Synthèse des ouvrages et écrits produits ces dernières années de vacuité écarlate par l'auteur de ce blog Roussot Thomas.
Marc-Aurèle et l'empire romain Editions l'harmattan.
Chasseur d'abîmes Editions Le Manuscrit
Ombre portée chez Amalthée.
Préface pour La Vision d'Osiris de Marc-Louis Questin.
Rédacteur pour le média citoyen Agoravox
Rédacteur pour la revue La Salamandre
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Emile Durkheim.
Jeune étudiant connu
pour ses tendances suicidaires et ses écrits morbides, Cho Seung-Hui,
un étudiant d'origine sud-coréenne âgé de 23 ans, en voulait aux
riches, aux imposteurs, au monde entier. Il avait fait l'objet d'une
enquête fin 2005, accusé du harcèlement sur deux étudiantes, et avait
séjourné dans un hôpital psychiatrique lors d'une brève période. Dans
un rapport daté du 14 décembre 2005, un 'expert médical lui attribuait
notamment le profil de "mentalement malade, mais ne présentant pas un danger imminent pour lui et pour les autres à cause de sa santé mentale". Il le décrivait comme un être "incapable d'émotion", d'"humeur dépressive", "qui ne reconnaît pas les symptômes d'un désordre profond"
.
Le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis est à nouveau mis en cause. Le président George W. Bush a invité son administration à lui soumette des "recommandations" pour anticiper ce genre de massacre. Plus de 30.000 personnes succombent chaque année aux Etats-Unis à des blessures par balles. Son approche de la tragédie est centrée sur la santé mentale du forcené, il n'envisage pas de revenir sur la facilité de se procurer des armes pour tout citoyen de son pays, droit fondamental et historique garanti par la Constitution aux Etats-Unis.
Certains aspirent à renforcer la "loi Brady" qui impose que toute vente d'armes à feu soit précédée d'une enquête sur l'acheteur.
Le jeune homme a envoyé des vidéos à une chaîne de télévision le jour même de son action terroriste, aspirant clairement à s'inscrire dans l'histoire médiatique. Obsédé par une reconnaissance virtuelle. Désincarné dans le champ social. Il a fondé sa cause sur rien comme disait Max Stirner. Il voulait être puissance pendant quelques secondes ou minutes. Il lui fallait détruire. Détruire pour capter les ressources. Celles « qu'ils » ne lui avaient jamais accordées. Forcer le destin. Inscrire la trace d'une unicité quelconque. Décrocher une mort glorieuse. A leurs dépens. Prendre des galons dans le déshonneur et l'absurde des contingences. Ce serait pathétique et vain, il le savait. Le geste-massacre serait l'aveu de son désaveu. Ce serait entériner son rejet pour toujours. A jamais se faire doublure d'effroi. S'écrouler dans l'indignité. Loin des plages californiennes et de l'hédonisme qu'il percevait arrogant. Loin des réussites au formol couchées sur papier glacé. Loin des comptes en banques étoffés par l'obscénité et l'ignorance collectivement semée, si loin et pourtant si proche, totalement frustré et fasciné par ces artifices inaccessibles.
Dans cette interminable danse de duplicité quantique déversée sur les petites lucarnes à zapping qui proposent un monde par le petit œil de la lorgnette, un monde totalitaire de petitesse pour gens rapetissés, Cho Seung-Hui a voulu inscrire sa trace. Une trace empoisonnée. Une trace rageuse, enténébrée.
Ne sont-ce pas les lois laxistes sur le port d'armes qui lui ont fourni les munitions et la haine en provision ? Ne sont-ce pas de fausses valeurs qui l'ont rendu malade ? Les massacres récurrents dans ce pays n'ont-ils aucun rapport avec la grande suffocation planifiée par des médias qui substituent en lieu et place d'une liberté et d'une souveraineté humaine, à hauteur d'individu, des heures de vulgarité, d'obscénité et de violence esthétisée complaisamment ? Les lions dans l'arène romaine ont été remplacés par l'audimat mais l'hallucination organisée naît à la même source fétide. Le règne de la quantité a triomphé, il est le roi de ce monde marchandisé. Les taux de suicides qui battent tous les records occidentaux n'y changeront rien, l'avidité du Léviathan économico- « culturel » est dévoreur de jeunesse. C'est sur le cadavre de la démocratie que cet étudiant a tiré, c'est de lui qu'il est né, comme une inconsciente sécrétion. Et ce spectacle de délitement médiatisé, de déréliction civilisationnelle nous rend convives de l'impersonnel, nous fait boulevards désincarnés. Il tue le cœur et l'âme des spectateurs mondialisés à chaque seconde, rendant des cultes au grand Morose, à l'anéantissement de toute élévation humaine. L'Europe reproduisant toutes les dérives américaines avec une décade de retard, il faut s'attendre à affronter de tels phénomènes nihilistes dans les années qui viennent dans nos contrées à la remorque de cet empire aveugle à ses propres retombées sociétales.
http://www.dailymotion.com/video/x1r6mg_le-tireur-de-virginia-tech-sexprime
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L'intégrité comportementale, voilà ce qui définitivement caractérise la valeur des individus. Il y a ceux qui se couchent, les représentants de l'esprit de Munich, et les autres, qui passivement contemplent l'état des choses. La veulerie et la lâcheté ont toujours été majoritaires.
