question qui tue : "Leona, est-ce que vous pensez que Joanna a
les atouts pour faire une carrière comme la vôtre ?" Que peut-on
répondre à ça : "Non, non, elle ferait mieux de reprendre ses études de
comptabilité" ? Leona choisit la diplomatie bien sûr : "Oh, elle est
incroyable, elle est très professionnelle, elle a beaucoup de talent.
C'est une fille formidable et j'ai été très contente de la rencontrer."
On
passe vite sur le duo de Maryline avec Louisy Joseph, une autre
lauréate de télé-téléréalité puisqu'elle appartenait au groupe L5,
formé après la première saison de Popstars. Elles interprètent ensemble
"Assis par terre", un titre qui, pour des raisons obscures, donne à
Kamel l'envie irrésistible de se lever pour danser. On retiendra
surtout l'appréciation de Rafaël Amargo, le professeur d'expression
corporelle hispanophone, à propos de Maryline : "Elle est très
percussionniste". D'autres que Nikos seraient restés perplexes mais
l'animateur effectue la traduction simultanée avec son brio habituel :
"Elle est perfectionniste". Bravo Nikos !
Le véritable morceau
de bravoure est ce soir pour Solène, qui chante "I'm So Excited" des
Pointer Sisters tandis que des danseurs en vestes de treillis à manches
bouffantes virevoltent autour d'elle. Elle paraît un peu perdue dans le
ballet frénétique qui l'entoure et essaie de suivre les mouvements de
son mieux tout en conservant un peu de souffle pour sa chanson. Malgré
les imperfections - notamment le porté final en équilibre instable, qui
tient plus du transport de pommes de terre -, la prestation est
dynamique et sympathique. Comme à son habitude, Kamel couvre son élève
de louanges sur le mode "C'est moi que j'aime à travers vous". Ainsi,
quand il dit "Solène, tu es géniale, tu recrées l'esthétique", il veut
dire "Je suis génial ; je récrée l'esthétique" (je ne sais pas trop ce
que ça veut dire mais ça a l'air d'un super-compliment que Kamel se
fait à lui-même).
Jusqu'ici tout va bien. D'ailleurs, Jennifer
est super contente. Elle le dit elle-même : "Moi, je vais super bien.
Il y a une super ambiance. C'est juste mortel, je suis super contente."
Il faut dire que Nikos la couvre littéralement de louanges : "Jenifer,
plus belle que jamais. Jenifer, tout le monde dit en régie, tout le
monde dit en coulisses et dans le public : mais qu'est-ce qu'elle est
belle, qu'est-ce qu'elle est belle !" Difficile d'en faire plus que ça.
Le
meilleur est encore à venir. Le meilleur, c'est, bien sûr, les
sémillants Jonas Brothers. Kevin, 20 ans, Joe, 19 ans, et Nick, 16 ans.
Ce sont eux que toutes ces adolescentes attendent en poussant des cries
d'orfraies et en agitant des panneaux "I love J.B.". Elles aiment les
Jonas Brothers et qui pourrait le leur reprocher ? Ils sont jeunes, ils
sont beaux, ils chantent de jolies chansons. Ils ne boivent pas, ils ne
fument pas, ils ne jurent pas. Ils donnent 10 % de leurs revenus à des
œuvres de charité. Les trois frères ont même choisi de rester vierges
jusqu'au mariage. À cette fin, ils portent à la main gauche un anneau
de pureté afin, je suppose, d'écarter de leur chemin les femmes de
mauvaise vie.
Certes, les cyniques parmi vous - il y en a, je le
sais - rappelleront qu'à l'époque de son premier tube, "Baby One More
Time", Britney Spears aussi portait l'une de ces bagues et formait avec
Justin Timberlake le plus charmant et le plus asexué des couples. On
apprit plus tard avec effarement, de la bouche même de la mère de
Britney, que celle-ci avait perdu sa virginité quatre ans auparavant, à
l'âge de 14 ans, et même pas avec Justin. Par chance, le cynisme est
une disposition d'esprit qui m'est complètement étrangère et je ne
doute pas un instant de la sincérité du vœu de chasteté des frères
Jonas. Cela dit, vu leur réaction quand Ariane Massenet les a
interrogés à ce sujet durant le Grand journal de Canal +, j'ai
l'impression que ça doit commencer à leur peser sérieusement.
Tout
ça pour dire que les Jonas Brothers sont "wholesome" comme on dit en
anglais, c'est-à-dire que ce n'est pas à un de leurs concerts qu'on
risque de se prendre une bouteille de whisky dans la figure ou une
fourchette dans l'œil. Et pourtant, les filles les adorent. Dès qu'ils
apparaissent sur le plateau, c'est l'hystérie. Et quand ils commencent
à chanter leur tube SOS, elles reprennent spontanément les paroles à
l'unisson. Comme vous voyez, ça n'a rien à voir avec ces moments si
pénibles, et si fréquents à la Starac, où un artiste essaie d'entraîner
la foule - "Avec moi !" - et où il ne se passe strictement rien. Les
Jonas Brothers, ils n'ont même pas besoin de demander. Ils sont
vraiment très forts.
