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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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Il était une fois à Verbier (3) | 09 novembre 2009

Publié par libou à 11:18:13 dans puits à coq | Commentaires (2) |

Oedipe Roi à Radio Fribourg | 30 octobre 2009

Juste l'émission A l'ombre du Baobab.

J'ai pas pu la réécouter tant j'ai trouvé ma voix insupportable m'enfin voilà. Pour la partie qui concerne Oedipe faut déplacer le témoin au moins au milieu de la barre.

Gisèle Sallin est d'un professionnalisme exemplaire. Moi je fais ce que je peux.

Publié par libou à 16:32:51 dans puits à coq | Commentaires (2) |

Oedipe Roi, c'est parti | 25 octobre 2009

"Plus je vais, plus je mesure avec stupéfaction la distance qu'il y a entre la réalisation de son oeuvre et son élargissement dans le public. Les facultés inventives, créatrices sont précisément contraires à celles d'habileté, de calcul, de méthode qu'il faut pour se faire connaître." C.-F. Ramuz

Ben oui. Il y a un moment où faut bien redescendre de sa montagne et s'ouvrir un chemin dans la foule. Avec ce nouveau paradoxe qu'on la souhaiterait nombreuse et qu'en même temps on voudrait ne pas y penser. Sans doute tout simplement parce qu'on aimerait être aimé tout en craignant ne point l'être. Parce qu'on rêverait que les facultés inventives et créatrices soient en soi celles d'habileté et de calcul. Mais comme l'a dit Ramuz, qui était pourtant servi question facultés, c'est pas pareil.

Alors départ :

Oedipe Roi c'est avant tout au Théâtre des Osses à Givisiez
les 29,30 octobre, 6,20,21,22,27,28,29 novembre et 8 et 11 décembre
Jeudi à 19h, vendredi + samedi à 20h et dimanche à 17h

Comme deux spectacles -intimement liés puisqu'il s'agit de Jocaste Reine (création mondiale de Nancy Huston)- sont joués en même temps aux Osses, il y a des jours où la possibilité de les voir successivement est offerte
les 31 octobre, 1,7,8,14,15 novembre et 12 décembre
OR samedi à 18h et dimanche à 16h / JR samedi à 20h30 et dimanche à 18h30

Pour les Valaisans il y aura aussi la soirée du 5 décembre aux Halles de Sierre où les deux spectacles sont proposés.

Et même un petit coup en France, les 17 et 18 décembre au Théâtre du Château d'O à Montpellier.

 

Publié par libou à 11:32:11 dans puits à coq | Commentaires (9) |

Il était une fois à Verbier (2) | 07 octobre 2009

Et tout de suite pour illustrer mes propos publiés hier quelques photos supplémentaires sur Verbier. Enfin là on est encore au château de St-Barthélémy.

Mais on décroche...

On emballe aussi. Ici la caverne du roi des Trolls.

De genre masculin un chapiteau ? (Jamais je ne ferai un test Rorschach...)

Évidemment toujours les mêmes qui ne foutent rien.

Et pas la peine de prendre cette mine offusquée.

La planque réflexive. (Tout le monde n'a pas un appareil photo pour prétexter l'inactivité.)

La preuve.

Naissance ?

Pause tout court après pause réflexive.

La méthode anthroposophe d'économie d'énergie.

Publié par libou à 21:26:47 dans puits à coq | Commentaires (2) |

Le Tartuffe : Critique 24H | 27 septembre 2009

 

Dans le cadre de la saison du petit théâtre, la compagnie a planté son nouveau chapiteau sur l'Esplanade de Montbenon, à Lausanne et s'offre un Tartuffe ébouriffant. Une fin de tournée tambour battant.

"Faire du théâtre populaire, coloré, goûteux, engagé" : la profession de foi de la compagnie vaudoise Les ArTpenteurs, fondée en 1999 par Chantal Bianchi et Thierry Crozat, n'est pas une imposture. Preuve en est son nouveau spectacle qui, depuis mai dernier, poursuit une vaste tournée. On se régale à découvrir les (més)aventures de ce Tartuffe imaginé par Molière. Du rythme, du plaisir de jouer, une scénographie astucieuse, le tout sous un joli chapiteau, pas trop grand, laissant voir les comédiens de près tout en gardant la juste distance entre les spectateurs et l'espace scénique.

A Lausanne, sur l'Esplanade de Montbenon, jusqu'au 20 septembre, la compagnie ouvre en fait la saison du petit théâtre, ici coproducteur. Une fois n'est pas coutume, le spectacle dépasse allégrement l'heure de jeu. Presque le double en vérité : inutile d'amener les tout petit. L'âge recommandé est dès 12 ans, mais on voit bien, pendant la représentation, que les parents et grands-parents s'amusent au moins autant que les enfants ! Toute la troupe est au diapason. En tête de liste, Thierry Crozat en Tartuffe machiavélique, faux dévot ayant la fâcheuse tendance de prendre les autres pour des veaux...

Tel est pris qui croyait prendre, cependant. Il pensait manipuler le brave Orgon, chef de famille crédule, comme aveuglé dans un premier temps par la pieuse moralité de son nouvel ami et prêt à se dépouiller en sa faveur de tous ses biens. Cette même famille, sa femme en tête, trouvera finalement le moyen de confondre le vil personnage, qu'on croyait chaste, mais bien vite émoustillé par les plaisirs de la chair.

La charge de Molière sur les fausses croyances et l'appât du gain tient évidemment le coup. La nature humaine n'a guère évolué ces derniers siècles. Il est toujours des mascarades en cascades. Jouer un rôle, jouer son rôle : il en va au théâtre comme dans la vie. Une grande farce donc, que les ArTpenteurs distillent avec malice et moultes perruques, utilisant à merveille le dispositif scénique bi-frontal (et un grand podium au centre, avec trappes et table intégrée). Du théâtre expressionniste teinté de rap : Obaké, de son vrai nom Léo Regazzoni, reprend à son compte et à sa manière les lettres que Molière écrivait au roi d'alors. Des intermèdes musicaux, en quelque sorte, comme Lully en composait pour l'auteur.

Michel Caspary

 

Publié par libou à 15:41:35 dans puits à coq | Commentaires (0) |

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