Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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En fait il est déjà passé depuis longtemps mais qu'importe puisqu'il ressembla à un jour comme celui-ci. Un jour civilisé.
D'ailleurs j'ai été incapable de tenir une plume pendant trois jours. Avant de quitter la cabane je me suis investi de la mission de couper du bois. Je m'en suis si bien acquitté que pour mon pouce, même égoutter mon zizi était un exploit à oublier.
Je suis à Vevey depuis quelques jours. Juste le temps de tout mettre en ordre avant de partir sur Sète pour le retour de Cordélia après son année en voilier. Je me suis repayé un appareil photo. J'espère que je le garderai plus longtemps que le précédent qu'on me vola après seulement trois mois. J'en avais rêvé pendant vingt ans. Pas spécialement de celui que j'avais acheté, juste d'un appareil photo quelconque. Quand je l'avais enfin eu, cet appareil des possibles, je ne savais que photographier tant l'acte me semblait sacré. Aucun sujet ne me paraissait jamais assez digne. Ce qui fait qu'en trois mois je n'en avais quasiment pas profité. J'espère que son nouveau possesseur en aura fait un meilleur usage...
Cette fois-ci je suis passé au modèle supérieur. Le genre d'appareil qui peut laisser un peu d'initiative à son utilisateur. Il me faudra bien cinq ans pour faire le tour de son potentiel. En la matière, le mien est épuisé en trente secondes. Par contre ce coup-ci rien ne sera trop banal pour être photographié. Je vais mitrailler autant le mobile que l'immobile. Quitte à tout jeter ensuite.
Durant mes neuf jours d'isolement, comme je reprenais un brin d'écriture et que j'ai su après trois jours que je poserai ce journal sur mon blog, j'aurais voulu tout photographier. C'était un tel festival de couleurs et d'images. Autant que c'était un festival d'émotions, de découvertes et de rencontres.
Avec le mythe surtout. Au début c'est surtout pour lui que j'avais pris la plume. ./.
Publié par libou à 23:07:39 dans Oedipe Horn | Commentaires (10) | Permaliens
Souvent en matière de pédophilie il y a anguille soutane.
Publié par libou à 20:21:51 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) | Permaliens
Miroirs brisés.
Plus le souci de vivre.
De compter les heures qui tombent
dans un bol rempli à ras bord
d'eau de vaisselle et de larmes.
Plus le souci de rien :
les étoiles filantes dans leur gangue bleue
les visages derrière leurs barreaux
les souvenirs comme des raclures de vide.
L'offrande insoupçonnée.
Ce corps ou un autre corps.
Les lignes de la main.
Les tarots.
Toutes les partances.
Le coeur qui se craquelle
après les accords factices
les ascenseurs en panne
les accaparements de toutes sortes.
Le coeur qui vole en éclats.
Comme ce miroir.
Comme ces murs glauques.
Comme cette vie.
Moins la raison.
Moins le mépris.
Comme ce matin qui voudrait retourner à la nuit profonde.
Comme des yeux qui se cherchent
au milieu d'une foule hystérique.
Vital Bender
Publié par libou à 17:18:19 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens

Voilà une partie des affiches qui constituent la campagne mise en place par la police cantonale vaudoise et qu'on nous inflige jusqu'à l'écoeurement à tous coins de rues et bords de routes. Tout un déploiement pour une vanité grotesque et sans nom hormis celui de la bêtise que ces slogans véhiculent. "Je hais les flics et si ça changeait". Comment le seul fait de les regrouper sous une seule autorité pourrait-il modifier cet état de fait ? Jusqu'au présent de mon existence à aucun moment le flic ne m'a donné une seule occasion de l'apprécier. On m'arguera bien sûr qu'en cas de souci je serais bien content de pouvoir recourir à leurs services mais franchement jusqu'à maintenant mes seuls soucis auxquels la police se trouva mêlée furent ceux qu'elle avait elle-même créés. Jamais à aucun moment la flicaille fit autre chose que de frustrer mes tentatives de lever le nez. Il se trouve toujours un de ces rabat-joie pour vous coller des sanctions infantilisantes. Comment tenter la responsabilité quand on nous oppose des fonctionnaires qui dissimulent leur atrophie cérébrale à coups d'arrêts de loi ? Bien au contraire cela provoque plutôt en nous une irrépressible tentation à la transgression. De là à dire qu'ils sont à l'origine des raisons qui les font exister il n'y a qu'un pas qu'une partie de moi franchit de plein pied.
Pourtant je les plains ces pauvres flics. J'imagine que si on se retrouve à cette fonction ce n'est, au départ en tout cas, pas uniquement pour toucher son salaire le 25 de chaque mois. Je me dis qu'on doit s'engager dans l'espoir de défendre et représenter une hasardeuse justice. Quel lot de désillusions alors pour ceux-ci dont la principale occupation consiste finalement à emmerder le monde. Et quelle contradiction à assimiler sur les traits que leur miroir dévoile sous leur képi. Ils courent vers une inévitable schizophrénie. A moins qu'ils ne l'aient à la base.
Ce qui sans doute les lance dans cette propagande aussi insistante que creuse : Assumer ces deux personnes en soi sous plus qu'une seule police et unie qui plus est peut entretenir le leurre de pouvoir réduire les symptômes inhérents à leur profession.

Mais je dis que pour leur bien - et celui de tous - il faudrait directement rayer ce triste métier de la surface planétaire. Eux comme le monde s'en porteraient mieux. Alors à une police unie je réponds "Tous unis contre la police !" et à cette votation-là je voterai blanc.
Publié par libou à 17:07:31 dans cot-cot-idien | Commentaires (10) | Permaliens
M'étais rendu à Genève lundi pour voir la dernière pièce de Dominique Ziegler au Poche et mon pas allègre se vit soudainement interrompu par une vision d'horreur si surprenante que j'ai cru devoir en décrypter une quelconque facétie. Mais non c'était bel et bien du premier degré. Sans doute de la part de quidams incapables d'en exprimer de plus élaborés mais quand même. J'étais si interloqué que je ne savais s'il fallait rire, me rouler parterre en hululant et bavant pour m'ajuster à ce degré de finesse ou à me faire pincer pour me ramener sur cette terre dont j'oublie parfois les contradictions.
Mais après tout, il n'y avait là rien de bien original. Juste quelque chose de très triste. Une nouvelle variation d'un même thème qu'on trimballe au fil d'infatigables recyclages depuis bien des siècles et qui s'est matérialisée de façon douloureusement démonstrative en 39/45. Seul l'objet de la diabolisation varie au gré des intérêts des rétentionnistes de tout bord. Ce qui m'amuse et m'effraie c'est que ces derniers osent s'afficher sans honte et sans rétro-conscience. Que voulez-vous on n'arrête pas la régression. Mais laissons ces pauvres personnes fermenter dans leurs latrines cérébrales. Ce qui m'intéresse maintenant c'est de voir où se situe la conscience populaire car avant de m'acheter mes bottes hivernales il est bon de savoir à quel niveau se monte la matière fécale globale.
Et j'espère pouvoir éviter une combinaison de plongée.
Publié par libou à 15:11:01 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) | Permaliens
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