Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Temps agréable, plutôt chaud quoique passablement couvert.
Un sac de 30kg au chargement paraît déjà lourd (enfin dans les limites de ma relativité). En course ce sont les hanches qui accusent le coup, spécialement la gauche. J'évolue lentement, marque des pauses régulières. J'ai un besoin de tout observer autour de moi, de me remplir de chaque relief. Puis une fois dans le vallon où je veux poser ma tente, il s'agit de reconnaître le lieu idéal. Après quatre heures de marche et de nombreuses évaluations, un endroit me paraît adéquat : plat, à l'abri d'éventuelles chutes de pierres, des vents nord et ouest et situé sur le versant sud, sauvage et hors des sentiers battus. En cas de pluie prolongée je crains par contre que quelques rigoles y convergent. Je ne vois rien de mieux pour l'instant et j'ai une pelle miniature et pliable pour parer à ce genre de problème.
Quand je veux m'en servir une fois la tente montée, je constate aussitôt son inefficacité. C'est un joujou inopérant sur ce genre de sol au réseau de racines ténu et épais. De plus elle ne peut se maintenir ouverte et m'a entaillé en se refermant inopinément. C'est à peine un outil à terreau.
Un ruisseau s'écoule quelques minutes plus loin. Si le soleil brille, une toilette à l'eau glaciaire à 2500m d'altitude est une expérience plutôt amusante. Par temps couvert je ne serais pas téméraire.
Le contact des éléments sur ma peau est si plaisant que je repousse le rhabillage. Ce sont des moments si rares de nos jours dans nos sociétés. Je ne dénoncerai pas notre confort ; les conditions pour qu'un tel moment soit agréable ne sont pas si souvent réunies. D'ailleurs une fois tout organisé, je réalise que j'ai oublié le feu pour mon réchaud à gaz. Je suis à deux heures de la cabane la plus proche : je connais déjà ma course de demain. ./.
Publié par libou à 21:11:54 dans Oedipe Horn | Commentaires (0) | Permaliens
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