Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Faut-il céder aux sirènes médiatiques qui partout hurlent les mérites d'un publiciste reconverti ? N'est-ce pas par les autoroutes décriées qu'il parvient sur notre table de nuit ? Et ne devrait-on pas pour valider sa dénonciation du système le bouder superbement ?
Sans aucun doute. Mais comme personne ne m'avait lié au mât de l'indifférence je me suis échoué sur les récifs du prêt-à-porter de la littérature.
J'avais vu "99.-fr" mais à part ses chroniques que j'aime lire dans "Lire" je n'avais rien lu du personnage. Cependant il s'est suffisamment illustré pour qu'on soit tenté de le cataloguer quelque peu. Le piège à double tranchant des figures médiatisées. On parle de nous mais notre image nous échappe. On parle de nous comme d'un étranger et pour nous reconnaître il faut correspondre à cette image. Surtout si nous dépendons de celle-ci. Et Beigbeder s'identifie-t-il suffisamment à son image pour qu'il nous faille nous aussi l'y identifier ? A cette image de beauf moderne au costard de marque impeccablement taillé mais cool, à cette tenue nonchalante mais calculée, à cette barbe naissante négligée mais étudiée, à cet air à la fois supérieur et humble, hautain et engageant, méfiant et implorant, avide et craintif, bref... un peu perdu entre ce qu'il aimerait être, ce qu'il craint être, ce qu'il se défend d'être et ce qu'il ne sait pas qu'il est ? Peut-être. Mais point n'est ici le propos de débattre de l'opposition entre le Beigbeder privé et public. A lui de surmonter la schizophrénie dont il est peut-être aujourd'hui la victime.
Malheureusement quand on pratique l'autofiction, on surmonte son privé en public. Et forcément il m'a été difficile d'éluder l'auteur. Cela a-t-il entaché ma lecture ? Sans doute à un niveau.
Beigbeder s'est fait arrêter sur la voie publique à cause d'un acte qu'il aurait dû commettre en privé. A savoir se sniffer une ligne de coke sur le capot d'une bagnole de luxe. - Mais sans doute que la bagnole était trop difficile à rentrer dans son salon. - Comme c'est un personnage public, on a voulu en faire un exemple et on l'a gardé plus que de raison. Beigbeder part de ce fait pour revisiter son enfance dont il veut s'expliquer l'absence de souvenir. C'est l'aspect le plus splendide du roman. Les énumérations de marques à la Oskar Wilde quand il se perd dans ses gemmes (Dorian Gray) m'ont un peu excédé, sinon je l'ai trouvé sensible, honnête et très juste. De plus j'ai apprécié ce voyage dans ma propre adolescence.
Quant au prétexte - le compte rendu de sa préventive - j'ai eu ma foi un peu de peine et n'ai pu éviter le parallèle avec une Paris Hilton en larmes suite à son incarcération pour avoir fait pipi dans un caniveau. Il voudrait trancher à la zorro, mais il faudrait qu'il évolue masqué parce que là, il parvient juste à frapper dans le vide. Et si maladroitement que ça ne m'étonnerait pas que sa lame finisse sa course dans un quelconque endroit de sa propre chair.
Publié par libou à 00:28:04 dans lité-raclure | Commentaires (0) | Permaliens
Et c'est sur ce phénomène insupportable d'anarchie de la volonté que se base la leçon du jour (cf ici articles précédents).
Que sait-on de soi ?
Il y a ces choses du corps que l'on contrôle et aussi toutes ces autres qui se font malgré soi. Certaines heureuses comme le fait de respirer ou les fonctions des organes internes et d'autres moins comme ces douleurs de source inconnue ou quelconques dysfonctions.
Que sait-on encore de la matière qui nous constitue ?
Plus ultimement, tous nos systèmes sont formés de cellules spécifiques. Elles-mêmes sont formées d'atomes qui eux-mêmes sont formés de protons, d'électrons, de neutrons. Qui eux-mêmes sont formés d'espace vide et de particules subatomiques. Qui elles-mêmes sont à la frontière de la matière puisqu'elles n'ont plus de réalité solide. Elles apparaissent et disparaissent continuellement, créant une sorte de vibration. On peut scientifiquement observer ce phénomène grâce à une "chambre à bulle". On découvrit ainsi que ces particules mouraient et naissaient 1022 fois par seconde.
Sans "chambre à bulle" le Bouddha fit l'expérience de ceci. Je doute qu'il s'amusa à dénombrer les apparitions et disparitions mais il en eut la prescience. Et ceci est très important pour la suite car il en va de même pour notre esprit. Tout apparaît et disparaît avec la même fulgurance et nous ne l'appréhendons pas davantage que pour la matière. On pense connaître son esprit et on ne peut s'empêcher de penser à tout va.
De son expérience, le Bouddha définit ainsi le fonctionnement de l'esprit : Premièrement quelque chose nous apparaît, nous touche. Deuxièmement il y a identification de cette chose qui aboutit troisièmement à l'évaluation de cette chose ; son classement selon qu'elle est agréable ou non. Et en dernier lieu apparaît le désir soit de prolonger la sensation, soit de l'interrompre.
Publié par libou à 18:41:46 dans LaViePasseAnna | Commentaires (0) | Permaliens
On a eu l'amabilité de me signaler une critique d'Oedipe roi qui m'avait échappée.
Ca se passe ici sur le journal en ligne "Les Trois Coups". Composé d'une quarantaine de critiques qui ont l'air très actifs partout en France. Celle-ci s'est faite suite à notre passage à Montpellier et est de Marie-Christine Harant.
Publié par libou à 10:29:16 dans puits à coq | Commentaires (0) | Permaliens
Oûûûûû ça faisait longtemps...
Dernière série avant le départ pour Verbier
Puis la Chaux
Dernières étapes avant le chargement de la structure
arachnéenne.
Publié par libou à 12:16:23 dans puits à coq | Commentaires (0) | Permaliens
Cette nécessité d'une raison alors que nous vivons.
Est-ce que c'est parce que nous pensons que nous avons besoin de croire que nous sommes ?
Ou parce qu'inconsciemment nous savons que nous ne sommes rien.
Publié par libou à 13:58:42 dans carnet d'autrefois | Commentaires (0) | Permaliens
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