Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Parfois des chansons qu'on entend tous les jours et qui passent sans qu'on veuille les affubler d'un particulier s'imposent tout à coup différemment. Elles se trouvent l'ornement d'une paire de guillemets.
Un fond qu'on trouvait insistant nous voyage soudain l'émotion. Une mélodie écoeurante comme des céréales au vin blanc nous surprend en accompagnement, le menton frondeur et un collier de dents dégagé de leurs lèvres. Pire même : avec l'idée que les infranchissables montagnes de la vie ont l'aspect d'inoffensives collines.
Ou plutôt il est des jours où on a laissé son costume de chair au pied du lit. Où on a l'âme à vif. Où pas plus tard que trop tard on a laissé notre résistance en miettes sur la moquette. La mienne je l'ai laissée sur celle du cinéma où je vis projeté le film cité en titre. La dernière fois qu'un truc pareil m'était arrivé c'était devant Gomorra. Le problème c'est qu'on ne s'en rend pas compte tout de suite. Ça nous travaille en douceur, en toute discrétion. C'est plus tard, avec des comportements comme celui décrit plus haut, qu'on réalise l'ampleur de l'impact.
Ce film est une merveille de sobriété. Ce qui est le comble du paradoxe pour un film qui parle d'alcoolisme. Le rôle principal est d'éloquente justesse mais ce serait faire préjudice aux autres que de le nommer tant tout le monde sert ses personnages avec finesse.
J'ai eu une fine trouille dans une des premières scènes quand le héros qui pénétrait dans le centre de désintoxication croisa une jeune fille. Cette scène m'alarma d'une odeur d'eau de rose à venir. Heureusement il n'en fut rien. La jeune fille revint bien mais... shht ne livrons aucun des multiples filons de l'objet.
Puisque c'est avant tout un film sur la blessure. Sur l'être humain. L'être en vie. Sur les moyens qu'on met en place pour étouffer ce spleen, là, tout au fond. Comme un corps étranger que nous aurions si bien recouvert de "bonne" terre et que nous aurions fini par oublier. Mais qui nous pourrirait de l'intérieur, corromprait cette pourtant si "bonne" terre. Pour qu'elle ne garde du mal qu'une souillure qui aurait perdu son nom.
Il y a bien les caméras à l'épaule utilisés pour les flash back éthylés qui auraient pu m'impatienter mais pour un film comme celui-là j'aurais passé bien pire.
Publié par libou à 21:38:29 dans cinémoi | Commentaires (10) | Permaliens
19-11-2009 00:15
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13-11-2009 00:51
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13-10-2009 14:44
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