Quant au malheureux Gautier qui les
accompagne, lui dont les adolescentes scandaient le nom à peine
quelques minutes auparavant, il a maintenant l'air du vilain petit
canard perdu parmi les cygnes. À la fin de la chanson, Nikos vient
naturellement poser aux frères Jonas une nouvelle question qui tue :
"Comment est-ce que vous vous sentez à Paris avec autant de plaisir ?"
Mainteant, il fait les questions et les réponses, ça va beaucoup plus
vite. De même, quand les trois frères s'attardent sur scène et que
l'attention du public reste focalisée sur eux, Nikos leur adresse un
"Hi, guys !", qui sonne étrangement comme "Cassez-vous de mon plateau
!".
Après un tel déferlement d'énergie juvénile, difficile de
faire mieux. On passera donc rapidement sur la fin du prime. On
retiendra quand même la mésaventure de Yaël Naïm, venue chanter son
tube interplanétaire "New Soul" avec Julia. À l'issue de la prestation
(pas terrible), la malheureuse Yaël tombe lourdement en quittant la
scène. Confus, Nikos lui offre cette curieuse excuse : "Excusez-nous :
il y a un trou dans le studio". La chute n'a l'air de rien à première
vue, d'autant plus que Yaël, stoïque, affiche un grand sourire. Mais,
en soulevant sa robe, Nikos révèle une méchante balafre sur sa jambe.
Elle est évacuée avec l'aide de Gautier et Édouard. Pour la consoler de
ses blessures, Nikos lui souhaite néanmoins "Shana tova", c'est-à-dire
"Bonne année" en hébreu. Comprenne qui pourra.
Sans être
flamboyantes, les dernières prestations sont plutôt agréables, en
particulier celles d'Édouard et de Mickels. Le prime s'achève avec
"Chante", l'hymne de la Starac 8. Je vous ai déjà dit il y a deux
semaines tout le mal que j'en pensais, donc pas besoin d'insister. Et
vu l'enthousiasme avec lequel les élèves quittent leur banc pour aller
l'interpréter, ils semblent du même avis que moi.
Impossible de
conclure sans mentionner les nominés : Ana, Harold et Yvane. Les
interventions familiales qui ont agrémenté leur prestations étaient
particulièrement gonflantes (le papa d'Ana, la femme d'Harold, la nièce
d'Yvane). Yvane est sauvé par le public avec 37 % des suffrages contre
36 % à Harold et 27 % à Ana. Le vote des élèves est partagé et c'est
finalement Yvane, le rebelle de la semaine dernière, qui tranche et
renvoie la douce Ana en Belgique (ça tombe bien : son papa la
raccompagnera).
C'est déjà fini ! À la semaine prochaine.
Publié par Lara13 à 23:58:17 dans TELEVISION | Commentaires (0) | Permaliens
Synopsis : Deux flics. L'un, Boris Constantine chargé de la brigade criminelle et l'autre, Yach, à la tête de la brigade de répression du banditisme, amis hier, ennemis aujourd'hui, obligés de travailler ensemble après le meurtre d'un policier ; deux hommes aux fêlures apparentes dont les méthodes frisent souvent l'illégalité. Une femme qui les dirige, Léa Legrand, blessée dans une fusillade qui a mal tourné et qui ne se déplace plus qu'avec une canne.
Enfin une série (de quatre épisodes) qui détonne un peu des autres .. de par déjà sa signature, créée par Olivier Marchal qui passe avec une aisance déconcertante du grand au petit écran avec le même talent et la même patte, ayant eu l'idée dans la foulée de "36, quai des Orfèvres" ..
Grâce à la mise en scène minutieuse, réfléchie et précise de Nicolas Cuche, qui frise avec la lumière, qui joue avec les focales, on est plongés directement au coeur de l'univers policier qu'Olivier Marchal est le seul à savoir décrire avec autant de réalisme, de dureté voire d'ambiguïté ..
Il s'attache à approfondir davantage les personnages, à s'intéresser à leur psychologie, que l'intrigue laquelle, pourtant très intense, passerait presque en second plan ..
Les deux héros ont chacun des failles, des forces et des faiblesses qui fascinent ...
Frédéric Diefenthal trouve un rôle à sa mesure s'inscrivant à mon sens dans la lignée des Depardieu ou Auteuil .. il est méconnaissable, magistral de sobriété, efficace sans trop en faire .. excellent .. Son "pendant" interprété par Yann Sunndberg, tiré à quatre épingles, est tout aussi parfait .. le complément pour former le trio est interprété par une Catherine Marchal droite et glaciale mais terriblement humaine .. tous les seconds rôles sont travaillés et admirablement joués par une bande de jeunes acteurs sacrément doués ..
Voici enfin une série novatrice, sombre et dure peut-être, mais qui alterne avec magnificence les scènes d'action pénibles et celles plus émotionnelles, se clôturant ce soir sur un meurtre qui laisse une boule amère dans la gorge ..
On dirait presque un film césarisé ... c'est quelque part rassurant de voir enfin sur TF1 une série française qui est capable de captiver autant que les séries américaines à succès ...
La suite est à voir absolument ..
Une réussite indéniablement ..
Publié par Lara13 à 22:56:12 dans TELEVISION | Commentaires (0) | Permaliens
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