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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Maudit blues | 12 juillet 2007

 

C'est vrai que des fois quand on y pense un peu comme ça entre deux pensées sensées et sérieuses ; de ces pensées qui refont le monde, pas de ces autres furtives et traîtresses qui interrompent le flux des pensées contrôlées. Et bien quand par mégarde on se laisse aller à ces pensées insidieuses et malignes on pourrait presque trouver que c'est chouette d'être amoureux.

Se retrouver dans une rue bondée à repousser les immeubles de chaque côté et la voir tout là-bas, en face, et qu'elle me verrait aussi, et qu'on se reconnaîtrait, et qu'on courrait l'un vers l'autre, bras ouverts, et lèvres en feu, pour les refermer l'un sur l'autre, pour les coller l'une à l'autre. Et que c'est vraiment moi pour de vrai et pas l'autre peut-être même plus beau juste derrière. Non que c'est vraiment moi et elle pour de vrai.

Ou alors que sans attendre personne et sans savoir pourquoi, me retrouverais dans une gare perdue dans l'irréel, et que du train unique elle serait seule à sortir, avec sa valise en carton et sa robe en crinoline et qui dirait : "Si je me suis trompée d'époque c'était pour ne pas me tromper de toi."

Ou encore que là, au centre d'une foule de cent cinquante mille fans agglutinés à scander les paroles de mon dernier tube, il n'y aurait soudain plus que ses yeux et que poserais ma guitare (sans même la casser comme à cette habitude qui m'a rendu célèbre), parce que plus rien n'aurait d'importance et que je sauterais sur mon tapis volant pour l'emporter dans mon château juste là, sous le tropique du cancer.

Ou même, sur une plage infinie, en totale solitude, sentir des doigts se glisser dans ma main. Et sans même avoir à tourner la tête, savoir que c'est elle et qu'on pourra courir en faisant fi des tessons ou des araignées de mer ou des méduses. Courir dans les vagues et rire, rire, rire. Jusqu'à la lune qui rirait aussi forcément devant tant de justesse et de bonheur...

Ou tout simplement s'asseoir dans un cosmos étoilé, en tailleur, mains dessus mains dessous et galaxies mêlées, sans temps, sans raison, sans rêves, sans soi, sans elle, sans moi. Seulement Tout. Seulement l'Amour.

Et bien quand entre deux pensées sensées on pense à ça. Ca veut dire qu'il est temps de cesser de penser et d'aller faire un brin de vélo. Avec une selle bien dure et beaucoup de montée.

Publié par libou à 15:25:26 dans cot-cot-idien | Commentaires (9) |

On a sonné ? | 11 juillet 2007

 

Oulala... Ca ne va plus du tout !

Voilà que mon blog tourne en une authentique psychanalyse. Que ce soient les aventures culinaires du microcosme Emery ou les lamentations égarées de la psaum-ade... Les premières s'enlisent dans les macérations indigestes d'outre moi tandis que les autres s'égarent dans les prétentions d'un aspirant homme, perclus de culpabilité, et déchiré entre un idéal imbécile et une nature jugée honteuse : Les délires flagellatoires d'un jeune con qui ne parvient pas à assumer la maturation énergique de sa petite "prune".

Ce que je me vois en droit d'appeler le romantisme touche-pipi.

Non il est temps de faire table rase de tout cela sans quoi nous friserions l'indigestion et de crier Yipiyipihea à nos célestes observateurs.

 

Evidemment je n'en ferai rien mais vous laisserai par contre la joie de goûter aux précédents et futurs psaum-adies sous ce superbe et salvateur éclairage jaune... pipi.

Publié par libou à 16:19:28 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) |

Dans l'assiette de ma mère (2) | 10 juillet 2007

Et voilà, le scandale est "consommé". Dans les deux sens. Dans ma révolte intestine dégurgitée par l'intermédiaire de ce blog et dans la mise en pratique du régime pourtant banal que je voulais m'imposer. (Régime à base de riz complet : Curiosité de voir l'implication sur ma digestion de l'éradication des produits laitiers, viandes, féculents, et gluten...) Banal mais à l'origine d'un séisme d'une violence à affoler l'échelle de l'équilibre de notre cohabitation, à ma mère et moi.

Bien sûr, comme je ne doute pas que de telles éruptions trouvent la flamme de leur ébullition dans les profondeurs inconscientes, je serais surpris que ma volonté de rupture de ce rituel alimentaire n'ait pas des fondements tout aussi profonds et inconscients. Aurais-je trouvé une espèce de lumière dans le premier volet de l'aventure ? Sur moi sans aucun doute...

En tout cas, ce qui se passe ces jours est très intrigant quoique très perturbant et au-delà de mon limité raisonnable. Ma mère prend les attitudes d'un animal traqué ayant tous les symptômes de l'intranquillité, répétant inlassablement des "c'est nul ! ça vaut rien ! j'ai tout essayé ces trucs moi ! je te laisse faire puisque t'as envie mais en tout cas c'est ridicule !" Et la cerise sur le gâteau : "Voilà, on ne mange plus la même chose."

Puis-je y lire une frustration cannibale, la mise en péril de sa propre identité dans cette perturbation du mode de transmission ou dois-je y voir la mise en danger de son utilité, de sa raison d'être encore au monde, de cette nécessité de servir encore à quelque chose à l'âge avancé que devient le sien ? En tout cas, il ne fait aucun doute qu'une telle réaction prend ses racines dans le terreau des peurs englouties.

Exactement dans le même terreau où mes racines trouvent leur expression par cette crainte de la grande phagocytose. Et qui s'est vue nourrie par ce retour quelque peu contraint au bercail (au berceau ?). Environnement où je ne peux nier l'influence de ma mère, l'omniprésence de ma mère, l'étouffante contrainte de la matrice (dont le rôle premier n'est-il pas de mouler ?). Je me retrouve à l'âge des prises de risque dans le confort épais et bourgeois du liquide amniotique. Dans l'attente de la naissance. Tout comme il y a 34 ans. A attendre tant et si bien qu'il a fallu qu'on vienne me chercher...

Publié par libou à 16:49:12 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) |

Démangeaison | 09 juillet 2007

Peut-être que ce qu'on appelle Amour n'est qu'un désir sublimé..?

Publié par libou à 14:31:08 dans carnet d'autrefois | Commentaires (6) |

Psaume IV | 08 juillet 2007

Dimanche de courbatures comme témoignage de l'excellente journée passée hier. Mathieu était le premier de mes amis Amis à se marier. Et c'était une fort belle convolée. Déjà eux étaient magnifiques...

Justes et touchants.

Je vais donc profiter de ma phase de récupération pour replonger en 1994 à la rencontre de mes psaumes.

"Pourquoi est-il si difficile d'avoir la foi ? Un simple mot qui induit une indubitable croyance. Souviens-toi, apôtre Thomas quand enfants nous te méprisions presque lorsque l'histoire de ton incrédulité nous était rapportée. Nous ne comprenions pas que tu aies pu douter, toi, disciple de Jésus. "Cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi." Si simple, deux lignes, une parole, une parmi celles qui constituent le Livre. Une seule, si simple et si contradictoire. Une seule mais de laquelle toutes les autres dépendent. Comment respecter les préceptes d'un être fabuleux ? Même si on T'admet une autorité vindicative, comment craindre une personne à laquelle nous ne croyons pas ? Et moi, suis-je un homme de foi ?"

Publié par libou à 19:22:18 dans psaum-ades | Commentaires (7) |

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