Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Dans le cratère de ta chevelure dénouée
un oiseau chante à tue-tête
un musicien ronge son frein
devant un verre vide.
Il regarde son violoncelle
ballotté par les vagues
il écoute l'oiseau menteur
lui susurrer à l'oreille
que le monde est beau
que la lumière reviendra
avec les débris de son instrument.
L'archet repose sur la table
l'oiseau sort du cratère
tes cheveux sentent bon
le musicien essuie une larme
commande un autre verre
mais il n'y a personne.
La mer est si agitée
qu'on ne sait plus
si c'est elle ou si c'est toi
qui a brisé ce coeur
ce coeur d'homme.
De la fumée partout de la fumée !
Le choc d'un morceau de bois contre un récif
le tintement d'un morceau de coeur contre un verre vide...
Le musicien pense qu'il va mourir.
Sa main tente de saisir l'archet
retombe
fumée
verre plein
verre vide
l'archet en travers de la gorge
les poux dans tes cheveux...
Un violoncelliste baigne dans son sang
sur une grève
qui ressemble à ton pubis.
Vital Bender
Publié par libou à 12:48:21 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
L'absurdité est réelle à grande échelle :
Notre existence face à l'existence ou aux existences perd tout son sens.
Elle retrouve sa réalité dans le plaisir donné à une activité.
Publié par libou à 21:36:38 dans carnet d'autrefois | Commentaires (0) | Permaliens
Rire idiot des amants sous la pluie oh ! oh !
hécatombe de soleils dans leur (dans ma) culotte...
Je ne suis pas jaloux non ! je ne suis pas jaloux !
Couples au relief de pierre ponce
(mots secrets tapis sous le couvert des arbres ruisselants oh ! oh !)
certains ne font que s'effleurer des yeux des yeux et des yeux
tandis que d'autres...
Quelqu'un approche.
L'univers retient son souffle.
Les masques tombent.
L'univers palpite à l'unisson
avec ces coeurs tous ces coeurs remplis d'amour au sens étymologique du terme oh ! oh !
Vital Bender
Publié par libou à 12:03:12 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
La doyenne de l'humanité a passé la main à 115 ans.
Mais au fait... C'est quoi 115 ans ?
Publié par libou à 03:31:08 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) | Permaliens
C'est avec enthousiasme que je me suis lancé dans la lecture du deuxième roman de Ramuz. L'issue en est moins tragique que pour Aline puisqu'à la clôture de l'intrigue le protagoniste principal reste en vie. Cependant c'est un drame qui tisse son dénouement avec la même implacabilité et selon cette recette qui consiste à glisser les allusions sournoises au drame qui se consume bien des pages avant qu'il devienne effectif.
Si bien que j'ai parfois cédé à la tentation d'embrasser en quelques mots les splendides descriptions dont use Ramuz pour enrichir les événements d'une ambiance. Non que je les trouve superflues mais simplement parce que, le roman étant plus long, il me tardait d'arriver au coeur de l'action. J'y revenais parfois ensuite pour en goûter la portée poétique et universelle.
Car en plus d'entretenir le supense et mettre à mal la patience du lecteur, elles ont la capacité incroyable d'ouvrir, par d'innocentes formules, des rideaux sur l'opacité du monde.
L'écriture ramuzienne possède en outre l'illusion de la simplicité en cela que les choses s'écoulent avec la logique inoffensive d'un canal du Midi... elles atteignent pourtant leur but avec la même fatidique assurance.
Ainsi comme son titre l'indique, les circonstance de la vie sont imprégnées d'un déterminisme certain. Elles sont les conséquences de caractères qui eux par contre souffrent difficilement de changement ; et malgré les souhaits de ceux qui les possèdent.
Mais n'est-ce pas là tout le drame de l'humanité ?
Publié par libou à 10:55:49 dans lité-raclure | Commentaires (0) | Permaliens
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