Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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On n'écrit plus beaucoup mais on joue sans cesse. Alors laissez-vous embarquer par ce rythme le temps d'une représentation. Histoire que ce blog délaissé vous serve encore à quelque chose.
Le petit mot de la metteure en scène :
Maître d'armes en hypocrisie, Tartuffe séduit. Désirs silencieux, pieux mensonges, un feu d'artifices de sentiments feints, des affaires de coeur... des affaires ! Scandale ? Dans cette histoire, on est aveuglé, on veut sauver la face. Et sa peau.
Sous chapiteau, les acteurs jouent sans faux semblants, à vue d'oeil, à portée de main, le visage nu et la tête sous une perruque ! Musique et rap, poésie en vers, courses effrénées, farces et complicités seront de la partie...
Car finalement la comédie est au théâtre ce que le coeur est à l'amour.
Et hop les dates et les lieux :
Saint-Barthélémy, au pied de son Château le samedi 30 mai à 20h.
Aubonne, les jeudi 4 et vendredi 5 juin à 20h.
Le Sentier, Place de Gymnastique du Sentier, vendredi 12 et samedi 13 juin à 20h.
Vevey, Place Scanavin, du mercredi 17 au dimanche 21 juin à 20h sauf dimanche à 17h30.
Payerne, Verger du Collège Derrière la Tour, vendredi 26 juin à 20h.
Yverdon-les-Bains, Jardin du Théâtre Benno Besson, du mercredi 1er au samedi 4 juillet à 20h.
Lausanne, Esplanade de Montbenon, du 2 au 20 septembre, ma-me-je à 19h, ve-sa à 20h, di à 17h
Moudon, vendredi 25 et samedi 26 septembre à 20h.
Publié par libou à 00:01:18 dans puits à coq | Commentaires (2) | Permaliens
Quelqu'un vient mais il m'est difficile d'imaginer sous ce chapiteau une pensée commune. Je perçois toujours plus loin l'image du pendu que je serai. Mais je serai un pendu joyeux, me balançant sans heurt au bout d'une corde de violoncelle sous des frondaisons si denses que je serai le seul à le savoir... Le ciel coulisse avec des grincements de panneau mobile sur la route qui traverse le firmament de part en part, la voie est libre, quelqu'un me fait de grands signes là-haut, mais je ne sais que lui tirer la langue en flottant dans une sorte de coma ou de sommeil très agité. Quelqu'un viendra sur la pointe des pieds au petit jour fouiller mes poches vides et quand il me verra respirer, quand il m'entendra lui dire : "Déchire cette feuille ! brûle, brûle ce poème ! ..." il choisira sans doute une branche proche de la mienne... mais nul n'est encore apparu...
Vital Bender
Publié par libou à 23:07:32 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
Les jours se sépareront des jours par plaques blanches dans un déferlement de poussières radioactives (si cela avait lieu, nous hurlerions de joie !) Les jours se morcelleront comme de la diatomite sous les rayons laser et tout redeviendra comme avant, comme si rien n'avait jamais été différent ni essentiel, comme si nous nous étions toujours aveuglément aimés - sans nous arracher à cette terre dans laquelle peu à peu nous avions pris racine - aimés, éperdument aimés... Oh ton corps dissous, ton âme portée par ces courants ténus... non fiançailles tardives, non initiales gravées sur ces troncs entre lesquels plus personne (hormis toi et moi) ne passait plus à ces heures déjà roses que nous avions toujours crues suspectes comme nous suspections en rentrant la tête dans les épaules l'avenir quand le vent rabattait le volet que nous ne prenions plus la peine de fixer dans tes cheveux ou derrière la remise en hiver, tous ces hivers sans neige que nous traversions d'un bout à l'autre pour essayer d'atteindre cet horizon qui reculait, qui reculait avec des bondissements si imprévisibles que nous éclations de rire malgré tout. Les arbres et leur féminité prouvée, les avions et leur membre en érection à travers les moisissures de feu et les vapeurs de sodium. Mon immortelle... Regarde ! Au-delà de ma cécité usuelle, les jours et les nuits ont les mêmes terminaisons nerveuses.
Vital Bender
Publié par libou à 11:15:01 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
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