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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Aujourd'hui l'on se marie... | 07 juillet 2007

Eh oui. 7 du 7 07. Aucun James de la terre ne pouvait manquer ce bond dans le conjugal. Et j'en connais un sacré de James qui a succombé à l'originale tentation de convoler en ce jour.

Me réjouis de les voir les tourtereaux apprêtés comme des hymens en fleur.

Mais comme il se doit, il me fallait bien prévoir un petit épithalame pour la circonstance. Qui ne soit ni trop long ni trop court. Le genre de truc modulable à souhait. Selon le concept du "Et moi je connais une chanson qui va vous emmerder ! Et moi je connais..." A adapter en fonction des différentes propositions. D'où le secours de mon bon vieux carnet :

Une larme sur une feuille

La feuille sous une tête

La tête dans la lune

La lune dans le ciel

Le ciel dans la nuit

La nuit dans une larme

...

Comme ça suis sûr que je vais gagner !

(Evidemment vous avez bien compris que ce post ne vise qu'à apaiser les esprits pour une nécessaire trêve de fin de semaine. Bon salut ! Faut que j'aille majorer.)

Publié par libou à 10:12:27 dans carnet d'autrefois | Commentaires (5) |

Dans l'assiette de ma mère (1) | 06 juillet 2007

La nourriture est une expression très étrange et non des moindres dans la relation mère-enfant. Et qui se construit jour après jour, patiemment, au fil des années. Pierre après pierre. Pour prendre ces aspects de forteresse intouchable, imprenable, pouvant abriter quelque prince charmant.

Et sans doute occupe-t-elle une place tout aussi abstraite et brumeuse que celles des contes séculaires dans les méandres de notre inconscient. Parce qu'elle va chercher très loin ses fondations. Dans ces instants insouciants bercés aux vagues placentaires où déjà par le lien ombilical la mère officiait à sa tâche alimentaire.

Dans la phase d'émancipation adolescente, c'est d'ailleurs l'aspect qui souvent reste intouché le plus longtemps. Du moins chez les garçons. On se bat pour sortir plus tard, avec qui on veut, habillé comme on veut... Mais durant toutes ces crises libertaires nous mangeons toujours les plats de maman. Annulant ainsi nos efforts d'indépendance en garantissant à la mère, à défaut des insignifiants pets externes, sa mainmise sur le cycle interne et intime. La mère qui peut, avec condescendance, observer les vaines gesticulations de sa progéniture tout en concoctant plats et potions. Rappelez-vous cet humour douteux qui mettait en scène le mari qui, goûtant aux mets de sa femme, regrettait ceux de sa mère. Servage accompli en bonne et due forme. Femmes, prenez vos marmites à votre cou et fuyez aussitôt cet homme-là ! :-)

La situation semble sensiblement différente chez les filles qui connaissent un nombre plus considérable de cas d'anorexie. Volonté de trouver sa place de femme et de mère en rejetant ce gavage identitaire ? Pour mieux gaver à son tour ? De qui on s'est construit avec peine ?

En fait l'anorexie n'a peut-être rien à voir avec une identification aux canons de beauté, mais juste à une désidentification à la mère.

Car dans l'assiette de sa mère il y a avant tout sa mère. Comme au temps nombriliste c'est d'elles-mêmes que nos mères nous nourrissent. C'est le maintien des traditions, de la famille, qu'elles nous servent à table.

Nous nous croyons généreusement nourris alors que nous sommes mangés.

Nous avions dévotement cru au prince charmant pour constater, effarés, que, comme dans les contes, un château pouvait aussi bien cacher un ogre.

Publié par libou à 00:11:25 dans cot-cot-idien | Commentaires (13) |

Poumpoumpidou | 04 juillet 2007

 

Pourquoi devrions-nous craindre les échecs ?

La lumière n'est jamais aussi vive qu'à la sortie de l'obscurité.

Si on en sort...

...

 

Publié par libou à 23:39:46 dans Pets dans l'eau | Commentaires (4) |

Le cercle des grecs disparus | 03 juillet 2007

Dans l'Antiquité on pensait pour se divertir.

Aujourd'hui, on se divertit pour ne plus penser.

Les temps changent...

Publié par libou à 11:48:07 dans carnet d'autrefois | Commentaires (13) |

urfisme | 02 juillet 2007

Il est temps de signaler un fait majeur dans le monde du blog :

Maximilien Urfer y a fait son entrée. Auto-formé aux écoles d'art de Sierre en Suisse et de Caen, il partage son temps de travail entre dessin, vidéo et peinture. Ses productions plus officielles se trouvent sur son site personnel. Son blog est plutôt une proposition quotidienne dosée. La cuillère vitaminée du matin.

C'est vrai que je parle souvent de lui. Donc c'est sans doute difficile pour moi d'être tout à fait objectif quant à ses qualités d'artiste. D'autant que ma culture du sujet est totalement limitée à une approche extérieure. Je ne saurais pas obtenir un violet digeste ou même tenir un pinceau. Et la seule oeuvre d'art que je possède et que je peux observer à loisir est justement un tableau de Maximilien. Celui que vous avez reproduit en photo au-dessus de mon blabla.

On pourrait douter de la pertinence d'une oeuvre d'art chez soi. Le genre de truc aussi inutile que le théâtre par exemple. Et pourtant. Le nombre d'heures que j'ai pu laisser glisser mes yeux sur ces coulures, sur ces formes et ces mouvements. Ce tableau juste posé en face de mon lit et qui m'accueille à chaque réveil est une véritable nourriture. La méditation imposée de soi avant son entrée dans le monde. Et qui te remplit. Qui te rend aussi heureux qu'un coucher de soleil.

Vivement une fortune colossale à disposition de mes phalanges ! (Parce que c'est quand même un peu plus cher que le théâtre malheureusement.) Et je vous certifie que grâce à Max ce tableau n'est pas le dernier.

 

Publié par libou à 12:08:26 dans cot-cot-idien | Commentaires (5) |

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