Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Part de nuit, part de rêve... Part de toi. Qui m'est due et que je revendique. Comme je revendique la poussière. L'enfer... Ou le paradis recomposé pour tes beaux yeux. Toute la douleur humaine concentrée en une seule secousse. Le cycle des départs, des retours. La tendre frénésie des heures qui gouttent, qui n'achèveront jamais leur chute (à quoi bon ?). Si tu te manifestes, la saison se retrousse comme une vieille peau et je me transforme en chouette que l'on clouera au-dessus d'un porche usé par tant de pas humains que...(je ne sais plus...) Part de raison ou de déraison. Part de folie douce entre ces murs dont j'ai perdu conscience. Démon ! Oh magie des rubans qui s'enroulent autour de tes cuisses entrouvertes là-bas... magie des longs serpents de lune qui se déroulent de ton pubis aux étoiles... J'ai faim ! Ma bouche tète un sein de morte sur une grève couverte de petits poissons. Tout ce qui appartient à ce corps me nourrit et me nourrira ma vie durant jusqu'à ce que je devienne moi-même aussi raide que ce crustacé sur le sable ardent à travers les rétines de la mort. Qu'est-ce que cette garce de vie nous apporte sinon cette fièvre, sinon cet état grumeleux de cette vie passagère à la Vie rompant avec ce cycle des retours et des non-retours et des saisons fanées et des bruines, oh saisons dont je ne puis parler sans un pincement au coeur, oh visages condamnés à s'éteindre comme des lucioles dans cette part de jour que je n'ai jamais songé à revendiquer (mais qu'est-ce que vivre ?) quand je vois tant de corps se lever et poursuivre leur pérégrination coûte que coûte... quand toutes ces morts se refermeront comme des huîtres sur des perles plus incertaines que l'essence même de nos vies et de nos morts successives... Je me retourne. Tu es là. Faite de jour et de nuit. Faite de vies et de morts acquises et revendiquées. Rien ne change. Rien n'est immuable. J'ai appris à te regarder sans baisser les yeux. Part d'enfance et de source. Part de moi-même plus précieuse que ma propre vie...
Vital Bender
Publié par libou à 23:31:50 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
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