Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Pour l'instant la tente tient l'eau mais si ça continue avec cette violence j'ai des doutes. Il est 09h15 et le troisième orage éclate. Ma virée me paraît compromise. Suis condamné à l'attente, inquiet pour le matériel. Ça passerait du supportable à la misère totale. Quelle impuissance !
Le voilà exactement sur ma tête. Ouaouh !
10h20. Plus d'une heure de déluge et ça a tenu. Seulement c'est plutôt morose sous tente. On y est bien que couché. Et dehors tout est trempe et il fait trop froid pour tourner en rond...
Advienne que pourra. Je me lance à l'assaut du Mt-Bonvin.
Au bout de trois heures, un nouvel orage se précise à l'horizon. Je rebrousse chemin direction cabane des Violettes. L'averse se déclenche à l'instant même où je franchis le chambranle de la porte. Timing impeccable.
Je m'enquiers de la météo. Des orages sont prévus pour toute la nuit suivante avec une baisse de température et du coup une limite des chutes de neige à 1800 mètres. Je décide de dormir sur place. C'est aussi l'occasion d'un vrai repas. L'ambiance s'annonce bien différente, une famille vient de débarquer avec trois enfants en bas âge...
Les enfants n'ont pas bronché, par contre l'ennemi surprit ma vigilance à l'endroit même qui nourrit la réputation des nuits en cabane : les ronflements. Il y avait là des spécimens de la brigade d'intervention spécialement aguerris. Cela ajouté à mes insomnies chroniques depuis que je suis en montagne, la nuit me parut longue. Très longue...
Publié par libou à 21:07:27 dans Oedipe Horn | Commentaires (0) | Permaliens
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