Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Je pense que ça a commencé parce qu'une chose finissait.
Car tout finit même si rien ne s'arrête jamais.
C'était ainsi : ça devenait présent.
Et inversément à l'insidieuse purulence,
Je m'absentais toujours davantage.
Irrémédiablement happé, le vide m'aspira sur le chemin de l'habitude.
Je souffrais sans douleur et m'abandonnais au sens vide d'une direction sans but.
Je saisissais sans comprendre mais l'évidence me foudroya.
L'impasse brisait mes rêves, il ne restait que les abîmes
Et je m'y fondais dans une chute qui semblait ne point finir.
Tourbillon de mes sens Tourbillon de mes rêves
Et ma quête de l'essence Ciel qu'elle fut brève
Emporté dans la danse Cité où tu crèves
Où de toute évidence Tu trimes sans trève
Tourbillon de remous Tourbillon de pensées
Esclave du doux Leurre du passé
A être trop mou Tarde à aimer
Laisser tourner la roue Ne jamais l'arrêter
Tourbillon persifleur Tourbillon fictionnel
Loin du parfum des fleurs Rires des pucelles
Hoquetant de pleurs Heure sans appel
Echapper à l'horreur Trop tard : brisé les ailes
Je ne pouvais sombrer plus bas, la lumière n'existait plus. Fuir une chimère pour en trouver une autre. Bonjour ! Ne plus peser pour ne plus s'accrocher. Absent pour l'éternité, l'instant ultime était présent. Revenir au passé. Revenir au passé. A ce qui me semblait beau. Marcher une dernière fois vers cette aveuglante étoile. Celle qui depuis longtemps ne brille plus dans ma mémoire.
Et pourtant il marchait, mû d'une dernière force, soufflé d'un dernier souffle.
Une dernière révélation.
Ou simplement la première.
S'accrocher pour ne plus peser.
Pas après pas.
Marche après marche.
Chute après chute.
Se rapprocher de lui.
Si j'avais su que j'aurais encore mal...
Mal une dernière fois...
Si j'avais su que je pleurerais encore...
Tourbillon !
A quoi bon toute cette futilité alors qu'il aurait seulement suffit de savoir voir ?
Publié par libou à 10:24:16 dans psaum-ades | Commentaires (0) | Permaliens
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