Mais il demeure des individus qui souhaitent pouvoir encore se regarder dans la glace le matin. Et ils existent encore quitte à se griller les bonnes entrées, la respectabilité des troupeaux moutonniers et lâches, quitte à subir l'inquisition idéologique totalitaire qui a cours dans ce pays
Je ne me pronconcerai pas sur le contenu des déclarations de Soral ou de Redeker, de savoir s'ils elles sont indécentes, provocantes, transgressives, peu diplomatiques, violentes, illégales, insultantes, ce n'est pas à moi de le dire. Je suis écrivain, libre d'esprit et comme Voltaire même si "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire". C'est ce qui fonde notamment un pilier essentiel de la république française, le droit à l'expression. Si certains estiment certaines déclarations intolérables, qu'ils se reportent aux tribunaux, nous sommes dans un état de droit (même si la judiciarisation des idées me semble déjà en soi une vertigineuse régression des libertés) . Ce n'est pas à des milices fascistes sionistes ou islamistes de faire régner la terreur et leur loi dans ce pays. Redeker, professeur de philosophie qui a notamment évoqué Mahomet comme étant "un maître de haine" a reçu un mail de menace de mort, ce qui est intolérable. Il a bénéficié immédiatement d'une protection policière, d'un branle-bas de combat médiatique important, d'une pétition considérable (http://www.petitionredeker.inf...du soutien de très nombreux intellectuels avec à la clef un meeting de soutien.
Tout individu doit avoir le droit de blasphémer. La liberté d'expression ne se négocie pas, affirmait à cette occasion Arié Bensemhoun, le représentant toulousain du Comité représentatif des institutions juives de France (CRIJF) . C'est pour défendre la liberté de Robert Redeker, et cette tribune ultra offensante sur l'islam dans le Figaro, que 800 personnes s'étaient réunies à l'occasion de ce meeting, dont Mohamed Abdi, de l'association Ni putes ni soumises, le maire (UMP) de la ville Jean-Luc Moudenc, les philosophes Bernard-Henri Lévy et Pascal Bruckner, le journaliste Philippe Val ou l'écrivain Claude Lanzmann. Pour le porte-parole du CRIJF, il était inacceptable que l'enseignant de la banlieue de Toulouse soit maintenu au secret, caché par la police et donc réduit au silence . Redeker a été invité au journal de 20 heures de France 2 et a reçu des milliers de lettres venant de la" France profonde.. Bref une saine réaction républicaine, rien à dire.
Ses propos ont pourtant été jugés racistes par beaucoup (inutile de les reproduire ici, ne soufflons pas sur les braises encore ardentes), et certains de ses soutiens y compris les plus déterminés les ont jugés infâmes. Mais ils ont défendu l'homme et sa liberté au nom de cette tradition républicaine. Pour le sociologue Soral, le scénario est très différent, et c'est un euphémisme. Tenant lui aussi des propos véhéments mais concernant eux le sionisme et l'histoire de la communauté juive lors de l'émission Envoyé Spécial sur France 2, propos d'ailleurs tronqués et sortis du contexte d'un discours plus long contrairement à la tribune de Redeker, que s'est-il passé pour lui ? Un mail de menaces de mort ? Non, des dizaines. Deux agressions physiques dont l'une qui l'a rendu aveugle pendant quelques heures au gaz lacrymogène, des insultes taguées sur sa façade d'immeuble. Une librairie ou il faisait une dédicace saccagée et la libraire comme les clients castagnés par une horde de militants casqués et armés. Depuis un ostracisme inégalé des médias et des divers cercles intellectuels comme l'école Sciences-po qui l'expulse manu militari après l'avoir invité pour une conférence sous prétexte qu'il trouble l'ordre public !! Kafka est de retour.
Réaction de l'Etat français ? Aucune ! Pas de protection policière. Pas de condamnation officielle. Pas de dissolution de la milice concernée et fichée par les rg (contrairement à la tribu K très rapidement dissoute). Pas de soutien des intellectuels français, pas de meeting, nada. Imaginons un instant qu'une milice type Gud ait massacré une librairie et un auteur comme l'infiniment estimable Mr Bernard-Henry- Levy, non seulement cette structure aurait été légitimement dissoute, ses membres immédiatement incarcérés et pour de longues années, une manifestation monstre regroupant toute la classe politique française bien en avant du cortège aurait été organisée et des médias en alerte rouge sur le retour du nazisme auraient assuré une saine dénonciation républicaine de cette barbarie.
Et bien pour Mr Soral, rien de tout cela, bien au contraire, il est interdit ou décommandé de toutes les émissions, notamment à la demande de grands démocrates comme Mr Besancenot (un fervent partisan de la dictature du prolétariat qui s'y connaît en démocratie) lors de l'émission Ripostes, préférant parler avec un membre du FN, ce que n'est pas Mr Soral, non lui a le tort de venir de la gauche prolétaire, celle des banlieues désabusées, c'est criminel. Pire, il pense que l'internationalisme est le faux-nez du mondialisme ultra-libéral, il croit que la stigmatisation et l'instrumentalisation menée par la gauche comme par la droite des immigrés sert le capitalisme, bref c'est un monstre, ils nous le disent ces gens qui payent l'ISF et mettent leurs enfants dans le privé tout en prêchant la tolérance et l'ouverture. Certaines de ses idées sont peut-être nauséabondes ou contradictoires (j'avoue mal comprendre sa défense du voile même contre le string sous prétexte de lutte anti libérale quand on se dit progressiste), mais je ne suis pas habilité à les analyser n'étant pas un grand marxiste, ce que je sais, c'est que ce pays devrait avoir honte de sa couardise qui nous rappelle comme dirait l'autre, les heures les plus sombres de notre histoire.
Il faudra maintenant pour les sociologues encore pourvus d'un courage intellectuel minimal (condition indispensable à toute pensée libre) analyser les tenants et aboutissants de ce double traitement, si tant est que leurs capacités neuronales soient encore en mesure de le faire...
Publié par ex nihilo à 12:52:23 dans EX NIHILO | Commentaires (10) | Permaliens
Publié par ex nihilo à 21:40:14 dans EX NIHILO | Commentaires (0) | Permaliens
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