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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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Jour I (2) | 04 août 2009

Je me mets au travail les quelques heures avant que le soleil ne se couche.
Technique physique et vocale puis outils d'interprétation pour Oedipe Roi. C'est lui qui m'a amené dans ce lieu austère et retranché. Je pensais pouvoir y trouver l'ampleur et l'âpreté qui lui manquent. Je ne me suis pas trompé.
Une fois le soleil couché, le froid est aussitôt au rendez-vous. Il vaut mieux ne pas tarder. Je vivrai ces dix jours à son rythme. Seulement mon super tout neuf sac de couchage confortable à zéro degré et viable à moins douze ne parvient pas à réchauffer mes extrémités déjà refroidies. Je frissonne une grande partie de la nuit et je suis certain qu'il fait bien plus de zéro. J'appréhende le pire en cas de baisse de température car je suis bien conscient que ça peut vraiment être bien pire. Ça m'énerve. Ce qui peut-être fait partie de leur système d'évaluation car ça me réchauffe un peu. Je suis sûr qu'ils font leurs tests sur des morphologies à la Mike Horn, laissant congelés des organismes comme le mien conditionnés sous régime tempéré tout au long de l'année.
Autre souci : mon matelas gonflable se dégonfle et me laisse au contact d'un sol glacial toutes les heures environ. (j'ai trouvé au matin du deuxième jour le responsable à quelques millimètres de l'embouchure. Irréparable évidemment.) En outre, je me suis offert quelques frayeurs splendides, dues à des animaux inconnus frayant autour de la tente. L'incongruité de ces déplacements m'a cueilli en état de demi sommeil, à cette frontière de l'inconscience, à cet abandon de la raison, à l'émergence des schémas enfantins, mythologiques, ataviques. Pulsations incontrôlables et frénétiques, celles primaires de l'instinct de survie, très efficaces car me laissant indéniablement alerte puisqu'à la limite foudroyé. Jusqu'à ce que la raison tempère un peu tout ça. Quoiqu'avec peine car les mouvements d'un objet non identifié derrière un millimètre de toile en pleine nuit et loin de tout c'est flippant. Et on a beau savoir que le diable est dans sa tête, que l'ours est honni dans les Pyrénées et que le loup préfère les chaperons rouges.

Publié par libou à 23:13:42 dans Oedipe Horn | Commentaires (0) |

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