Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
Depuis le 08-03-2007 :
461073 visiteurs
Depuis le début du mois :
36870 visiteurs
Billets :
350 billets
<< Je ne vois d'autre explication à ce prodige | Prêter l'oreille | Mais nous sommes creux >>
Prêter l'oreille aux confidences des saules à mi-chemin entre la rive et l'onde qui remue doucement. Enjamber la barrière et fuir oh fuir cet oeil fixe, ce regard sans paupières mais demain devient rouge et des digues infranchissables continuent de croître un peu partout : si elles pouvaient, si tu pouvais, si nous pouvions éclater (bulles de rire ou de savon...), l'enfance, les tournesols, les clairs de lune qui se composent et se décomposent à souhait sous la surface (des mers, des terres, des lieux dits), les éclaboussures de piments et de fard sur les eaux troubles dans lesquelles plus personne ne se mire, comme si la honte de visages dénaturés... Des corps sans relief errent dans un rayon délimité par des tentures diaphanes à travers lesquelles des mains de vieilles et de succubes se faufilent à la faveur d'apparentes ténèbres.
Une main se glisse entre les briques du mur et le mur s'allume comme une torche, la torche illumine le ciel, le ciel fait une embardée et s'écroule sur la tête d'un mort qui passait par là et je voudrais oh je voudrais boire à la source de ce poème, m'affaler sur la rocaille et repousser oh repousser la raison jusque dans ses derniers retranchements...
Vital Bender
Publié par libou à 19:45:21 dans Demain avant de naître | Commentaires (1) | Permaliens
02-03-2009 07:49
De Agnès Sujet:
Merci..
Commentaires