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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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L'oeil d'Oedipe

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Implications | 03 novembre 2008

 

On se détermine des buts,

puis on en découvre les destinations.

Publié par libou à 10:19:28 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) |

Une main | 02 novembre 2008

Une main - est-ce la tienne ? - a essuyé la vitre.
Le chat ronronne (il n'y a plus de buée).
Je vois à nouveau mon reflet et je puis enfin me taire.
Quelqu'un d'autre plus tard parlera à ma place
quelqu'un d'autre demain se suicidera à ma place
quelqu'un d'autre à l'autre bout du monde
t'aimera à ma place.
Quelqu'un a piétiné des fleurs dans un champ voisin et nous n'en avons rien su.
Quelqu'un s'est pendu dans un arbre proche tandis que nous faisions l'amour.
Depuis combien de saisons n'avons-nous plus fait l'amour ?
Depuis combien de vies ?
Quelqu'un a accroché son chapeau à un clou.
Quelqu'un a jeté sa mainson dans une poubelle.
Quelqu'un a fui son rêve et son rêve l'a rejoint.
Je dors au fond d'un nid d'araignées velues
depuis que tu as franchi ces mers (combien de mers ?)
ces caps ces ciels ces distances qui n'abolissent rien
qui se mesurent en mots radiés de la liste des joies pures
et des tendresses nouvelles.
Qu'ai-je encore à te chercher la nuit et même en plein jour
et même en plein été
dans ce chaos d'étoiles
dans ces prismes éclatés ?
Te chercher quand il faudrait courir
courir jusqu'au bout de la nuit
jusqu'au bout du temps
Jusqu'au bout du rêve et de la raison...

Vital Bender

Publié par libou à 21:30:12 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) |

Le cauchemar prit fin | 29 octobre 2008

Le cauchemar prit fin au moment où la foudre transperça ton corps moite.
La nuit se craquelait déjà
virait au rouge
pour m'emprisonner davantage.
Une main secoua le berceau vide.
Une négresse frappa à la porte.
Un train fantôme traversa le mur en sifflant.
Je haletais comme un asthmatique
au fond d'un jardin de buées.
Tu t'éveillas en sursaut
transparente et nue
plus lointaine qu'une île
plus forte qu'un cyclone.
Tu te mis à rire en refaisant tes tresses.
Je n'existais plus.
La négresse insistait.
La porte finit par se fendre.
Il n'y avait personne.
La lune était pâle.
Le berceau grinçait doucement.
Qui vint alors ?
Car on entendait des pas
derrière la porte close.
J'étais au supplice.
Il neigeait.
La lune et mon rêve se confondaient encore
dans une confusion tintante.
Nous n'existions plus.
Puis je t'ai entendue sourire
dans la pénombre
où il n'y avait peut-être aussi des visages
des bleuissements de seins
des oiseaux captifs
des candélabres disloqués.
Tout était blanc.
J'ai fait ce qu'il fallait faire :
je me suis rendormi sans toi.
Tu as poursuivi ta route
traversé le cimetière
dévalé la pente
jusqu'à la saison nouvelle.
Le berceau est toujours vide.
La lune...
La négresse a un grain de beauté sur la fesse gauche.
Le jardin est à l'abandon.
Qu'es-tu devenue ?
Les mimosas et les herbes folles...
Le banc vieux.
La négresse a des seins pubescents.
Le cauchemar recommence chaque matin.

Vital Bender

Publié par libou à 08:40:18 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) |

Contradiction | 28 octobre 2008

 

Qui n'a jamais rien perdu ne peut savoir qu'en définitive on ne perd jamais rien.

Publié par libou à 10:20:10 dans Pets dans l'eau | Commentaires (5) |

jodorowsky, si j'ose ecrire | 25 octobre 2008

Publié par libou à 12:58:22 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) |

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