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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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L'oeil d'Oedipe

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occupation | 16 octobre 2008

 

La pire chose quand on fait quelque chose est de penser à toutes ces choses qu'on pourrait être en train de faire...

Publié par libou à 11:42:42 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) |

gavage | 15 octobre 2008

On ne peut pas contraindre une voie, forcer à assimiler des matières. Ce n'est pas sur les contenus qu'il faut agir.

En étant honnête avec soi-même, on arrive tous au même résultat mais les chemins doivent être propres.

Pour l'instant l'école n'est que l'adjonction sociale d'un signe d'agrégation.

Publié par libou à 09:10:35 dans carnet d'autrefois | Commentaires (0) |

Psaume XI : Tourbillon | 14 octobre 2008

Je pense que ça a commencé parce qu'une chose finissait.
Car tout finit même si rien ne s'arrête jamais.
C'était ainsi : ça devenait présent.
Et inversément à l'insidieuse purulence,
Je m'absentais toujours davantage.

Irrémédiablement happé, le vide m'aspira sur le chemin de l'habitude.
Je souffrais sans douleur et m'abandonnais au sens vide d'une direction sans but.
Je saisissais sans comprendre mais l'évidence me foudroya.
L'impasse brisait mes rêves, il ne restait que les abîmes
Et je m'y fondais dans une chute qui semblait ne point finir.

Tourbillon de mes sens       Tourbillon de mes rêves
Et ma quête de l'essence       Ciel qu'elle fut brève
Emporté dans la danse       Cité où tu crèves
Où de toute évidence       Tu trimes sans trève

Tourbillon de remous       Tourbillon de pensées
Esclave du doux       Leurre du passé
A être trop mou       Tarde à aimer
Laisser tourner la roue      Ne jamais l'arrêter

Tourbillon persifleur       Tourbillon fictionnel
Loin du parfum des fleurs       Rires des pucelles
Hoquetant de pleurs       Heure sans appel
Echapper à l'horreur       Trop tard : brisé les ailes

Je ne pouvais sombrer plus bas, la lumière n'existait plus. Fuir une chimère pour en trouver une autre. Bonjour ! Ne plus peser pour ne plus s'accrocher. Absent pour l'éternité, l'instant ultime était présent. Revenir au passé. Revenir au passé. A ce qui me semblait beau. Marcher une dernière fois vers cette aveuglante étoile. Celle qui depuis longtemps ne brille plus dans ma mémoire.

Et pourtant il marchait, mû d'une dernière force, soufflé d'un dernier souffle.
Une dernière révélation.
Ou simplement la première.
S'accrocher pour ne plus peser.
Pas après pas.
Marche après marche.
Chute après chute.
Se rapprocher de lui.

Si j'avais su que j'aurais encore mal...
Mal une dernière fois...
Si j'avais su que je pleurerais encore...

Tourbillon !

A quoi bon toute cette futilité alors qu'il aurait seulement suffit de savoir voir ?

 

Publié par libou à 10:24:16 dans psaum-ades | Commentaires (0) |

Saison | 13 octobre 2008

Y a des choses qui coulent de source.

Comme un rhume en cette saison :

Ca nous pend au nez.

Publié par libou à 09:35:23 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) |

Nuit des musées | 28 septembre 2008

C'était la nuit des musées hier soir. Où tous les musées restent ouverts jusqu'à 4h30. Quoique le musée d'art brut ferma à 2h. On y trouve de tout dans ces oeuvres obsessionnelles et obsédantes. Impossible de sortir indemne de là. On reçoit toujours une part de la poussée irrépressible qui explosa en la création. Et ça n'est pas souvent la sérénité. Par contre, sans doute qu'elle pouvait y contribuer.

Je trouve merveilleux à quel point l'expression d'un déséquilibre peut être ordonnée. Peut-être que la voie du milieu se trouve dans la confrontation des extrêmes. Et quand j'essaie de regarder la vie comme on regarde un tableau, je me dis que c'est forcément un fou qui mit le monde au monde. Ou un sage. Ou que la folie est ce qui se rapproche le plus de Dieu.

(tableau d'Augustin Lesage)

Publié par libou à 10:04:00 dans cot-cot-idien | Commentaires (0) |

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