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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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L'oeil d'Oedipe

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Mais nous sommes creux | 27 février 2009

Mais nous sommes creux. Vides sur le plateau de la balance des jours. Oppressés par des sentiments qui nous obligent à entretenir des chats et des enfants malingres entre des murs contre lesquels nous nous heurtons en écumant (qui lira ce poème jusqu'au bout ?). Ceux que nous attendions se sont perdus en route et nous demeurons figés là debout sur notre centre qui se multiplie à travers la pièce avec des titubements de momies. Oh terreur oh raison oh silences éjaculatoires qui nous fécondent et nous pondons nos oeufs au bord des ruisseaux sans plus songer à ces présences spectrales que le moindre souffle réduit en fumée.

Vital Bender

Publié par libou à 10:52:50 dans Demain avant de naître | Commentaires (1) |

Prêter l'oreille | 13 février 2009

Prêter l'oreille aux confidences des saules à mi-chemin entre la rive et l'onde qui remue doucement. Enjamber la barrière et fuir oh fuir cet oeil fixe, ce regard sans paupières mais demain devient rouge et des digues infranchissables continuent de croître un peu partout : si elles pouvaient, si tu pouvais, si nous pouvions éclater (bulles de rire ou de savon...), l'enfance, les tournesols, les clairs de lune qui se composent et se décomposent à souhait sous la surface (des mers, des terres, des lieux dits), les éclaboussures de piments et de fard sur les eaux troubles dans lesquelles plus personne ne se mire, comme si la honte de visages dénaturés... Des corps sans relief errent dans un rayon délimité par des tentures diaphanes à travers lesquelles des mains de vieilles et de succubes se faufilent à la faveur d'apparentes ténèbres.
Une main se glisse entre les briques du mur et le mur s'allume comme une torche, la torche illumine le ciel, le ciel fait une embardée et s'écroule sur la tête d'un mort qui passait par là et je voudrais oh je voudrais boire à la source de ce poème, m'affaler sur la rocaille et repousser oh repousser la raison jusque dans ses derniers retranchements...

Vital Bender

Publié par libou à 19:45:21 dans Demain avant de naître | Commentaires (1) |

Je ne vois d'autre explication à ce prodige | 12 février 2009

Je ne vois d'autre explication à ce prodige qu'une tumeur qui aurait crevé soudain : bol de lait renversé, solitaire rêvant de sexe et de miroirs devant un feu qui le réchauffe à peine ou... pages déchirées d'un livre qui parlerait d'attentes vaines et de prosternations improbables dans la musique plus pure et les condensations d'heures sous la peau. Et si quelqu'un s'empresse d'achever son dimanche à coups de couteau la toile se fend et les semaines défilent toutes à la fois entre des arches croulées ou des parapets surplombant un vide composé de miettes de vies ternes et de ragots, de lamentations et de crimes. Je défie quiconque de lever le poing sur ce jour mat ! Edifier un monde nouveau parmi les bruyères et les cailloux ronds polis sur des littoraux sans retour au mépris des anciens vertiges, des anciennes peurs, des veilles consciences pleines de pus et de vers. Renvoyer l'ordre établi sous la terre et les yeux mi-clos rêver oh rêver à de longues, à de silencieuses processions d'arbres entre les roseaux.

Vital Bender

Publié par libou à 15:57:27 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) |

C'est en forgeant qu'on devient forgeron | 10 février 2009

 

C'est en baillant qu'on devient bailleur. Comment rêver encore d'une heureuse issue à cette crise ?

Publié par libou à 13:56:26 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) |

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